Le fabricant d’éclairages urbains Chrysalis à Custines (Meurthe-et-Moselle) annonce son entrée en bourse prochaine sur le marché Euronext Access. La toute jeune entreprise de 25 salariés compte sur le marché libre pour l’aider à franchir le cap commercial, après trois années consacrées à mettre au point une gamme d’éclairages décoratifs très innovante.


Trois ans après sa création sur les cendres de 3E International, Chrysalis parie sur le marché libre pour entamer sa mue commerciale. Le fabricant d’éclairages urbains installé à Custines, au nord de Nancy, annonce son introduction en bourse sous quatre mois. Cette entrée sur le marché Euronext Access dédié aux PME, devrait donner à l’entreprise de 25 salariés les moyens de booster ses ventes en France, son principal marché. Les produits led qu’elle propose associent les parties éclairage, mais aussi crosse et mât de fixation et sont assemblés dans ses ateliers lorrains.
« Nous avons employé nos trois premiers exercices à mettre au point une large gamme d’éclairages publics décoratifs. En nous introduisant sur le marché libre, notre objectif consiste dans un premier temps à gagner en crédibilité et en notoriété », pointe Adrien Marchal, président de Chrysalis. Le dirigeant ne donne pas, pour l’instant, davantage de précisions sur les contours de l’opération préparée avec Louis Thanneberger, un spécialiste de l’introduction en bourse.


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L’exercice 2019 a permis à l’entreprise fondée en juillet 2016 d’atteindre son point d’équilibre, avec un chiffre d’affaires de 2,6 millions d’€ en progression de 41%.  Elle identifie encore d’importantes marges de croissance dans l’hexagone. « Le remplacement des éclairages publics traditionnels par des luminaires led, en partie subventionné par l’Etat dans le cadre de sa politique d’efficacité énergétique, poursuit sa croissance. En France, le marché pèse 350 millions d’€ annuels », identifie le dirigeant.
L’entreprise s’appuie sur l’expérience de la société 3E International dont elle a repris les actifs et occupe les 12.000 m² d’ateliers à Custines (Lire l'encadré). Le capital social de 1,05 million d’€ apporté à la création de la nouvelle entité a permis de remettre sur pied les produits hérités de l’ancienne entreprise en les adaptant à la technologie led. « Dans le même temps, nous avons eu la chance de pouvoir repartir d’une feuille blanche et d’imaginer une nouvelle gamme de luminaires led », analyse Adrien Marchal.


Bloc optique séparé de l’appareillage d’alimentation des leds

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Chrysalis a séparé le bloc optique led de son appareillage désormais placé en pied de mat, afin de faciliter son entretien. © Philippe Bohlinger

C’est sur le marché de niche des produits décoratifs que l’entreprise entend faire la différence. Ses systèmes d’éclairage sont conçus en bureau d’études et assemblés à Custines où sont également usinées les pièces de fonderie qui constituent l’enveloppe du bloc optique. La société a lancé un bloc unique baptisé Lolita, disponible en sept formes et dimensions différentes, mais déclinable à l’infini par l’intermédiaire d'un carrossage en aluminium, du recours à la couleur, d’adaptation du design du mât et de la crosse, etc. L’épaisseur du catalogue produits en témoigne !

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Chez Chrysalis, l’innovation est à la fois fonctionnelle et créative. La durée de vie des circuits imprimés pour l'éclairage led avoisinant 20 ans, l’entreprise a scellé le bloc optique et l’a séparé de l’appareillage d’alimentation des leds placé en pied de mât, afin de faciliter l'entretien. Elle a également imaginé un luminaire adaptable sur un mât en béton.
Sur le plan du design, Chrysalis a breveté un éclairage reproduisant de manière spectaculaire un effet « flamme ». Les 192 leds positionnées sur un octogone de cartes électroniques, à l’intérieur d’un vitrage opaque, sont programmées pour s’allumer, s’éteindre et varier en intensité.  L’effet est visuellement bluffant.

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Les systèmes d’éclairage sont conçus en bureau d’études et assemblés à Custines où sont également usinées les pièces de fonderie. © Chrysalis

 

Qui est Adrien Marchal ?

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© Philippe Bohlinger
Le jeune dirigeant a créé Chrysalis sur les cendres de 3E International, une société fondée en 1985 par Robert Marchal, son père. Cette dernière employait 200 personnes pour un chiffre d’affaires de 60 millions d’€, au plus fort de son activité.
« L’entrée d’un fonds d’investissement britannique à hauteur de 60%, a contraint mon père à céder sa société en 1999. Le repreneur a lui-même été racheté dix ans plus tard par Philips », rappelle Adrien Marchal.
Le projet de fermeture du site de Custines, finalisé en 2016, a poussé le dirigeant de 32 ans à sortir du bois et à négocier auprès du géant de l’électronique la reprise des actifs de 3E International : moyens de production, système informatique, 850 moules de fonderie et outillages, 80% des produits du catalogue.
Chrysalis a démarré avec 8 personnes dont 4 au bureau d’études. La nouvelle entreprise qui compte aujourd'hui 25 salariés est actuellement détenue à 100% par la famille Marchal.
1 commentaire(s) pour cet article
  1. Puhl didierdit :

    Bonjour, Connaissant bien la pugnacité de monsieur Adrien Marchal, j’avais une idée nette de la progression de la société de celui-ci. La preuve en est faite quelques années plus tard, la société est à nouveau devenu une propriété familiale et je ne doute pas de son évolution dans les années à venir, avec à présent une entrée sur le marcher boursier, Adrien Marchal et ses collaborateurs seront des acteurs majeurs de l’éclairage en Europe. Bravo à vous pour cette belle évolution.

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