Développement. Le fabricant d’axes de piston (*), principalement pour l’industrie automobile, renaît aujourd’hui au sein du groupe allemand UKM qui l’a repris en 2006 alors qu’il était en très mauvaise santé.

Au point d’avoir injecté 4,5 millions d’euros pour combler les pertes et permettre à l’entreprise implantée à Vieux-Charmont (Doubs) de sauver son activité et d’engager un vaste projet de croissance.

«Nous voulons développer à l’horizon 2013-2014 la technologie de traitement de surface DLC (Diamond Like Carbon) pour en revêtir nos pièces afin de réduire le coefficient de frottement», explique Anne Francony, la directrice générale.

IPM France (4,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010, exercice pour la première fois bénéficiaire depuis 8 ans, 43 salariés) s’appuiera sur l’une des quatre sociétés européennes spécialistes du genre qui lui fournira les machines et le process.

L’investissement prévisionnel s’élève à 3,5 millions, dont 2 millions pour les équipements, le solde étant consacré soit à la rénovation des ateliers, soit à la construction d’un nouveau bâtiment.

Autogestion pendant 6 mois

«Nous travaillons avec les élus du Pays de Montbéliard Agglomération pour obtenir des soutiens financiers», précise la dirigeante, ingénieure diplômée de l’Université Technologique de Belfort-Montbélaird (UTBM).

Encore connue sous son ancien nom : IP Marti, la société industrielle revient de très loin grâce à ses salariés.

Lorsque l’Américain Burgess Norton, qui l’a racheté en 2003, décide deux ans plus tard de fermer le site pour concentrer toute l’activité en Italie où il possède une filiale, les salariés réagissent.

Ils occupent leur usine pendant 63 jours, mais continuent de produire pendant les six mois du redressement judiciaire en pratiquant l’autogestion.

«Je dois reconnaître que le groupe PSA Peugeot Citroën a été impeccable en continuant de nous passer des commandes», indique Olivier Del Rizzo, l’un des plus actifs représentants du personnel à conduire la fronde sociale.

Cette pugnacité déployée à faire survivre l’entreprise a sans doute convaincu l’actuel actionnaire sur ses capacités professionnelles, notamment managériales.

Il l’a tout simplement nommé au poste de directeur opérationnel.

(*) Cette pièce permet de relier le piston à la bielle au sein de la chambre de combustion.

Crédit photo: Traces Écrites et IPM France

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