comte

 

AGROALIMENTAIRE. Les Fromageries Marcel Petite investissent 4 millions d’€ dans l’agrandissement des caves à Comté de Granges-Narboz (Doubs).

 

Une obligation pour cet affineur qui ne cesse de se développer sur un marché en croissance régulière.

 

Il exploite également un magnifique site d'affinage dans les entrailles du fort enterré de Saint-Antoine, acquis en 1966 et situé non loin de Métabief, commune du Doubs bien connue pour les sports d’hiver .

(Crédit photo en Une : Denis Maraux).

 

Dans la famille Comté, demandez l’affineur et vous tomberez inévitablement sur Les Fromageries Marcel Petite qui commercialisent ses meules auprès d'un millier de clients, pour la plupart des boutiques indépendantes.

 

Mais avant de trouver les chemins de la commercialisation, les meules doivent passer un certain temps en cave, de 4 mois minimum pour bénéficier de l’AOP (appellation d'origine protégée) et jusqu’à 24 mois à l'attention des amateurs de produits très typés.

 

Dans cet univers de silence, à peine troublé par les robots saleurs, brosseurs et retourneurs, œuvrent les trieurs qui goûtent régulièrement et savent, à l’issue d’une longue pratique, quand le divin fromage est bon à la consommation.

 

Pareil traitement pour atteindre la meilleure qualité, fait du Comté (60 000 tonnes annuelles) un produit qui se porte très bien.

 

Le marché progresse en volume de plus de 2% chaque année, ce qui oblige la poignée d’affineurs à agrandir sans cesse leurs caves.

 

cave
A l'été 2015, Marcel Petite bénéficiera d'une capacité d'affinage de 200 000 meules. Crédit photo : JcG Photographe.

 Une capacité de 200 000 meules

 

La société Marcel Petite, présidée par Lionel Petite, n’échappe pas à la règle et injecte 4 millions d’€ sur son site de Granges-Narboz (Doubs), l’un de ses deux centres d’affinage avec le fort Saint-Antoine.

 

Cet investissement porte sur 2500 m2 supplémentaires, tout équipés en génie climatique et sera opérationnel à l’été 2015. Il permettra de loger 10 000 meules supplémentaires, ainsi que ses autres productions fromagères du terroir : Morbier, Bleu de Gex, Mont d’Or, Tome et Raclettes.

 

« Nous atteindrons ainsi une capacité globale de 200 000 meules », précise Hubert Borel, directeur général délégué de Marcel Petite (85 millions d’€ de chiffre d’affaires, 90 salariés et 7 200 tonnes commercialisées par an, dont 95% de Comté).

 

L’homme est souvent difficile à joindre pour naviguer sans cesse entre ici et le fort Saint-Antoine, véritable cathédrale à Comté. Cette ancienne friche militaire offre des conditions idéales d’hygrométrie et d’aération. Acquis en 1966, ce fort, édifié après la défaite de 1870 et enterré à 1100 mètres d’altitude, pouvait loger jusqu’à 400 hommes.

 

Ouvert à la visite touristique, il permet de mieux comprendre qu’il n’y a pas un, mais des Comtés, tant du producteur de lait au fromager qu’à l’affineur, les savoir-faire peuvent être différents.

 

Grâce à ce lieu presque unique, car existe aussi le fort des Rousses en partie propriété des Fromageries Arnaud, Marcel Petite a imaginé l’affinage lent.

 

Pas moins de 100 000 meules y vieillissent tranquillement de 10 à 20 mois.

 

borelQui est Hubert Borel ?

 

Ingénieur de formation (École supérieure d’Agriculture d’Angers) et Parisien d’origine, le directeur général délégué de Fromageries Marcel Petite depuis onze ans a eu d’autres vies professionnelles avant le Comté.

 

Il passe déjà cinq ans en chambre d’agriculture avant de rejoindre pour une période identique la culture d’oranges en Floride.

 

Son chemin le conduit ensuite une dizaine d’années dans le monde coopératif agricole, dans le Sud-Ouest tout d’abord, puis en Franche-Comté à la fédération des coopératives laitières.

 

Un sésame tout trouvé pour intégrer Marcel Petite et ne plus vouloir dorénavant quitter cette entreprise.

 

trieur
Crédit photo : JcG Photographe

 

 

Commentez !

Combien font "9 plus 7" ?