SANTE. Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Dijon subit de nouvelles pertes qui le place depuis deux ans sous surveillance de l’Inspection générale des affaires sociales.

L’établissement engage un plan drastique d’économies en tentant de ne pas affecter la qualité des soins dispensés et prévoit un retour à l’équilibre fin 2013.

L’immense chantier de 300 millions d’€, qui vise à regrouper ses deux sites, explique en grande partie cette situation.

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Avec 6 millions d’€ de déficit enregistré sur son exercice 2011, le CHU de Dijon (Côte-d’Or) plombe une nouvelle fois ses comptes et cumule un total de 41 millions de pertes sur sept ans.

Cette situation préoccupante, mais «loin d’être catastrophique», selon la direction de l’établissement de soins (plus de 500 millions d’€ de budget annuel, 7003 employés, dont 1751 affectés aux soins) a conduit l’Inspection générale des affaires sociales à effectuer une mission de contrôle depuis 2 ans.

Il en ressort un nouveau plan de rigueur pour un retour à l’équilibre envisagé en 2013, avec un déficit limité à 3,7 millions en 2012.

Un vente estimée à 15 millions d’€

Parmi les mesures les plus importantes, le CHU bourguignon prévoit de diminuer, de 128 à 114 millions d’€, sa part d’investissement sur trois ans, une réduction de 90 postes cette année, le non remplacement de certains médecins et une baisse du recours aux heures supplémentaires pour les personnels non médicaux.

«Nous voulons mieux rationnaliser notre fonctionnement et augmenter si possible nos recettes», assure la direction.

Engagé dans un programme de 300 millions d’€, baptisé Bocage Central, afin de regrouper ses deux sites sur un seul, l’établissement public de santé ne cache pas qu’une partie de ses difficultés financières proviennent de cet immense chantier qui devrait en grande partie s’achever  mi-2013.

Une fois le déménagement réalisé, il pourra bénéficier du fruit de la cession de ses locaux vacants, estimé à 15 millions d’€.

«Nous avons réuni tous nos banquiers et avouons que dans cette conjoncture de restriction générale du crédit, il ne nous sera facile de solliciter de nouveaux emprunts importants», indique la direction de l’établissement, qui participe depuis deux ans au dispositif d’émission obligataire pour les CHU, à hauteur d’une dizaine de millions d’€.

Crédit photo: CHU de Dijon

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