CONSTRUCTION/VOSGES. Le fabricant et poseur de menuiseries PVC Mercier-David à Sainte-Marguerite (Vosges) souffle ses trente bougies.

Positionné sur le moyen/haut de gamme, l’entreprise de 95 salariés revendique son approche « artisanale » pour servir une clientèle de particuliers.

Ses dirigeants n’excluent pas d’étendre leur périmètre dans le Grand-Est et le nord de la Bourgogne-Franche-Comté.

 

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Spécialisée dans le « sur-mesure », la société vosgienne n'a pas automatisé sa production plus que de raison. © Philippe Bohlinger.

 

Les commerciaux de Mercier-David vont bénéficier d’une formation peu orthodoxe à l’occasion des 30 ans de la société : une journée de coaching par un champion d’ultra-trail. Un encouragement à faire grimper les ventes de ce fabricant de menuiseries en PVC basé à Sainte-Marguerite (Vosges), dans l’agglomération de Saint-Dié.


Positionnée sur le marché du moyen/haut de gamme, la société familiale qui emploie 95 personnes a fait découvrir ses savoir-faire techniques à la presse le 23 janvier dernier. D’emblée, les codirigeants Pierre Mercier et Thierry David revendiquent leur fidélité au métier d’origine de l’entreprise : la menuiserie artisanale.

 

Il la décline sur le marché de la rénovation pour une clientèle de particuliers dans les quatre départements lorrains, le Haut-Rhin, la Haute-Saône et la Haute-Marne.

 

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Cette spécialisation dans le « sur-mesure » n’a pas conduit la société vosgienne à automatiser plus que de raison sa production. Dans les 2.000 m² d’ateliers, la découpe des profilés PVC de 6,5 mètres et leur renforcement par des inserts métalliques sont entièrement réalisés à la main.

 

« Un centre d’usinage automatisé impliquerait de revoir régulièrement les paramétrages informatiques », évalue Pierre Mercier, le président. « Dans notre cas, les menuisiers percent leurs trous selon les besoins des poseurs ». Seule concession à l’automatisation : l’étape de soudage des profilés.


Le positionnement sur le créneau du moyen/haut de gamme se traduit par une attention quasi obsessionnelle à la qualité de la quincaillerie, des joints et des carreaux. L’entreprise va d’ailleurs au-delà de la décennale pour garantir dix ans l’intégralité de ses produits.

 

Dans le détail, les ouvrants sont équipés de série d’une quincaillerie permettant leur ouverture en oscillo-battant. Le fabricant propose également une gamme équipée d’un troisième joint d’étanchéité, central, pour permettre aux mécanismes de fonctionner à l’abri des intempéries.

 

Carreaux lorrains et vitrages alsaciens

 

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Les vitrages doubles et triples proviennent de deux fournisseurs implantés dans le Grand-Est. © Philippe Bohlinger.

 

Côté carreaux, les produits sont commandés chez Caloriver à Toul (Meurthe-et-Moselle) et Interpane à Hoerdt (Bas-Rhin). Pour le triple vitrage qui représente 40% des volumes, « Interpane est en mesure de nous fournir un vitrage central ultra-clair qui améliore le facteur de transmission solaire (Sw) désormais comptabilisé dans l’attribution du crédit d’impôt », expose le président.


Imperméabilité à l’air, étanchéité à l’eau et résistance aux bourrasques de vent jusqu’à 159 Km/h, les dirigeants ont fait la démonstration des performances de leurs produits sur un prototype à deux ventaux aux mensurations inhabituelles (2,5x2m). Au gré des mises en pression et dépression, le prototype à deux ventaux aux mensurations inhabituelles (2,5x2m) subit de spectaculaires déformations.

 

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« Après les tests de déformation, si la menuiserie n’a pas repris sa forme initiale au bout d’une minute, nous considérons que les raidisseurs en ont gardé la mémoire et le produit est déclassé », souligne Christophe, l’un des deux responsables qualité.

 

Le test pour un produit dure une demi-journée, une opération reconduite tous les quinze jours, en complément des deux audits annuels commandés par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB).

 

Sans afficher des ambitions démesurées, les dirigeants n’excluent pas d’étendre leur maillage commercial constitué de deux agences dans les Vosges (Epinal, Saint-Dié et Neufchâteau) et une à Nancy. En revanche, ils n’envisagent pas de diversification sur les marchés des menuiseries bois et l’aluminium.

 

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Thierry David (à droite) et Pierre Mercier. © Philippe Bohlinger.

Qui sont Pierre Mercier et Thierry David ?


Auvergnat d’origine, Thierry David a cofondé l’entreprise en 1987 non pas avec Pierre Mercier, l’actuel président, mais avec son père, Claude Mercier.

 

Ce dernier disposait à l’époque pour tout bagage, 25 ans d’expérience comme artisan-menuisier à Saint-Dié-des-Vosges.


Ensemble, ils ont surfé sur la vague du PVC entré sur les marchés français par la fenêtre des HLM. Le nouveau tandem formé avec Pierre Mercier qui a succédé à son père en 2004, a aussi su résisté aux vents calmes.


« Nous avons maintenu notre chiffre d’affaires à 15 millions d’€ depuis 2008 grâce notamment à une diversification dans les profilés PVC de couleurs », livre Thierry David, directeur-général.

2 commentaire(s) pour cet article
  1. rose houotdit :

    Suite à mon commentaire où j'exprimais mon mécontentement lié à une infiltration d'eau aux 2 fenêtres du grenier par temps de pluie et de vent et l'intervention d'un ouvrier qui n'avait rien fait, dés le lendemain de mon commentaire sur le site, l'entreprise m'a téléphoné et m'a proposé un RVD pour régler le problème. Deux spécialistes sont venus et le problème semble résolu puisqu' aujourd'hui, par temps de grand vent et de pluie, il n'y a eu aucune infiltration et j'espère bien que cela durera. Je veux remercier l'entreprise pour son sérieux et son professionnalisme. Rose Houot

  2. Emmanuel Chevassondit :

    Bravo ! Vive les confrères menuisiers qui comme nous défendent la qualité et l'emploi local. Bon anniversaire et longue vie à cette Maison.

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