METALLURGIE. Jean-Jacques Augagneur, le P-DG de la société Lacanche planchera ce mardi 11 décembre à la convention d’hiver de la CGPME Côte-d’Or sur le thème : «anticiper...,  une question de survie».

Quelle bonne idée d’avoir invité celui qui, au début des années 90, a su appliquer à la lettre ce précepte en réinventant les vieux fourneaux de nos grands-mères pour en faire des appareils de cuisson au look rétro que l’on s’arrache aujourd’hui dans le monde entier.

Mieux, cet homme discret, à la voix posée et au verbe sûr, a réussi l’exploit que ses clients imaginent aujourd’hui son produit en fonction de l’espace qui l’accueille.

Les cuisinières Lacanche (*) transcendent l’univers de la cuisine et elles fêteront leurs trente ans d’existence ce jeudi 13 décembre.

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Faire que son produit se confonde avec son environnement, mieux, le transcende, c’est franchir un pas de géant vers une certaine notoriété et réussite économique.

Jean-Jacques Augagneur, P-DG de la société Lacanche (20 millions d’€ de chiffre d’affaires, 120 salariés), implantée dans le village éponyme de Côte-d’Or, réussit depuis 1992 cette gageure.

L’écouter parler des cuisinières, nous plonge dans l'univers de l'art et du plaisir de vivre, mais surtout dans celui du bel objet.

Ces fourneaux au look rétro masquent, modernisme oblige, des trésors de technologies : tables de cuisson par induction, plancha, four à chaleur variée, grill, bains marie, friteuses, brûleurs à puissances variables…

«Nous offrons à tous les cuisiniers amateurs un outil de travail digne d’un grand chef», argumente Jean-Jacques Augagneur.

Et si la France, représente le premier débouché, les gastronomes du monde entier apprécient les pianos Lacanche (7 millions d’€ de ventes à l’export).

Le fabricant est présent un peu partout dans le monde et exploite même deux filiales de commercialisation en Angleterre et en Espagne.

Une marque ancestrale

Hong-Kong, plaque tournante vers la Chine, a fait ses premières commandes. «Je reste toutefois prudent, car la cuisine asiatique ne se marie pas forcément avec nos appareils de cuisson», explique l’industriel.

Pour servir cette clientèle universelle, l’entreprise s’assure un outil de production performant. Elle a investi pas moins de 750 000 € cette année, tant dans le réaménagement de son site que dans l’acquisition de nouveau outillage (machine à découpe par jet d’eau).

Répertoriée parmi les Entreprises du Patrimoine Vivant, Lacanche est aussi une très vieille marque. Début 20ième, cuisinières et poêles estampillées Lacanche sortaient des ateliers de la société Coste-Caumartin.

Lorsqu'en 1981, André Augagneur, le père de Jean-Jacques, rachète à Valeo l'ancienne usine Coste-Caumartin de Lacanche, l'entreprise se positionne avec Ambassade de Bourgogne sur du matériel pour professionnels de la restauration.

Il faut attendre 1992 pour que son fils Jean-Jacques, qui a étudié les vieux plans des cuisinières d’antan, se lance dans ce type de fabrication qui fêtera ses trente ans après-demain 13 décembre.

Mais Lacanche est aussi un petit groupe industriel (40 millions d’€ de chiffre d’affaires, 300 personnes). Le rachat en 1996 de la société Charvet, près de Voiron (Isère), lui a ouvert les portes du marché des cuisines centrales de collectivités.

Une autre croissance externe réalisée en 2004 avec l'acquisition de l'Emaillerie Rhénane, située à Ingwiller en Alsace, permet d'intégrer dorénavant ce type particulier de finition très difficile à sous-traiter.

C'est un atout d'autant plus important que les cuisinières Lacanche cohabitent avec une autre gamme pour particuliers, baptisée «Westahl», au design plus contemporain et qui occupent une niche.

(*) De 4000 € à 10 000 € avec 21 coloris au choix.

Crédit photos : Lacanche

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Sandrine Bourgeois-Bertacchinidit :

    Encore un très bel exemple de réussite et de modèle pour nos entreprises régionales. Je souhaite un très bon anniversaire et une longue vie à Lacanche !

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