OBJETS DE DÉCORATION. Distinguée en 2010 par l'Institut National de la Propriété Industrielle pour la créativité de sa nouvelle collection, l’entreprise rêve un jour de devenir le « Baccarat » de la céramique.

Mais sans la famille Terrier tout aurait pu disparaître en 1995.

Portrait d'une entreprise familiale qui régénère une longue tradition.

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En économie, la fatalité n’existe pas pour peu qu’on en ait la volonté.

Lorsqu’en 1995, Edith et Benoît Terrier reprennent à la barre du tribunal de commerce la Faïencerie de Charolles, la société fondée en 1844 par la famille Prost est exsangue.

Elle ne compte plus que 9 salariés et un site entièrement à reconstruire tellement il avait été laissé à l'abandon, en terme de bâti comme d'équipements.

Sept ans plus tard, le céramiste s’appuie sur un effectif de 24 personnes, réalise 2,4 millions d’€ de chiffre d’affaires et dispose d’un outil de production de 4000 m2 performant, avec notamment cinq fours de cuisson et des cabines d’émaillage.

Mieux, il se distingue par sa créativité au point d’obtenir en 2010 un prix décerné par l'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) pour l’ensemble de sa collection.

Cette renaissance a emprunté le chemin des objets de décoration en lieu et place des arts de la table qui fit par le passé le bonheur du fabricant. Edith conçoit toutes les collections dans un style moderne et pratique : luminaires, vases, statuettes, lampes…

Renouveler les troupes

Sa patte de designer est dorénavant reconnue en France par de grandes chaînes de ventes de mobilier comme Roche Bobois et Ligne Roset.

«Nous exportons par ailleurs 38% de notre activité et ce, malgré une concurrence de plus en plus sévère des pays de l’Est et d’Asie», souligne Emmanuel Terrier, le fils d’Edith et de Benoît, devenu président de l’entreprise.

Cette commercialisation hors frontières échoît à Emmanuelle, sa femme, car on l’aura compris, la Faïencerie de Charolles est avant tout une affaire de famille où chacun développe sa spécialité.

Dans les différents métiers de la céramique (porcelaine, poterie), la faïence s’avère difficile à travailler. Le nombre de décors et les différentes cuissons rendent difficile la production de pièces en grandes séries.

«Il faut beaucoup de doigté et bien ressentir la matière», assure le dirigeant. D’où une politique de formation sur le tas qui peut durer de un à deux ans et s’appliquera d’autant plus en 2013 que la faïencerie devra renouveler ses troupes.

«Nous allons recruter cinq personnes en raison des départs en retraite programmés», indique Emmanuel Terrier qui rêve à terme de devenir le «Baccarat» de la céramique.

Article à lire aussi dans Entreprises & Performances, 16ième édition, magazine économique commun au journal le Bien Public et au Journal de Saône-et-Loire coréalisé avec les journalistes de Traces Écrites.

Crédit photo: images fournies par la Faïencerie de Charolles

1 commentaire(s) pour cet article
  1. IDYLCLUB MME GOSSEdit :

    Je désire visiter votre site le jeudi 24 mai à 15 H à Charolles, avec un groupe environ 10 personnes. Est ce possible, si oui le prix s'il vous plait ? Cordialement Mme Gosse

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