La famille de Robert Poujade, maire de Dijon de 1971 à 2001, décédé le 8 avril à l’âge de 91 ans, n’a rendu publique la nouvelle que le 14, après son inhumation dans le caveau familial maternel de Voiron, près de Grenoble. Retour sur la carrière politique de ce gaulliste qui domina la vie politique en Côte-d’Or pendant trente ans et fut le premier ministre de l’environnement. Et sur quelques traits de caractères de cet homme érudit et virtuose du discours.

Au départ, ce n’était pas un ministère à part entière mais une délégation auprès du Premier ministre Jacques Chaban Delmas, en 1971, chargée de la Protection de la nature et de l’environnement (il le devint en 1973 sous le gouvernement de Pierre Messmer). Robert Poujade,......
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2 commentaire(s) pour cet article
  1. Jean Louis ROYdit :

    Robert Poujade était un homme fort estimable. Normalien littéraire, il inaugura avec détermination un ministère de l’environnement et fut attentif à maintenir sa ville de Dijon dans son histoire. Honorer sa mémoire s’impose. Mais donner son nom à l'Auditorium (ce qu'envisage le maire actuel François Rebsamen) qu'il accepta de faire construire à la demande expresse de 300 mélomanes dijonnais me semble superflu. Car la musique n’était pas son truc, et ressusciter ainsi l’ironique « Poujadorium » serait une erreur. Après avoir résisté vingt ans à son adjoint Michel Grivelet, éminent universitaire shakespearien, qui voulait une salle de musique digne de la ville, il céda enfin à trois cents mélomanes unis pour réclamer un auditorium dédié à la musique seule. Il leur fallut dix ans pour le convaincre, dix ans de plus pour étrenner en 1998 une froide salle polyvalente, amputée du quart de son espace après de graves erreurs de construction, difficile à utiliser et trop longue. Leur déception fut noyée par une communication extravagante. Malgré ces obstacles, Laurent Joyeux en fit un opéra, réussit plusieurs saisons, et le public a suivi. Changer son nom usurpé d’« Auditorium » pourrait-il augmenter ce succès ? Donner le nom d’un grand compositeur est d’usage : Edgar Varèse, à l’enfance bourguignonne, avait été proposé, novateur audacieux devenu classique, célébré par les musiciens. Il a fait peur aux édiles. On peut trouver plus consensuel, mais jamais le nom d’un politique n’est justifié pour une salle de musique, pas plus que pour un hôpital sauf s’il a dépendu de lui, comme d’Edouard Herriot à Lyon. Georges Pompidou et François Mitterrand ont supplanté sans mérite médical nos grands médecins pour baptiser deux établissements. Nos prix Nobel auraient été dignes de cet honneur, ils attendent toujours.

  2. Pierre CHEVALIERdit :

    Un vrai grand homme politique, avec aussi son caractère comme tout un chacun. Paix à son âme.

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