Jerôme Goux, Thomas Rousseau et Benoît Persin, repreneurs en juillet 2019 du laboratoire d’analyses industrielles Filab, réenclenchent d’importants développements et ce, au bénéfice de toutes les fonctions de l’entreprise. Notamment, la construction d’un nouveau bâtiment de 2.000 m2. Explication.

 

Filab fit partie des sociétés qui purent travailler durant l’année 2020 en raison des confinements liés à la crise sanitaire. Le laboratoire dijonnais dont l’exercice comptable se clôture fin septembre, a même fait une croissance supérieure à 17%, à 7 millions de chiffre d’affaires.
Repris  le 17 juillet 2019 par Jérôme Goux, Thomas Rousseau et Benoît Persin, le spécialiste des analyses industrielles, hors agroalimentaire, affiche de surcroît un doublement de ses effectifs avec près de 70 personnes, contre 35 en 2019.


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« Sur ces neuf premiers mois de 2021, nous atteignons 35% de croissance et risquons de finir à plus de 9 millions d’activité », indique Jérôme Goux, président de Filab. Cette insolente bonne santé ne doit rien au hasard, mais à une stratégie qui dope toutes les fonctions de l'entreprise.

Côté management, les dirigeants ont fort bien compris qu’un développement trop rapide favorise l’anonymat et risque d'avoir raison de la convivialité, du travailler ensemble, comme de la relation humaine au sein de leurs équipes. En conséquence, ils ont aménagé des zones de rencontre et de partage d’information. « Cela s'avère nécessaire d'autant que nous allons dépasser les 80 salariés sous peu car nous cherchons à embaucher des docteurs, des ingénieurs en matériaux et des techniciens à bac+5 », précise Jérôme Goux.

Des ressources techniques supplémentaires
 

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Photo de gauche : L’analyse par GPC (chromatographie par perméation de gel), couplée à des détecteurs RI ou UV, est utilisée pour caractériser certaines propriétés physico-chimiques des polymères ou des composites. Elle sépare les molécules dissoutes selon leur taille ou leur poids moléculaire.
A droite, Filab a été le premier laboratoire indépendant et privé français à acquérir cet appareil, baptisé ICP-MS/MS qui permet notamment des limites de détection plus basses et des dosages plus fins. © Filab


D’ici à deux ans, Filab aura aussi doublé de surface. Un projet de construire 2.000 m2 supplémentaires est en gestation et en cours de chiffrage. « Outre le manque de place, nous intégrons des nouvelles technologies », justifie le dirigeant.
Pour diversifier sa clientèle (un millier de clients), l'entreprise a acquis des équipements de dernier cri. En deux ans, pas moins de 2 millions d’€ y ont été consacrés, faisant de Filab l’un des mieux équipés de France pour sa taille. Un second microscope électronique à balayage est récemment venu compléter un parc machines déjà bien étoffé, de même qu’un micro infrarouge.

 

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Le plus spectaculaire de ces investissements concerne un LCQTOF et un ICP MS-MS. Que les néophytes du genre nous pardonnent... La première machine identifie des molécules inconnues et descend dans la précision pour révéler jusqu’à d’infimes quantités. Le second appareil, ultra sensible, identifie les métaux lourds, les dosent, les analysent et les qualifient de manière extrêmement  fine pour s'adresser à des secteurs comme la pharmacie et la cosmétique.

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Ce microscope électronique à balayage (MEB) qui identifie notamment la nature chimique d'un dépôt ou d'une particule, contrôle un traitement de surface, expertise les défaillances ou analyse encore la morphologie d'une poudre. © Filab


Le spectre d’analyses plus large se double de nouveaux brevets et d’une foultitude d'accréditations. Au brevet sur le " kit selvium" (rémanence saline) qui analyse le bon dosage de sel sur les autoroutes verglacées, s’en ajoutent deux autres conservés confidentiels. L'entreprise se félcite d'avoir obtenu ces accréditations en avant-première nationale, au nombre de trois qui portent sur l’analyse des dispositifs médicaux (Iso 10993-18), la caractérisation des nanoparticules et plus spécifiquement pour la pharmacie, l’identification de particules dans les vaccins.

«  Et puis, avouons-le, nous sommes aussi à l’affût d’opportunités de croissance externe », avoue radieux Jérôme Goux qui compte bien fortifier l’ADN de son laboratoire par la double compétence, scientifique et commerciale, avec des ingénieurs d’affaires anticipant les besoins des clients.


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Filab, installée dans le parc Mazen-Sully à Dijon, projette de pousser les murs. © Traces Ecrites

 

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