Viticulture. L’aîné se prénomme Pierre-Marie, est ingénieur agronome, mais également œnologue de formation et, dirige la pépinière viticole qui porte son nom à Charcenne (Haute-Saône). Son cadet, Henri-Xavier s’occupe du vignoble alentour (35 hectares) et teste notamment, à l’aune de cuvées expérimentales, la parfaite adaptation des plants de vigne aux désirs des viticulteurs.
En compagnie de Christophe Delbos, leur beau-frère et directeur de la production, les dirigeants rayonnent sur le monde viticole planétaire avec près de 9 millions de plants commercialisés par an et plus de 1 200 combinaisons possibles, suivant le type de vin souhaité et la nature du sol.
L’aventure de cette entreprise familiale (de 12 à 14 millions d’euros de chiffre d’affaires, jusqu’à 110 personnes avec les saisonniers) remonte à l’année 1895, en plein phylloxéra qui ravage alors tous les vignobles. Albert Guillaume, vigneron de son état, commence à faire pousser des plants de vignes et à les commercialiser auprès de confrères locaux, soucieux de reconstituer leurs arpents.
Il faut dire que nous sommes sur les terres de Gy, résidence d’été des archevêques de Besançon qui tirent à l’époque de confortables revenus de leurs vignes réputées dans toute l’Europe du Nord, grâce au rayonnement du port fluvial de Gray.
Avec Henri Guillaume à partir des années 50, l’affaire se développe et rayonne sur le Centre-Est. Puis, arrivent aux commandes ses enfants qui dans les années 80 apportent une dimension internationale à la société, au point aujourd’hui de lui offrir la place de n°1 français et de numéro trois mondial.

Un million d’euros d’investissement par an

«Nous avons même crée en 2000 une filiale au Chili et, en 2006, une autre en Californie (États-Unis) afin d’approvisionner ces marchés locaux», explique Pierre-Marie Guillaume. Les plus grands producteurs de vin se fournissent chez eux : Cheval Blanc, Margot, Rothschild, dans le Bordelais, Bollinger, en Champagne et, évidemment les Bourguignons Jadot ou encore Louis Latour, pour n’en citer que quelques-uns.
On comprend mieux pourquoi à écouter Henri-Xavier, le vinificateur maison, dont les précieux breuvages sous la dénomination vins de Pays de Franche-Comté, revendiquent pas moins de 200 distinctions et se vendent pour un tiers à l’étranger. «Notre vignoble nous sert de champ d’expérimentation sur les cépages et permet de coller ainsi parfaitement à la demande de la clientèle», indique t-il.
Déguster avec lui sur fût, soit un merlot, un pinot noir, une sélection de trousseau ou encore plusieurs cuvées de chardonnay, démontre toute l’étendue du savoir-faire. L’homme est même jusqu’à aller planter des vignes dans le sud de la Sibérie, courant 2009, et attend avec impatience de les voir donner de belles grappes.

Pour travailler ainsi le sur mesure, les pépinières Guillaume investissent un million d’euros chaque année en R&D et nouveaux équipements. «C’est très important pour répondre à des professionnels qui se dirigent de plus en plus vers une viticulture raisonnée, moins consommatrice d’eau, plus résistante aux maladies, donc plus économe en produits phytosanitaires», souligne Pierre-Marie Guillaume.

 Crédit photo: Pépinières Guillaume

 

3 commentaire(s) pour cet article
  1. Pierre-Marie Guillaumedit :

    Bonjour, Cette variété est à ce jour épuisée. Nous en regreffons pour l'an prochain. Il serait judicieux de nous contacter en octobre prochain. pm@guillaume.fr

  2. shouldit :

    Je cherche des plants de vignes en RU140 et la Victoria comme variété, Je pense que vos plants sont certifiés. C'est pour le Maroc. Merci pour votre réponse.

  3. philippe CRAIMETdit :

    Bonjour, et merci pour ce bel article qui met bien en valeur notre département. Bien cordialement

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