Le tonnelier François Frères maintient une bonne activité sur son exercice clos au 30 avril en réalisant un chiffre d’affaires de 109,5 millions d’euros, en contraction de seulement 2,9%, et un résultat net de 15,3 millions (-12,3%).

Si sur fond de crise viticole, l’entreprise de Saint-Romain (Côte-d’Or), cotée à la bourse de Paris et numéro un mondial de son secteur, parvient à cette performance, elle le doit à sa judicieuse politique de diversification.

En se positionnant il y a trois ans sur le marché des fûts à whisky avec les reprises respectives des Écossais Speyside Cooperage et Isla Cooperage, François Frères fait une belle percée en commercialisant pour 29 millions d’unités (+6,4%).

Au point de vouloir monter une autre unité spécialement dédiée au Bourbon dans l’État du Kentucky.

L’acquisition l’an dernier de l’Américain Stavin, leader mondial des produits de boisage, lui permet aussi de limiter la baisse de ses productions purement viticole.

«Nous atteignons déjà 5 à 6% de nos ventes dans ce domaine», se félicite Jérôme François, le président du directoire.

Bonne pioche dans les deux cas. Car pendant ce temps-là, la production des tonneaux à vin diminue d’environ 10% sur un marché en baisse de 25% ces deux dernières années.

Avec 151 millions d’euros de fonds propres, un endettement qui se rétracte de 17 à 14,4 millions d’euros et pas moins de trois années de stocks de bois, François Frères peut néanmoins voir venir sereinement.

Et attendant toute opportunité de croissance externe qui passerait à sa portée.

Crédit photo : François Frères

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