Implantée au cœur de la zone industrielle et commerçante de Marsannay-la-Côte (Côte-d'Or), la société Gel Matic de distribution de machines de glace à l’italienne est aussi discrète que couronnée de succès dans ses projets. Ceux-ci sont menés sous l'impulsion de Christophe Lambert. A 56 ans, l'autodidatce commence à penser à vendre son affaire.
Gel Matic, c’est d'abord l’histoire de Christophe Lambert. Faite de travail et de bons choix d’investissement. Directeur technique chez Déco Relief à Talant près de Dijon (Côte-d'Or) pendant neuf ans, il a décidé d'en démissionner dès l'âge de 30 ans.
Il sent en lui une âme d’entrepreneur. Il commence alors par participer à des salons pour vendre ses propres moules à pâtisserie et autres douceurs tels que les personnages en pâte d’amande. « C’est sur une foire qu’un collègue m’a suggéré de vendre des machines à fabriquer de la glace parce que ‘’ tes personnages en sucre, quand il va faire 35°C, ça va fondre ’’, m’avait-il lancé », se souvient très bien Christophe Lambert. Il démarre alors l’aventure Gel Matic en 1998 en flashant sur l’entreprise italienne du même nom, basée à Bergame depuis 1972.
Chiffre d’affaires de 5 millions d’euros
« Je suis allé acheter mes machines chez eux sans même les connaître. Tout ce que je gagnais, je le réinvestissais et en 2010, Gel Matic est devenu l’importateur exclusif pour la France. Il faut dire qu'à moi seul je vendais autant de machines que tous les autres revendeurs français ! », poursuit le dirigeant. Celui-ci a ainsi installé à Marsannay-la-Côte sa société qui compte aujourd’hui sept salariés pour un chiffre d'affaires de 5 millions d’euros en 2023.
Christophe Lambert divise la France en six secteurs. Il poursuit son ascension en vendant deux types de machines différentes (pour l’une des deux la glace est beaucoup plus aérée). Avez-vous déjà remarqué ce nom sur les machines qui vous coulent de bonnes glaces à l’italienne ? Les Gel Matic sont installées dans de grandes enseignes partout en France telles que sur les corners de la Mie Câline, Brioche Dorée, Bistrot Régent et auprès de nombreux indépendants.
Valmar, une marque complémentaire
Les machines Gel Matic sont installées dans plusieurs restaurants de Dijon. © Gel Matic
« Au début de mon aventure, nous installions fréquemment nos machines dans les boulangeries-pâtisseries. Depuis maintenant une dizaine d’années, les restaurants nous commandent de plus en plus notre matériel », poursuit le dirigeant. A Dijon, on citera Le Crusoé, La Licorne, mais aussi la pâtisserie Vannier ou encore le chocolatier Fabrice Gillotte, tous de fidèles clients.
En complément d’activités, Gel Matic vend des machines à granita et depuis 2016, Valmar, une autre marque de fabrication artisanale (un pasteurisateur et une turbine) pour la pâtisserie notamment, en complément de gamme.
3 millions d’euros

Le succès de Gel Matic est conséquent dans tous les pays. « Il y a 25 ans, la marque produisait 400 machines à l’année. Aujourd’hui 4.000 produits partent des usines », se réjouit Christophe Lambert. Depuis quatre ans, une activité de location s'ajoute, à l'initiative de Serge Roux et Florent Braunsteffer, deux associés dans la finance, qui ont décidé de louer des machines à glace pour la restauration rapide. Ils comptabiisent, depuis, 450 machines pour 300 euros par mois et par unité. Grâce à leur système connecté, la machine pasteurise toutes les nuits alors que les « classiques » de Gelmatic doivent être nettoyées tous les cinq à six jours. « Un côté pratique qui plaît beaucoup aux clients de la restauration rapide, » commente Christophe Lambert.
Christophe Lambert qui a aujourd’hui 56 ans commence à penser à vendre sa société. Lui qui a investi 80.000 euros de publicité par an pendant des années pour se faire connaitre estime aujourd'hui la valeur de Gel Matic autour de 2 millions d’euros. « Depuis 7-8 ans, j’ai une croissance à deux chiffres et je sais que le fruit de la vente de ma société sera une très belle récompense du travail accompli. Les gens voient ma réussite, mais c’est avant tout le fruit d’un investissement six jours sur sept. » Mais à quoi consacrera-t-il ses journées une fois retiré des affaires ? La question est posée !








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