Audrey Heidinger en compagnie de Stéphane Schwartz, le nouveau responsable commercial de HEM Soultz.
Audrey Heidinger en compagnie de Stéphane Schwartz, le nouveau responsable commercial de HEM Soultz.

METALLURGIE. L'entreprise familiale, présente dans les deux départements alsaciens, investit fortement dans de nouveaux équipements et muscle sa force de vente.

Spécialisée en chaudronnerie, tôlerie, mécano-soudure et traitement de surface, HEM diversifie à marche forcée sa clientèle.

D'un statut de sous-traitant, elle est devenue co-développeur de pièces et ensembles de plus en plus complexes.

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Chez HEM, on a le sens de la famille bien trempé dans l’acier qui fabrique les tôles. Avant le M de métal, les deux premières lettres renvoient au nom des deux familles alliées Heidinger et Ebel, créatrices de la société en 1947 dans le Bas-Rhin.

Plus de soixante ans après, Fabienne Heidinger et Damien Ebel assurent la cogérance. Et Audrey Heidinger, petite-fille du cocréateur, assume la direction du site haut-rhinois de Soultz, né en 2007 de la reprise de l’activité tôlerie d’un client, Oris France.

La jeune femme conduit avec conviction le développement de l’établissement de 15 salariés. Dédiée à la tôlerie et à la mécanosoudure, l’unité de Soultz a investi  800 000 € l’an dernier.

L’enveloppe comprend l’acquisition de deux presses plieuses de 85 et 130 tonnes, et surtout d’une poinçonneuse grand format avec chargement et déchargement automatisés, qui s’inscrit pleinement dans son objectif de montée en valeur ajoutée de sa production.

Ce nouvel équipement permet la mise en forme et le découpage de pièces dans de grandes tôles d’1,5 x 3 mètres dont l’épaisseur peut aller jusqu’à 8 millimètres, pour la réalisation de taraudages, charnières, languettes, ouïes, nervures, etc.

Ces dernières années, le site avait déjà acquis une nouvelle découpe laser ou encore une table universelle.

Nouvelle plieuse qui fait partie des investissements récents de l'entreprise.
Nouvelle plieuse qui fait partie des investissements récents de l'entreprise.

45% à l'export, principalement en Allemagne

Le tout doit séduire une clientèle de plus en plus variée : « Nous avons engagé une diversification afin d’être non seulement présent dans notre débouché traditionnel du poids lourd, mais également dans les machines agricoles, les engins de chantier, le ferroviaire, la construction de machines, etc. ", explique Audrey Heidinger.

"Pour cela, nous avons exposé à des salons professionnels et recruté en 2013 un responsable commercial, Stéphane Schwartz. Nous nous positionnons auprès des constructeurs comme leur spécialiste du métal et de l’assemblage d’éléments de plus en plus complexes qui incluent de l’électronique, des pièces plastiques…

En développant des prototypes avec nos clients, nous nous donnons les moyens d’apporter des conseils sur l’optimisation des pièces, par exemple au regard de l’enjeu de l’allègement des véhicules. De sous-traitant, nous devenons ainsi des co-développeurs », assure avec force la dirigeante .

Environ 45 % des débouchés se situent à l’export, principalement en Allemagne.

Heidinger Ebel Métal, qui compte au total 50 salariés pour un chiffre d’affaires de 8 millions d’€ l’an dernier, n’en est pas à sa première évolution.

Créée pour le travail du métal pour la chaudronnerie, elle s’est lancée dans le mobilier de jardin dans les années 1980, avant de se recentrer sur la transformation de tubes (découpe laser, cintrage, évasement…) et le traitement de surface par poudrage.

Ces spécialités demeurent l’apanage du siège bas-rhinois de Hochfelden. HEM a également investi sur ce site en 2013 : elle l’a doté  d’une nouvelle cintreuse pour 300 000 €.

Crédit photos : Christian Robischon

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