La PME familiale commercialise depuis début novembre des « fruits à tartiner » qui contiennent 96% de fruits. Beyer a développé ce nouveau produit destiné aux consommateurs diabétiques ou soucieux de réduire le sucre dans leur alimentation, en partenariat avec le Centre européen d’étude du diabète de Strasbourg (CEED).


Le terme de confiture ne convient pas au nouveau produit lancé par l’entreprise Beyer située à Pfastatt, près de Mulhouse (Haut-rhin), car une confiture est généralement composée à 55% de fruits et le reste de sucre. Ici, les fruits atteignent le taux de 96%.  La nouvelle gamme a donc pris le nom de « fruits à tartiner ». 



Hormis le fruit, la recette contient seulement deux autres ingrédients : du gélifiant et du sucralose, un édulcorant qui n’influe pas sur la glycémie et « laisse une impression sucrée en bouche », précise Anthony Beyer, l’un des co-dirigeants de l’entreprise avec ses deux autres frères, Nicolas et Sullivan. Avec cette recette, le produit a obtenu un Nutri-Score A. « C’est une petite révolution dans notre métier. Les confitures traditionnelles affichent un Nutri-Score C ou D et les confitures premiers prix arborent même un D », souligne le jeune dirigeant.

 

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beyercouvercleGrâce à cette nouvelle gamme, proposée en dix fruits différents, Beyer se distingue de ses concurrents car pour le moment aucun produit de ce type n’existe dans les rayons des grandes surfaces et répond au segment de clientèle des consommateurs atteints de diabète. Le produit est d’ailleurs le résultat de deux ans de recherche et de collaboration avec le Centre européen d’étude du diabète de Strasbourg (CEED), dont le nom est imprimé sur les couvercles (photo ci-contre).

Depuis que la commercialisation a démarré le 5 novembre dernier, dans une quarantaine de supermarchés dans le Grand Est, Beyer dit n’avoir que des retours positifs. A plus long terme, cette gamme pourrait être distribuée au niveau national. La marque est déjà référencée dans les centrales d’achats nationales pour ses fruits au sirop. Mais pour les confitures, la zone de chalandise reste le grand quart nord-est de la France, jusqu’à la limite de l’Île-de-France.


L’étranger plus sensible aux problèmes des diabétiques

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Les trois frères Nicolas Beyer (à gauche), Anthony (à droite) et Sullivan Beyer (qui n'est pas sur la photo) ont pris la suite de leur père, Philippe Beyer, aujourd'hui président associé de la société avec sa soeur, Delphine. © Julie Giorgi

 

Ces nouveautés sans sucre ajouté seront aussi bientôt proposées à l’export. Les premières demandes pour ce type de produit viennent d’ailleurs de l’étranger. « Il y a cinq ans, un client implanté dans les Pays du Golfe nous a demandé une confiture sans sucre. Et d’année en année, d’autres sont parvenues des Etats-Unis, de Russie… des pays où le diabète est devenu un sujet de société. En France, 4 millions de personnes sont diabétiques, mais on en entend moins parler », observe Anthony Beyer.



Même si la demande de l’étranger existe, les premières ventes hors des frontières ne devraient pas intervenir avant quatre à six mois, car les démarches pour imposer un produit hors de l’hexagone sont longues. La marque a cependant l’avantage d’être déjà présente dans 10 pays avec ses confitures et fruits. Chez nos voisins : Allemagne, Belgique, Pays-Bas, mais aussi dans des contrées plus lointaines : Israël, Corée, Japon…

 

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L’export représente 5% du chiffre d’affaires qui devrait s’établir cette année à 7,2 millions d’€, à 70% issus de l’activité confitures. Beyer qui emploie 30 salariés, transforme environ 1.500 tonnes de fruits, en confitures et gelées pour environ 4 millions de pots, en bocaux apertisés, au sirop et coulis. Pour la moitié d’entre eux, les fruits viennent de France.

L’an prochain, face à la hausse des prix des fruits (en raison de la mauvaise météo de cet été) et des coûts de l’essence et des matières premières (bocaux en verre, couvercles en métal, cartons), la PME familiale a prévu de réactualiser ses tarifs de vente. « C’est très compliqué à gérer au niveau des prix et surtout des quantités. Nous avons commandé un stock de couvercles en métal pour tenir un an, alors qu’habituellement, nous commandons pour quatre mois. Nous n’avons jamais autant anticipé », observe Nicolas Beyer.

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Beyer réalise 70% de son chiffre d’affaires avec les confitures, le reste des fruits apertisés, en sirop et des coulis. © Julie Giorgi.
3 commentaire(s) pour cet article
  1. Maryline Garcia dit :

    Bonjour C'est très intéressant. Pouvons-nous commander par internet ? Merci

  2. RIVIER EVELYNEdit :

    ou peut on acheter ces confitures merci

  3. guy METZGERdit :

    en tant que diabétique et à la recherche de saveur différentes en confiture je voudrais savoir comment me procurer les votre;;

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