TEXTILE. Le fabricant de textiles de synthèse à partir de polymères, qui emploie 46 salariés à Colmar (Haut-Rhin), s’attend à terminer l’année par une hausse de 3 à 5 % de son chiffre d’affaires.

C’est moins que la croissance à deux chiffres que Freudenberg-Evolon a régulièrement connu durant les exercices écoulés.

Mais quand on grandit (12 millions d’euros de chiffre d'affaires en 2011), la progression est mathématiquement plus difficile et la performance demeure très notable dans le contexte économique du moment.

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Preuve de sa confiance en l’avenir, l’entreprise, spécialiste des textiles de synthèse, compte investir près de 5 millions d’€ d’ici à fin 2013 pour augmenter ses capacités situées aujourd’hui à 20 millions de mètres carrés par an.

La décision est en attente de validation au niveau de la maison-mère Freudenberg (1).

La filiale française prend du galon au sein de ce groupe familial, plus spécialement au sein de la division non tissés forte de 3 150 salariés pour 660 millions d’€ de chiffre d’affaires. Depuis cette année, elle forme une entité autonome de commercialisation.

«Nous sommes un fleuron technologique au sein du groupe. Notre technologie brevetée unique nous permet d’être un acteur majeur sur les marchés les plus importants de notre spécialité et de cibler par ailleurs des marchés de niche», expose Ulrich Jahn, directeur du site.

L’innovation, c’est une technologie de microfilaments qui porte le nom d’Evolon et qui trouve ses origines dans un partenariat avec Rhône-Poulenc, longtemps occupant du  site colmarien.

50001, la nouvelle norme pour la gestion de l’énergie

Ses applications sont multiples. Trois dominent : l’essuyage de haute technologie, dans l’automobile en particulier ; l’emballage technique avec des petits conteneurs textiles pour le transport de pièces sensibles ne tolérant aucun rayure (pare-chocs, optiques de phares…) ; la literie, classique (pour hôpitaux, hôtels) et anti-acariens.

Dans ce dernier domaine, l’Evolon a progressé récemment au détriment du coton dont le prix de la matière s’est envolé. Ses vertus filtrantes font aussi merveille.

Leader aux Etats-Unis pour l’absorption de bruit dans les voitures, l'entreprise prospecte de nouveaux marchés comme les salles blanches et le contact alimentaire et s’installe dans des niches comme l’impression numérique.

Le spécialiste du synthétique commence aussi à tailler des croupières au textile classique pour des peignoirs, des dessus de selle de cheval, etc.

Dans cette PME, le développement durable n’a jamais été un vain mot. Après les Iso 14001 (management environnemental) et 18 001 (sécurité), elle vient de décrocher la 50001, nouvelle norme pour la gestion de l’énergie, au déploiement encore rare.

Electricité, gaz, eau : elle traque tous les gisements d’économie. Sous l’amicale pression aussi de la maison-mère.

«Le groupe a fixé à tous ses sites un objectif de réduction de 25 % de la consommation d’énergie entre 2010 et 2014. Aujourd’hui, nous nous situons à  moins 17-18 %, on est donc sur le bon chemin», souligne Jean-François Chillès, responsable sécurité-environnement-qualité.

(1) contrôle aussi Freudenberg-Politex, également implanté à Colmar qui recycle des bouteilles plastiques. Lire ici l'article sur Traces Ecrites News.

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