Le salon BE 4.0 qui se tient les 30 novembre et 1er décembre au parc des expositions de Mulhouse (Haut-Rhin) montre avant même qu’il n’ouvre ses portes que les industriels ont envie, et certainement besoin, de se retrouver dans un contexte d’affaires. 




Pour cette 5e édition, après une année blanche en 2020 réduite à une version digitale, 281 exposants ont réservé leur place au salon BE 4.0, davantage qu’en 2019 (273), dont 10 start-up de plus sur un total de 65, le tout répartis sur plus de 10.000 m2.
L’enjeu, pour les organisateurs Mulhouse Alsace Agglomération (M2A), le Conseil régional du Grand-Est et le parc des expositions de Mulhouse où il se déroule, est maintenant d’accueillir plus de visiteurs, au nombre de 4.114 en 2019.  Comme beaucoup de salons professionnels désormais, il aura un format hybride avec des événements proposés par des exposants en direct et en replay sur le site du salon.

Pour renforcer l'intérêt des industriels, les organisateurs ajoutent à la thématique de la transformation numérique de l’outil de production qui fait la singularité de ce salon, une seconde tout autant d’actualité, la décarbonation de l’industrie, et un zoom sur un problème qui s’est accéléré ces deux dernières années, la cybersécurité.


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L’événement se présente comme « un véritable salon-congrès », résume Laurent Riche, vice-président de Mulhouse Alsace Agglomération délégué à l’attractivité économique et à l’innovation. En deux jours, il concentre cinq plénières avec débats, 80 conférences, 500 rendez-vous B to B et d’originaux « ateliers numériques flash », des démonstrations de solutions en une poignée de minutes.

Le salon se veut très pratique, pour permettre aux visiteurs de trouver des solutions technologiques. Il peut se laisser guider par 9 parcours thématiques qui le conduisent de stand en stand avec des rendez-vous précis, par ex. Technologies avancées de production, Intelligence artificielle et  cyber, IoT : objets connectés et réseaux, Energies et production durable etc.


157 entreprises du Grand Est

 

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L'édition du salon BE 4.0, le salon ayant eu lieu en format digital en 2020. © Traces Ecrites


Les solutions technologiques sont proposées par 157 entreprises du Grand Est et un peu plus d’une centaine de grandes entreprises nationales et internationales ainsi que vingtaine d’écoles, laboratoires et instituts de recherche. L’aspect international affiché depuis la création du salon en raison des 760 km de frontières communes avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et la Suisse s’illustre avec la présence de 23 entreprises étrangères, dont une délégation significative d’entreprises belges.


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Le calendrier apparaît favorable pour les affaires dans le sillon du plan France Relance, analysent les organisateurs. Selon le Baromètre de la relance de l’Association des Conseils en Innovation (septembre 2021), l’industrie manufacturière en France prévoit une hausse des investissements de 10% en valeur pour faire face aux bouleversements économiques, aux changements de comportement des consommateurs et à l’évolution des business models.

La numérisation de l’outil de production, chantier lancé il y a 6 ans déjà dans le Grand Est, rappelle Boris Ravignon, vice-président de la Région Grand-Est délégué à l’économie, aux fonds européens et à la commande publique, est loin d’être achevé. 

Mais ce salon sera t-il le dernier de la série 4.0 ?
Car dans le Grand Est, la stratégie de développement économique se dirige maintenant vers l’industrie 5.0  qui n’est autre que l’industrie 4.0 augmentée de la transition écologique et d’une approche renforcée de l’homme.  Le conseil régional présentera la feuille de route da version 2 de son « le Business Act Grand Est »  le 7 décembre prochain lors du 360 Grand Est à Strasbourg.

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L’industrie dans le Grand Est en chiffres

- 2e région industrielle en France (hors Ile-de-France)
- 512 milliards d’€ en valeur ajoutée
- 20% du PIB régional
- 300. 000 emplois
- 16.500 acteurs industriels
- 6 entreprises labellisées vitrines IDF par l’AIF
- Construction automobile : 25% de la production nationale
- Principales filières : transport et logistique, automobile, aéronautique, agroalimentaire, bois, chimie, énergie, mécanique, technologies médicales, etc.

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