À Strasbourg, BioRenGaz a développé un support biodégradable à base de résidus de bois ou de déchets alimentaires, véritable nid à bactéries qui améliore les performances des installations de méthanisation.


Créée en janvier 2019 à Strasbourg, BioRenGaz a développé une nouvelle technologie de méthanisation. Il s’agit d’un support de culture en résidus de bois issus du recyclage, qui fonctionne comme un filtre et permet la nidification des bactéries à l’intérieur d’un réacteur de méthanisation. Ce support biodégradable offre plusieurs avantages, décrit Jonathan Fritsch, le créateur de la start-up : la baisse des coûts de maintenance et des performances trois fois supérieures à la méthanisation classique.


La preuve du concept a été réalisée en 2019 avec RITTMO Agroenvironnement, un centre de recherche spécialisé dans les domaines de la fertilisation et de l’agroenvironnement à Colmar, dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA). Une demande de brevet français a été déposé à l’Inpi (Institut national de la propriété industrielle) en février 2019, et Jonathan Fritsch, à l’origine de l’innovation vient d’effectuer une demande de brevet international.

 

bpalc

 
Aujourd’hui, le jeune entrepreneur souhaite vendre des bioréacteurs équipés de cette nouvelle technologie aux collectivités, agriculteurs, investisseurs et industriels du traitement des déchets qui voudraient optimiser leurs performances économiques en intégrant des déchets alimentaires. Ces bioréacteurs peuvent se placer dans une installation existante ou dans une nouvelle unité de méthanisation.

biogaz
Juste avant de créer BioRenGaz en janvier 2019, Jonathan Fritsch était ingénieur chez Greenpro où il a réalisé deux installations de méthanisation et travaillé en R&D.

Co-investissement avec les collectivités et les entreprises productrices de déchets


Un pilote industriel doit voir le jour cette année dans la région Grand Est. À terme, Jonathan Fritsch souhaite faire évoluer sa société vers une activité de développement-investissement dans les technologies de production de gaz renouvelable.

« Mon idée est de proposer un modèle économique reposant sur le co-investissement entre BioRenGaz, les collectivités et/ou les entreprises productrices de déchets car il faut sécuriser les gisements de matières premières », explique-t-il. Les bénéfices des installations seraient répartis à la hauteur du co-investissement effectué. 


La valorisation privilégiée est la production de biométhane car une fois épuré, le biogaz produit du méthane qui peut être  stocké, injecté dans les réseaux de gaz naturel ou encore être utilisé comme carburant pour les véhicules.

Le marché est ouvert : la filière de la méthanisation connaît un grand développement en France et va sans doute croître davantage. Car une directive européenne impose aux états membres qu’au plus tard, le 31 décembre 2023, les biodéchets soient triés et recyclés à la source par les particuliers et les professionnels.


Après le lancement du pilote industriel, Jonathan Fritsch prévoit d’opérer une levée de fonds auprès de grands comptes afin de mener à bien la standardisation et le déploiement industriel de la technologie.

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Xavier HINDELANG dit :

    Bravo Jonathan ! C’est une technologie très intéressante pour le développement de la production de biogaz, dont nous avons tous besoin. Continue !

Commentez !

Combien font "2 plus 1" ?