Nivertel veut rassurer les détracteurs des ondes électromagnétiques. Celles-ci auraient un impact sur la santé pour le voisinage des stations relais de téléphonie, même à faible puissance.

Le délégataire du réseau haut-débit de la Nièvre vient de rendre publiques les mesures de champs électromagnétiques réalisées par l'Apave en avril, sur deux stations de base Wimax : La Fermeté et Coulanges-lès-Nevers équipées par deux industriels différents, Alcatel et Motorola.

Respectivement de 0,11 volts/m et 0,06 V/m, les résultats «sont largement en-dessous du seuil de 0,6 volts/mètre réclamé par les associations», commente Nivertel. Ces  mesures complètent celles réalisées au fur et à mesure du déploiement de cette technologie sans fil, sur la bande du Wimax (3,5Ghz).

En 2006, le conseil général de la Nièvre et la communauté d’agglomération de Nevers, réunies dans le syndicat mixte Niverlan, figurent parmi les premières collectivités locales à déployer un réseau public de fibres optiques de 500 kilomètres (jusqu'à 100 mégabits pour les entreprises). Sa spécificité: il utilise le support du réseau électrique moyenne tension.

Compte tenu du relief, dans le Morvan, et de la dispersion de l'habitat, même en plaine, la technologie radio Wimax complète le dispositif de dégroupage lorsque l’abonné est domicilié trop loin du central téléphonique (NRA).

Depuis, un millier de foyers nivernais sont abonnés à l'internet par le Wimax, à partir de 54 stations. Courant juin, un 4ème opérateur, le toulousain Vivéole (Auvea Ingénierie) est venu compléter l'offre sans fil.

La réalisation de l'infrastructure haut débit a été confiée à Axione et ETDE, filiales de Bouygues Construction regroupées au sein de la société Nivertel. L'investissement s'élève à 42 millions d’euros avec un financement des collectivités locales à hauteur de 25,6 millions d’euros.

Détails de l'étude de l'Apave sur www.niverlan.fr

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