ÉNERGIE. Henri Proglio, P-DG d’EDF, doit annoncer aujourd’hui à Belfort, l’acquisition d’une centrale à gaz à cycle combiné auprès de GE Energy .

Baptisée Flex Efficiency 50, elle est destinée à remplacer la vieille centrale thermique à charbon de Bouchain (Nord).

Les deux entreprises, «amies» de 40 ans, finalisent à cette occasion un véritable partenariat technologique.

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Depuis le rachat à Alstom, courant 1999, de l’activité turbines à gaz de Belfort (Territoire de Belfort), GE Energy n’en fini pas d’aligner les développements : investissement par dizaines de millions d’€, création d’un vaste centre de R&D, recrutement d’ingénieurs et techniciens, innovations technologiques…

La dernière en date concerne EDF à qui le fabricant va fournir sa toute dernière centrale à gaz à cycle combiné.

Henri Proglio, patron de l’énergéticien national, fait même le déplacement aujourd’hui, 8 décembre 2011, à Belfort pour sceller cet accord avec Ricardo Cordoba, président de GE Energy et Yves Menat, le directeur général.

Il porte sur la livraison d’une unité complète : turbine à gaz, turbine à vapeur, générateur, chaudière de récupération et logiciel de commande, baptisée Flex Efficiency 50 et dotée de performances pour le moins surprenantes.

Le démarrage à chaud de l’équipement ne dure que 28 minutes. Il monte en puissance de 50 mégawatts par minute pour atteindre une capacité globale de 510 mégawatts, apte à desservir 600 000 foyers.

L’efficacité énergétique atteint les 61% et jusqu’à 71% si la centrale est couplée avec une énergie renouvelable de type solaire concentré ou éolien. De plus, les émissions de CO2 sont réduites de 10%.

Centre d’excellence mondial du 50 Hz

L’investissement en R&D, en partie réalisé à Greenville aux États-Unis, s’élève à 500 millions de $.

Pareille petite merveille prendra le chemin de Bouchain (Nord) où EDF exploite une centrale thermique à charbon de 250 mégawatts parmi les plus polluantes de la région, dixit les rapports annuels récurrents de direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) à propos des rejets de CO2, de poussière, de dioxyde de soufre et d’oxyde d’azote.

«Nous allons changer de technologie ce qui sauve ce site et ses 85 salariés, car il était voué à fermer d’ici à trois ans», indique sous couvert d’anonymat un cadre d’EDF proche du dossier.

Chez GE Belfort, on se frotte les mains car pareille clientèle, fidèle depuis 40 ans, ne court pas les rues et conforte son implantation dans une région qui a tant souffert de plans sociaux avec Bull et Alstom notamment.

L’entreprise américaine emploie localement 2000 salariés avec son unité d’usinage de pièces implantée à Bourogne (15 km de Belfort). Sur cet effectif, la moitié sont des ingénieurs, dont 400 travaillent dans le tout nouveau site de R&D dans le parc d'activités de Techn'Hom à Belfort.

Centre d’excellence mondial pour le 50 Hz, le fabricant produit des turbines à gaz de moyenne et grande puissance à raison de 50 à 100 unités suivant les années.

Crédit photo: GE Energy Belfort

1 commentaire(s) pour cet article
  1. mechtoufdit :

    Je suis un collègue et je partage le même boulot (c'est un bon travail) que j'aime bien, car je suis un technicien turbine a gaz. Je travaille en Algérie à la Company Sonal Gaz. J'aimerais bien rester en contact pour discuter des problèmes professionnels. Merci.

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