ARTISANAT. La franchise de boulangeries artisanales Céréa, née à Nevers (Nièvre) en 2002, prévoit d’ouvrir cinq nouveaux points de vente par an dès 2013, dans les villes de plus de 30 000 habitants, dont un à Dijon.

Rémi Bonnot, son président et fondateur, est un personnage au parler-vrai. À ses futurs franchisés, il prévoit deux premières années très difficiles comme pour toute entreprise qui démarre.

Sa franchise - sans jeu de mots - paie. Il reçoit une demande par jour, mais opère une sélection plus que rigoureuse.

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Niveau langage, la plupart des hommes politiques feraient bien de faire un stage chez Rémi Bonnot. Le président-fondateur de Céréa, franchise de boulangeries artisanales née à Nevers (Nièvre) en 2002, ne connaît pas la langue de bois et appelle toujours un chat, un chat.

«Je ne cache pas à mes futurs franchisés toutes les difficultés d’un lancement et leur indique que pendant les deux premières années, ce sera un travail de fou (6h-20h) et peu rémunérateur ; mais avec moi, ils créent une véritable entreprise», explique t-il.

Ce Nivernais de 52 ans, ancien restaurateur, puis agent immobilier et vendeur de matériel de boulangerie avant d’ouvrir la sienne en 1998, ne veut envoyer personne au casse-pipe.

«Avant de leur expliquer mon concept de boulangerie-sandwicherie, qui marie produits frais, vente à emporter et restauration rapide, je leur demande déjà s’il dispose d’un apport personnel compris entre 100 000 et 200 000 €», indique Rémi Bonnot (*).

Parmi les nombreux candidats à l’aventure, bon nombre assurent que oui, mais parlent d’hypothéquer leur maison. «Ce n’est pas sérieux, car monter l’un de mes points de vente nécessite un investissement, hors pas de porte, compris entre 400 000 et 450 000 €, aussi faut-il être crédible dès le départ», révèle le franchiseur.

Les candidats retenus ne sont pas forcément des boulangers de métier. Céréa cible surtout des profils de gestionnaires ou de commerciaux. Une formation initiale de trois mois leur permet d'appréhender les techniques de fabrication propres à la franchise, mais aussi d'acquérir de solides connaissances en matière de management, de gestion financière et de techniques de vente.

Des process simplifiés

Chaque nouveau franchisé se voit ensuite remettre un guide de normes et de procédures de fabrication simplifiées.

La tête de réseau offre également une assistance au recrutement qui permet de dénicher de bons professionnels pour chaque magasin : vendeurs, boulangers..., et de les former dans son propre centre de formation.

Le franchiseur remet également au candidat un cahier des charges où figurent tous les éléments nécessaires à l'établissement des plans et devis descriptifs du futur magasin, tous les points de vente (de 150 à 180 m2) étant équipés de la même façon.

Alors qui trouve t-on ? Le concept repose sur la qualité et la simplicité des produits : du pain frais toute la journée (**), et non des pâtes et pâtons surgelés qui, selon l’Insee, représentent 60% des ventes de pain actuelles.

Il intègre également une  offre de snacking : sandwichs, tourtes, friands, pizzas, salades, croque-monsieur…, toute simple mais «goûteuse», sachant que le temps consacré au déjeuner n’excède pas les 40 minutes et se rapproche de la demi-heure à vitesse grand V.

Céréa compte déjà une dizaine de franchisés depuis 2002 et prévoit d’ouvrir cinq unités par an à compter de 2013. L’un d’elle s’implantera à Dijon, non loin du centre de maintenance du tramway, près de la zone industrielle sud.

L’ensemble du réseau, dont les 6 magasins que possède en propre Rémi Bonnot, réalise 10 millions d’€ de chiffre d’affaires et emploie 200 personnes.

Bon à savoir : deux-tiers des ménages français vont à la boulangerie en moyenne quatre fois par semaine et la consommation moyenne est de 136 gr de pain par jour et par personne.

(*) Cet apport intègre 30 000 € de droits d’entrée, la redevance annuelle due au franchiseur est ensuite de 4% du chiffre d’affaires HT mensuel, auquel s’ajoute 1% pour la communication et de la publicité.

(**) En 2012, l'ensemble du réseau a utilisé près de 1100 tonnes de farine pour la fabrication de ses pains et en moyenne, 2000 pains sont fabriqués chaque jour dans les points de vente Céréa.

Crédit photo : Céréa

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