Promotion. Alors que se dessine une légère reprise des flux mondiaux de vin en volume, affecté toutefois d’une baisse de 4% de la consommation en 2009 et d’une diminution du prix au litre, l’interprofession bourguignonne (3800 domaines viticoles, 250 maisons de négoce et 23 caves coopératives) décline une nouvelle stratégie à cinq ans qui privilégie trois axes.

«Nous voulons devenir la référence mondiale des grands vins nés d’une viticulture durable», explique Michel Baldassini, président du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB).

Cet objectif ambitieux passe notamment par une montée en gamme des appellations régionales qui représentent 51% de la production globale, un peu inférieure cette année à 1,5 million d’hectolitres.

«Il faut encore accentuer nos efforts sur la qualité, mais nous avons par exemple déjà réduit à moins d’une bouteille sur cent les goûts de bouchons», souligne le président.

D’un point de vue marketing, une nouvelle appellation, baptisée «Coteaux Bourguignons», en remplacement de «Bourgogne Grand Ordinaire», devait mieux positionner ce type de vin auprès des acheteurs.

Relancer le réseau avec les voisins alsaciens et champenois

L’interprofession incite également ses adhérents à indiquer le nom Bourgogne, comme marque collective, sur toutes leurs étiquettes.

Un chargé de mission conduira un diagnostic du vignoble en matière de viticulture durable.

L’ensemble des pratiques : techniques, œnologiques, commerciales et sociales y sera analysé pour déterminer un référentiel viable, eu égard aux coûts de production relativement élevés en Bourgogne en raison d’un morcellement des surfaces d’exploitation.

En termes de promotion, l’accent est mis sur cinq pays phares : les États-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique, le Japon et la Chine, incluant Hong-Kong.

La majeure partie des dépenses de communication, soit 8,5 millions d’euros, sur un budget global de 13 millions, servira sur ces marchés à la formation des prescripteurs et aux relations presse.

Les Bourguignons, avec l’accord leurs voisins Champenois et Alsaciens, souhaitent également relancer le réseau Vignes et Vins septentrionaux, apte à créer un troisième pôle de recherche nationale sur la vigne et le vin, après celui de Bordeaux et de Montpellier.

Enfin, en liaison avec la demande d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco du vignoble de Dijon à Beaune (Côte-d’Or), ils projettent de créer un centre culturel des vins, ouvert à l’oenotourisme, autonome dans son fonctionnement et qui mariera vin et gastronomie.

L’implantation n’est pas encore arrêtée, mais devrait se situer en toute logique à Beaune (Côte-d’Or).

Crédit: BIVB, sauf avis contraire indiqué en légende des photos.

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