SIGNALÉTIQUE. Le fabricant marocain de panneaux de signalisation implante une unité de production à Saint-Eusèbe, sur le territoire de la Communauté Urbaine Le Creusot-Montceau (Saône-et-Loire).

Il s’installe dans d’anciens ateliers du groupe Rexam pour un investissement global de 2,7 millions d’€.

Opérationnel en fin d’année, le site emploiera une quarantaine de personnes.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Certains territoires ont le vent (économique) en poupe. Et tout spécialement celui de la Communauté Urbaine Le Creusot-Montceau (Saône-et-Loire) où le travail des métaux est une seconde nature.

À preuve, le groupe marocain Delta Holding (320 millions d’€ de chiffre d’affaires, 5000 salariés) décide d’implanter pour sa filiale française Isosign une unité de fabrication de panneaux routiers et de chantier à Saint-Eusèbe.

L’industriel, coté à la bourse de Casablanca, choisit de faire revivre l’ancien site Rexam (*), vaste de 7000 m2 couverts sur un terrain de 6 hectares.

Il injecte 1,8 million d’€ dans l’acquisition d’équipements : lignes de tôlerie, de peinture de vernissage…, après avoir repris bâtiment et terrain pour 870 000 €.

L’histoire de ce rachat mérite qu’on s’y arrête. Selon nos sources, Rexam a consenti un important rabais pour favoriser l’acquisition de son ancienne usine qui employait 35 personnes, au lieu de verser directement à la communauté urbaine l’indemnité due au titre de la convention de reconversion.

Un marché en passe d’être assaini

Le plasturgiste serait même allé financièrement au-delà de son obligation légale. Gageons que les services de Jean-Claude Lagrange, président de la communauté urbaine Le Creusot-Montceau, et son agence CMD ne sont pas étrangers à cet arrangement «gagnant-gagnant».

Opérationnel en fin d’année, Isosign Saint-Eusèbe recrutera une quarantaine de personnes pour lancer son activité de production.

Le fabricant de signalétique, qui attend en 2012, 7,6 millions d’€ de chiffre d’affaires en France (**) où il commercialise déjà ses gammes depuis 2007, se positionne sur un marché en passe d’être assaini.

Plusieurs gros opérateurs du secteur se sont, en effet, vu infliger en première instance de sévères condamnations judiciaires, dont le Franc-comtois Signaux Girod, pour la pratique d’entente illicite.

Isosign possède de nombreux atouts pour se différencier.

«Nous travaillons beaucoup, auprès d’une clientèle composée de sociétés de travaux et de collectivités, sur les formes, la réduction de matière pour alléger le poids final, une mise en œuvre facile et le service», souligne Ali Adham, P-DG d’Isosign et de Delta Holding France qui la contrôle nationalement.

L’entreprise peut aussi s’appuyer sur un groupe d’appartenance solide et à l’expertise reconnu dans de nombreux domaines.

Car Delta Holding, crée en 1974 au Maroc, exerce cinq métiers : eau et environnement, infrastructures, métallurgie et mécanique, parachimie et les services. 70% de son capital sont toujours détenus par la famille fondatrice.

(*) Plasturgiste, spécialiste du bouchonnage pour la parfumerie et des boîtiers en cosmétique, notamment implanté à Simandre (Saône-et-Loire).

(**) Et une prévision de 9 millions d’€ en 2013.

Crédit photo: Isosign

Commentez !

Combien font "3 plus 1" ?