Oxycar crée une application pour gérer le covoiturage au sein des entreprises ou d’une zone industrielle. Située près de Strasbourg, elle prépare une seconde levée de fonds d’un million d’€. PapyHappy, dans l'Yonne, répertoire et évalue avec des critères fiables 11.000 établissements pour personnes âgées. La jeune pousse vient de lever 1,5 million d’€.

• Oxycar crée une application pour gérer le covoiturage des salariés des entreprises

Qui n’a jamais pesté dans les bouchons le matin pour se rendre à son travail ? Et qui n’a jamais constaté que la plupart de ces voitures agglutinées les unes aux autres sont presque vides ? C’est dans l’optique de régler ce problème que le projet d’Oxycar chemine dans la tête de trois amis d’enfance : Mathieu Gardin, Vincent Ostermann et Félix Kletti. 
C’était il y a trois ans, depuis l’idée s’est concrétisée par une création d’entreprise en novembre 2017. Aujourd’hui, Oxycar, basée à Mutzig (près de Strasbourg) emploie 6 salariés et 2 stagiaires. Elle propose aux entreprises une application permettant d’organiser le covoiturage de leurs salariés. L’application peut être paramétrée pour une seule entreprise ou pour plusieurs, situées dans la même zone industrielle.
Le principe : l’entreprise finance le coût du trajet de 30% à 100% et Oxycar récupère une marge sur cette participation. Mais l’entreprise ne paie que si ses salariés utilisent l’application. Cette solution qui facilite le covoiturage peut être mise en œuvre dans le cadre d’un plan d’action Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) ou d’un plan de mobilité (PDM). Anciennement appelé plan de déplacements d'entreprise (PDE), il est obligatoire pour les entreprises de plus de 100 salariés sur un même site depuis le 1er janvier 2018.

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L'équipe d'Oxycar avec au premier plan, de gauche à droite, les trois associés co-fondateurs : Vincent Ostermann, Mathieu Gardin et Félix Kletti. © Oxycar.

Avant chaque signature de contrat, Oxycar réalise une analyse de la mobilité dans l’entreprise. « C’est par la compréhension de la mobilité de leurs salariés que les entreprises peuvent mettre en place un plan de mobilité efficace », assure Mathieu Gardin, le président de l’entreprise. « Et souvent, lorsqu’on présente notre analyse aux responsables des ressources humaines ils nous disent : « Ah ! Je ne savais pas que les salariés venaient de si loin ! », ajoute Félix Kletti, directeur technique et gérant associé de la start-up. 
Or, le bien-être au travail est lié notamment aux questions de mobilité : un salarié qui réduira ses temps de transport sera moins fatigué.
« Nous proposons une solution gagnant-gagnant : le conducteur est indemnisé de son trajet, le salarié passager de la voiture ne paie rien, cela permet à l’entreprise de fidéliser ses salariés et de réduire leur fatigue et à l’État de réduire la pollution due au trafic automobile », explique Mathieu Gardin. Oxycar a d’ailleurs été invitée par le gouvernement aux Assises nationales de la mobilité en 2017. Et la jeune société a déjà plusieurs clients dans le Grand Est et dans le Sud Est.

 

BPALC

 

Après une première levée de fonds de 200.000 € en 2018, les trois associés en préparent une seconde d’un million d’€ qu’ils espèrent finaliser cet été. Ce financement servira à créer une équipe commerciale, marketing et communication pour démarcher les entreprises et les zones industrielles dans toute la France. 
En 2019, la start-up s’est fixé un objectif de 300.000 € de chiffre d’affaires avec 15 à 20 salariés. En 2020, l’objectif est fixé à 2 millions d’€. Oxycar souhaite rapidement s’intéresser à l’international. « Car les problèmes liés aux déplacements sont les mêmes qu’en France. Le bouchon est universel », observe Mathieu Gardin. Julie Giorgi

 

• Papyhappy ou le bon choix d’un établissement pour personnes âgées

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Les établissements pour personnes âgées sont classés par département et par ville. © Capture d'écran de Papyhappy.

L’allongement de la durée de vie n’est pas toujours facile à accepter lorsqu’il faut se résoudre à quitter son foyer et terminer ses jours dans un établissement médicalisé ou non. Il en existe 11.000 en France. Le nombre peut paraître important, mais il y a très souvent des listes d’attente. Et puis l’entourage, comme le senior concerné, veulent savoir où  mettre les pieds.
Pour la première fois, une plate-forme Internet, baptisé PapyHappy répertorie et évalue ces établissements en fonction de critères fiables : hébergement, restauration, ambiance et services proposés. La famille, les amis et la personne concernée peuvent donner un avis. Ce dernier est toujours vérifié par des clients mystères de la start-up ou des visites plus officielles, assure le fondateur.
Créée en juillet 2016 par Joachim Tavares (40 ans) et installée à Joigny (Yonne), Papyhappy va bien au-delà de la présentation d’un listing qualifié d’adresses, de déjà 3.000 établissements, en répondant à un vrai besoin de société qui n’ira qu’en s’amplifiant. Car l’équipe de treize salariés qui compose l'entreprise, dont cinq sur le terrain, apporte aussi une aide à la recherche de l’établissement adapté, fournit des conseils juridiques via un avocat, voire s’occupe de tout. « C’est l’une de nos sources de financement, la seconde étant un abonnement que peuvent souscrire ces lieux de vie pour mieux adapter et perfectionner leur offre », explique Joachim Tavares. La jeune entreprise espère à terme une dizaine de millions d’€ d’activité. Elle devrait les atteindre en maillant la carte européenne et déjà l’Espagne se profile à l’horizon avec un lancement dans le courant du premier trimestre.

 

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L’appui de Bpifrance a été précieux mais il n’est pas le seul. BFC Croissance & Innovation, fonds d’investissement de la Banque Populaire de Bourgogne - Franche-Comté a participé à une augmentation de capital à hauteur de 150.000 €. Il a entraîné à ses côtés BDR Investissement (Caisse d’Épargne de Bourgogne-France) et Groupama Paris Val de Loire. Au total, l’entreprise aura levé 1,5 million d'€. « Nous apprécions l’accompagnement global auprès des personnes âgées et des familles. Son indépendance vis-à-vis des établissements ainsi que le caractère innovant de sa plateforme comparative et collaborative sont des atouts pour se développer dans la silver économie », argumente Anthony Faurand, chargé d’investissement à BFC Croissance & Innovation. Didier Hugue

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Une partie de l'équipe PapyHappy, avec de gauche à droite en partant du haut, Boguslawa Siurek, Joachim Tavares, Véronique Cahuzat, Juliette Lefèvre, Manon Lamoureux et Morgan Le Gal. © Anthony Prosper.

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