Un nouveau site de 2.700 m2 couverts extensible, un centre de découpe laser fibre unique en France, d’autres machines qui ont été parmi les premières sur le marché, l’entreprise de la métallurgie se dote d’un outil de travail à la hauteur de ses nouvelles ambitions. Explications en compagnie de Philippe Le Floch, le dirigeant d'UMS. Toutes les photos ont été prises à la fin du confinement.


La peinture n’est pas encore tout à fait sèche ou, tout du moins, l’expression signifie que le dernier des sites d’UMS et de sa société sœur Limp s’achève progressivement.
L’investissement s’élève à 4 millions d’€ et se décompose principalement en 2,5 millions dans un bâtiment de 2.700 m2, auxquels s’ajouteront 350 m2 supplémentaires à terme, et 1,2 million de nouveaux équipements.

 

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Implantée sur la nouvelle zone Beauregard, dans l’agglomération dijonnaise, UMS ambitionne avec ce nouvel outil un fort développement de son activité dans la découpe et le pliage de métaux, mais aussi l’assemblage de pièces, pour le compte de clients spécialisés dans la machine-outil, le machinisme agricole, le bâtiment ou encore l’architecture.
Philippe Le Floch, le gérant, n’est pas peu fier de faire visiter sa nouvelle unité scindée en trois ateliers conçus pour assurer des flux de production cohérents. « Nous avons déjà le soudage, le fraisage et le tournage, puis la découpe, le pliage et l’ébavurage et enfin le stockage et le montage », décrit le dirigeant.


Une croissance annuelle de 20%

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Sortie des pièces découpées de la laser fibre. © Traces Ecrites

C’est dans le second atelier qu’il faut s’arrêter plus longtemps pour découvrir certains équipements de dernière génération comme une ébavureuse installée en 2017, qui fut la première en France dans ce type de modèle, assure son acquéreur. Tout comme cette presse plieuse en service depuis septembre 2018. Ainsi qu'un centre de découpe laser avec ses quinze chargements pour travailler en temps masqué.

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Opération de pliage sur une presse d'ancienne génération. © Traces Ecrites

« Grâce à ce centre de découpe laser, nous allons jusqu’à huit fois plus vite qu'avec l’ancien que nous reconvertissons pour la découpe de composites, et nous consommons deux fois moins de gaz », précise Philippe Le Floch. La preuve en a été donnée durant le confinement où 7.185 serre-têtes, composants de la visière de protection maison, ont été réalisés en une passe durant 35 heures. « Nous les avons vendus à l’IUMM et ce fut un vrai test machine réussi. »

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Plus couramment, ce petit bijou de technologie découpe l’aluminium, l’acier et l’inox jusqu’à 25 mm et, beaucoup plus rare dans le métier, le cuivre, le titane et le laiton jusqu’à 10 mm. Il a d’ailleurs permis de rapatrier des productions confiées à des opérateurs turcs et allemands.
Fort de ce nouveau centre de découpe, UMS qui atteint 1,9 million d’€ d’activité avec 12 collaborateurs, dont cinq au bureau d’étude, compte améliorer sa croissance à deux chiffres de 20% par an grâce à 15% de capacité supplémentaire.

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Opération de pliage sur une presse de nouvelle génération. © Traces Ecrites

Comme autre opportunité, Philippe le Floch entend développer la société Limp, spécialisée dans les équipements de manutention du type convoyeur à bande, dont le "Mubi" fut en son temps remarqué pour la fonctionnalité d'orienter les pièces dans le sens voulu grâce à une conception intégrant des micro-billes. Quatre à cinq personnes devraient être recrutées au gré du développement des marchés.

 

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© Traces Ecrites

 

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Qui est Philippe Le Floch ?

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Philippe Le Floch en train de monter une des visières de protection qu'il a imaginé pour l'UIMM. © Traces Ecrites
Amateur de grands whiskies à dose modérée, cet homme de 59 ans s’est fait lui-même après l’obtention d’un BTS de dessinateur industriel.
Grâce au cours du soir du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), il se perfectionne et passe huit années chez feu l'entreprise Cermex – aujourd’hui intégrée dans le groupe alsacien Gebo –, réputée pour son ingénierie dans les lignes de conditionnement et ses solutions d'encaissage, de suremballage, comme de palettisation.
Souhaitant se mettre à son compte, il fonde Limp en 1998, puis UMS en 2005. Son fils Franck (34 ans) l’a rejoint en 2010 après un BTS de productique en alternance.

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Une partie de l'équipe UMS. Franck Le Floch se situe tout à gauche avec un masque blanc. © Traces Ecrites

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