L’entreprise a recruté une chargée de développement clientèle pro. Aux bureaux de directions, cabinets de professionnels libéraux, entreprises ou institutions, elle offre le choix de se meubler de façon esthétique, à l’heure où les habitudes de travail et les attentes des collaborateurs et des clients évoluent.
Elle est le nouveau visage de l’entreprise. Stéphanie Toulin vient d’intégrer l’équipe d’Epokhe, où elle est chargée de la clientèle entreprises. « Nous avons toujours travaillé avec des clients professionnels, en particulier des institutions et des professions libérales, rappelle Pierre-Yves Lamblot, le gérant de la boutique dijonnaise de mobilier design. Nous avons une expertise à proposer aux entreprises, donc nous faisons le choix d’investir fortement sur cette clientèle. »
« Les éditeurs que nous sourçons ne sont pas forcément les mêmes que pour la clientèle particulière, explique Stéphanie Toulin. Certaines marques comme Cassina ont toutefois développé des collections spécifiques pour le bureau. »
La cible d'Epokhe reste les bureaux de direction des grandes entreprises, les cabinets des professionnels du droit et du chiffre, les médecins, mais aussi les PME. Avec une stratégie claire : « Nous ne sommes pas seulement des vendeurs de meubles ! Nous intervenons auprès des professionnels pour du conseil. Notre premier travail, quand nous arrivons dans une entreprise, consiste à connaître ses besoins, ceux de ses collaborateurs, de ses clients, comprendre ses projets, son positionnement, sa stratégie d’image et d’accueil… Ceci dans le but de rédiger un cahier des charges, un projet global, résume Pierre-Yves Lamblot. Nous accompagnons les professionnels dans l’agencement et l’équipement de leurs espaces de travail (design, pièces uniques, mobilier sur-mesure…), nous guidons leurs choix, de l’étude à l’installation mais nous ne sommes pas maîtres d’œuvre. »
Des marques de référence, notamment italiennes

Comme ses clients, Epokhe reste discret sur le nom de ceux qui font appel à ses services. Ils sont situés dans toute la région Bourgogne-Franche-Comté, voire plus loin ou en Suisse quand il s’agit en particulier de la fameuse marque italienne Fornasetti, dont Epokhe est l’un des deux seuls distributeurs en France. Car, depuis sa création en 1977 par Marie-Christine Grandperret, l'entreprise dijonnaise a introduit sur le marché local les créateurs les plus pointus, particulièrement les Italiens – mais on trouvera aussi dans la superbe boutique du cœur de ville,rue Verrerie, des marques espagnoles, portugaises, scandinaves, à défaut de françaises, très peu nombreuses.
Les articles proposés sont tantôt accessibles, tantôt haut-de-gamme voire élitistes. Pierre-Yves Lamblot, qui a repris l’affaire fin 2018, a conservé cette diversité de produits… et l’atmosphère tout à fait particulière qui règne sur les 400 m2 et deux niveaux du magasin. Si la période Covid a été difficile, Epokhe a retrouvé son activité d’avant-crise, avec un chiffre d’affaires compris entre 1,3 et 1,5 million d'€, dont 10 à 15 % auprès d'une clientèle professionnelle, et une équipe composée dorénavant de 5 personnes. L’arrivée de Stéphanie Toulin et le développement de l’activité pro vont entraîner quelques aménagements, avec la création, en arrière-boutique, d’un showroom spécifique.
Des meubles adaptés aux nouvelles façons de vivre l’entreprise
Le choix du mobilier dans une entreprise renvoie clairement à la question de la qualité de vie au travail, un sujet devenu majeur alors que les habitudes de travail évoluent rapidement : la tendance va à la suppression des bureaux individuels et à la création d’espaces de convivialité et de travail collaboratif. Dans le même temps, un nombre croissant de collaborateurs d'entreprises réclament aujourd’hui du télétravail. « Ces évolutions questionnent la façon d’équiper et de meubler les lieux de travail, analyse Pierre-Yves Lamblot. Elles nécessitent d’étudier de près les besoins et les contraintes de chaque entreprise. L’époque est révolue où l’on commandait 25 bureaux identiques sur catalogue, du mobilier standard sans âme. L’exigence est plus forte aussi pour le beau, et c’est une bonne chose. L’objectif est bien de redonner de l’appétence à l’entreprise. »
Le mobilier contribue aussi à donner l’image d’une entreprise attachée à l’esthétique, au confort, alors même que le design n’est pas du tout ostentatoire. « Nous avons convaincu un domaine viticole qui cherchait des chaises pour sa salle de dégustation de partir sur un modèle Le Corbusier. Rien de tape-à-l’œil. Mais les clients de ce vigneron remarquent la qualité du choix et apprécient la démarche et la sensibilité de celui qui les accueille », relate le dirigeant d'Epokhe. Un investissement un peu plus élevé que pour un mobilier standard donc, mais qui valait largement le coup.

La nouvelle responsable du développement clientèle professionnelle d'Epokhe retrouve, avec ce poste, l’univers de l’École supérieure d’art et de design d’Orléans dont elle est diplômée. Elle avait ensuite travaillé dans le secteur de la communication au sein de deux agences dijonnaises. Pierre-Yves Lamblot est lui aussi issu d’une formation artistique – à l’École Boulle. Il a travaillé à la Maison hôtelière, à Dijon, où il a, pendant une dizaine d’années, aménagé des bars et des restaurants. Après avoir lui-même géré un restaurant, il a créé une entreprise spécialisée dans les objets publicitaires. En 2008, il commence à collaborer avec la fondatrice d’Epokhe sur quelques projets, avant de reprendre l’institution dijonnaise du design dix ans plus tard.






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