Les menuiseries vitrées résistantes au feu, conçues, fournies et posées par Pyrométal, tutoieront la skyline de La Défense, à Paris. La PME vosgienne va réaliser les cloisonnements intérieurs de la tour Hekla signée Jean Nouvel. Elle joue la carte d’un fonctionnement intégré en faisant fabriquer ses vitrages chez sa société sœur, VD-Industry.


Les vitrages anti-incendie de la future tour Hekla à La Défense seront fournis et posés par une dynamique PME de Saint-Michel-sur-Meurthe, dans les Vosges. Pyrométal vient en effet d’être retenue par Bateg, le constructeur filiale de Vinci Construction, en vue d’équiper l’immeuble de 220 mètres de hauteur sur 48 étages, dont la silhouette dessinée par Jean Nouvel est inspirée de la forme d’un cristal. Elle avait déjà remporté le contrat des tours Duo également signées par le célèbre architecte dans le 13ème arrondissement de Paris.


Le marché des cloisonnements intérieurs de la tour Hekla occupera la PME jusqu’en 2022 et viendra s’ajouter à ses précédentes références dans le domaine des immeubles de grande hauteur (tours Incity à Lyon, Alto à La Défense, etc.).
Mais les 14 salariés de Pyrométal interviennent dans tous les types d’établissements recevant du public (ERP) : hôpitaux, gares, centres commerciaux, etc. Œuvrant majoritairement en région parisienne, où se situent la plupart de ses chantiers, la société a ouvert en 2020 une agence commerciale à Valenton (Val-de-Marne).

 

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Face à la concurrence venue d’Europe de l’Est, l’organisation intégrée de son activité n’est pas le moindre des atouts de ce spécialiste de la conception, fourniture et pose de menuiseries vitrées résistantes au feu. Ses vitrages, portes et fenêtres spéciales sont fabriquées par sa société sœur VD-Industry, également basée à Saint-Michel-sur-Meurthe.


Laura Ferry, la directrice marketing des deux entreprises réunies dans le giron d’un holding familial de 64 personnes (chiffre d’affaires de 10 millions d’€) rappelle les enjeux de sécurité des biens et des personnes, inhérents à ce marché de niche : « Chaque détail compte dans une menuiserie vitrée anti-incendie : le vitrage, mais également le profilé, la quincaillerie, ainsi que la méthode de pose. Dans l’hexagone, ces menuiseries doivent être capables résister 30 minutes aux flammes, le temps moyen d’intervention des pompiers étant de 17 minutes ».


Partenariat avec le plasturgiste Rehau

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L’entité industrielle du groupe vosgien a noué le 5 février dernier un partenariat commercial avec le plasturgiste Rehau. © Philippe Bohlinger



Comme la plupart de ses concurrents nationaux, le groupe est né en 2003 suite à l’avènement en France d’un nouveau règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les ERP. A l’époque, les clients du bureau d’études technique de Gabriel Ferry, président et fondateur de Pyrometal, rencontraient des difficultés à trouver des fournisseurs fiables de menuiseries vitrées anti-incendie.

D’où son idée de créer un site de fabrication de menuiseries, VD-Industry. 

Aujourd’hui, la filiale industrielle travaille pour Pyrométal, mais 80% de son activité est générée par des miroitiers, métalliers et aluminiers. Elle bénéficie d’un bureau d’études de 12 personnes qui travaillent étroitement avec le laboratoire Efectis agréé pour les tests de résistance au feu par le ministère de l’Intérieur.

 

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Cette collaboration a débouché l’an passé sur un mur-rideau anti-feu, un vitrage destiné à éviter la propagation de flammes d’un bâtiment à l’autre. Pyrometal vient également de signer, le 5 février dernier, un partenariat avec le plasturgiste Rehau en vue de commercialiser ses menuiseries en PVC anti-feu.
« A partir des années 2010, sur les grands chantiers, les entreprises de construction ont pris l’habitude de scinder les lots de menuiseries traditionnelles et les lots menuiseries anti-feu, ces derniers prenant de plus en plus d’importance. C’est pourquoi nous avons créé Pyrométal en 2012. Cela nous permettait de répondre en direct aux entreprises générales de travaux et de gagner leur confiance en mettant en avant notre équipe de poseurs », poursuit Laura Ferry.

Le groupe lit désormais son avenir au-delà des frontières hexagonales. Il se donne cinq ans pour augmenter de moitié son chiffre d’affaires en se développant notamment à l’export qui représente actuellement 10% de son activité (Bénélux, Allemagne, Suisse et Maghreb). Un challenge dans ce métier très technique et très normé où chaque pays dispose de ses propres règlementations !

 

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Qui est le groupe Fire Solution Group ?

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De gauche à droite, Sébastien Ferry, Diana Toussaint, Emmanuel Ferry, Laura Ferry, Gabriel Ferry et Olivier Schaal. © FSG


L’entreprise familiale créée en 2003 par Gabriel Ferry, avec ses fils Emmanuel et Sébastien, parachève sa transition managériale. Gabriel Ferry, président du holding FSG (Fire Solution Group) prévoit de prendre sa retraite d’ici un an. Le dirigeant a préparé le terrain ces dernières années en confiant les directions générales de Pyrométal et de VD-Industry respectivement à Olivier Schaal et Emmanuel Ferry.
Le groupe restera détenu par la famille Ferry, majoritaire, avec à ses côtés Bpifrance, groupe ILP (Institut lorrain de participation), deux cadres dirigeants, Olivier Schaal, directeur général et Diana Toussaint, directrice administrative et financière, ainsi que quatre investisseurs privés.

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