Logistique. L’acheminement des marchandises par le rail doit absolument trouver une place plus importante en France.

Souvent décrié, non sans quelques raisons valables par les chargeurs et transitaires, il propose pourtant sur de longues distances une alternative crédible et plus écologique au fret routier.

Ce que défendent aussi de leur côté les utilisateurs de la voie d’eau, soucieux de voir se réaliser plusieurs projets de canaux à grand gabarit.

Lire sur le sujet :

www.tracesecritesnews.fr/2011/01/17/saone-moselle-un-chainon-fluvial-tres-attendu/

et

www.tracesecritesnews.fr/2010/09/27/«la-voie-d’eau-est-le-mode-de-transport-le-plus-economique-et-ecologique/

L’intermodalité ou transport combiné rail-route, notamment de conteneurs, représente un marché d’avenir pour qui sait ou saura l’organiser.

Née en juin 2009 sur les décombres de l’ancienne CNC Transports, la société Naviland Cargo (*), filiale de la SNCF, tente de tirer son épingle du jeu avec sa plate-forme de fret ferroviaire de Perrigny-lès-Dijon, proche de la gare de triage de Gevrey-Chambertin (Côte-d’Or).

L’entreprise réceptionne, en provenance des ports du Havre, de Fos ou d’Anvers, des marchandises en conteneurs de 20 et 40 pieds, livrées ensuite par camions dans un rayon de 150 km ou réexpédiées par train à destination d’autres ports, avec parfois une halte au hub de Vénissieux, près de Lyon.

Une présence nationale

Pour cette seconde activité, le logisticien évite un trafic de poids-lourds d’une douzaine d’allers et retours quotidien, soit plus de 5 000 km.

Bien équipé avec un portique reconditionné pour 50 000 euros et ses trois voies ferrées de 350 mètres de long chacune, il traite environ 6 000 conteneurs par an.

L’activité progressait même ces derniers temps, avec une dizaine de wagons à l’arrivée comme au départ, avant que des grèves à répétition n’affectent les ports du Havre et de Marseille.

Naviland Cargo, présente dans de nombreuses villes portuaires et les principales agglomérations, l’est aussi dans certains centres urbains comme Dijon, bien situé sur l’axe Nord-Sud.

(*) À consulter sur le même sujet le magazine économique Entreprises et Performances, publié par le Bien Public dans son édition du 30 novembre 2010.

Crédit photo: Naviland Cargo
1 commentaire(s) pour cet article
  1. guy gillotdit :

    Il faudra une autre volonté pour prétendre réussir ce fret avec la logistique ferroviaire. Malheureusement !

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