Les équipements conçus par Pakéa permettent de fabriquer des tubes en carton ronds, mais aussi carrés.
Les équipements conçus par Pakéa permettent de fabriquer des tubes en carton ronds, mais aussi carrés.

MACHINES SPECIALES. Le fabricant alsacien de machines pour la fabrication de tubes en carton affiche une croissance annuelle de 60% et prévoit de recruter.

Très innovant, il séduit de nouveaux marchés avec ses fûts carrés très prisés de l’industrie chimique et pharmaceutique.

Exportatrice à hauteur de 97% de son activité, Pakéa souhaite mieux se faire connaître sur sa terre d’accueil et participe à l’opération « Made in Alsace » jusqu'à la fin de la semaine.

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C’est une diversification dont se félicite chaque jour le groupe NSC/Nicolas Schlumberger. Le fabricant de machines textiles haut-rhinois avait mis la main en 2000 sur son voisin Pack Industrie, spécialiste des équipements pour tubes en carton, puis cinq ans plus tard sur le concurrent de celui-ci en Champagne.

L’ensemble s’est ensuite réorganisé et s’est rebaptisé Pakéa, avec un siège à Rixheim près de Mulhouse, qui forme également le site principal regroupant 50 des 70 salariés.  La croissance a été au rendez-vous, elle affiche même un impressionnant + 60 % pour cette année qui se terminera avec un chiffre d’affaires de 16,5 millions d’€.

Pakéa prévoit une dizaine d’embauches dans les trois à quatre ans, mais a priori sans hausse d’effectifs, au titre du remplacement des partants.

La force de l’entreprise ? « Rassembler en un même endroit d’une part conception et fabrication - les bureaux d’études représentent un tiers des effectifs -, d’autre part les trois métiers de l’ingénierie mécanique, de l’électronique et de l’assemblage pour proposer des solutions totalement orientées vers les demandes spécifiques des clients », répond Pascal Buzon, le directeur général.

Si l’on entre dans le détail, l’activité originelle de machines pour la fabrication de tubes en carton, le paper converting pour les spécialistes, occupe les deux tiers du chiffre d’affaires.

Ces tubes seront utilisés en imprimerie, en supports de films plastiques, dans le textile, dans l’industrie papetière et du carton bien sûr ou par les fabricants de papier toilette.

Les équipements permettent aussi la fabrication des cornières de protection pour les meubles. Plus inattendu, ils servent dans le BTP pour le coffrage d’ouvrages comme les piles de pont.

« En comparaison de l’acier, leur légèreté et leur maniabilité procurent un gain de temps et une moindre pénibilité et l’argument du recyclage intégral séduit également les utilisateurs », souligne Pascal Buzon.

Exemple de machine fabriquée par Pakéa.
Exemple de machine fabriquée par Pakéa.

Une concurrence mondiale

On passe alors à des diamètres jusqu’à 2 mètres qui n’ont rien à voir avec la gamme classique de Pakéa pouvant descendre jusqu’à 15 centimètres. Les équipements pour la production des plus gros tubes se concentrent sur le site de Traînel, dans l’Aube.

La forme ronde n’est plus exclusive.

Dans le cadre de sa politique d’innovation suivie attentivement par l’agence régionale Alsace Innovation, Pakéa a sorti des fûts carrés très prisés de l’industrie chimique et pharmaceutique.

« C’est une vraie nouveauté sur le marché, elle vient concurrencer le polyéthylène », indique Pascal Buzon.

L’emballage forme le second axe, concentrant un tiers de l’activité. Regroupé à Rixheim, il vise principalement l’activité agroalimentaire. Il a déjà conquis les boîtes de sel Cérébos, de chocolat Ovomaltine ou de chips Pringles.

« Impliquant une adaptation des outils destinés au paper converting, le packaging a toujours existé dans l’offre, mais nous avons décidé l’an dernier de le loger dans un pôle spécifique afin de marquer la volonté de le développer », décrit Etienne Leroi, directeur général de NSC.

« Le relais de croissance est là, car le paper converting est un marché disputé entre une dizaine de concurrents dans le monde, et qui arrive à maturité », ajoute Pascal Buzon.

Quelle partie du monde Pakéa a-t-elle à conquérir ? « J’aurais tendance à répondre : l’Alsace ! », déclare Etienne Leroi.

Un peu sur le ton de la boutade, mais pas complètement : la PME réalise 97 % de son chiffre d’affaires à l’export sur les cinq continents, mais elle gagne à être connue de ses clients potentiels les plus proches géographiquement.

Pascal Buzon, à gauche, et Etienne Leroi, à droite, entourent Gilbert Stimpflin, vive-président de la CCI d'Alsace.
Pascal Buzon, à gauche, et Etienne Leroi, à droite, entourent Gilbert Stimpflin, vive-président de la CCI d'Alsace.

L’identité « Made in Alsace » participe à cette opération séduction. Pakéa l’affiche jusqu’à ce vendredi 4 octobre, à l’entrée des locaux de la CCI Sud-Alsace-Mulhouse.

Crédit photos : Christian Robischon et Pakéa

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