La 2ème édition du salon du transport-logistique Euro Supply Chain, tenue ce jeudi 8 juin au parc des expositions de Mulhouse (Haut-Rhin), a confirmé les promesses dessinées par la première en 2022. Les 70 exposants ont reçu 850 visiteurs, conformément aux perspectives de croissance que le Parc Expo avait imaginées. Le rendez-vous semble définitivement installé dans le paysage régional de cette filière. Nous vous proposons un tour d’horizon de l’actualité de quelques-uns des exposants de 2023 : Herport, Schneider, Portmann, Clasquin, Awaken et Codris.

 

• Herport, les pieds dans l’Est et un œil sur le monde

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Michaël Glantzmann, responsable commercial, et Yue Liu, stagiaire à l'agence Herport de Rixheim. © Mathieu Noyer


Commissionnaire français de transport et opérateur logistique, Herport a installé fin 2018 son agence de l’Est à Rixheim près de Mulhouse (Haut-Rhin). L’équipe dédiée de 10 personnes accompagne ainsi sa clientèle de profil varié sur un territoire comprenant l’Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté et la Haute-Marne. Elle a développé une spécialité particulière dans la gestion des flux et des formalités réglementaires pour les vins et spiritueux. « Cette compétence nous amène à traiter des dossiers vers l’Asie et l’Amérique du Sud », souligne Michäel Glantzmann, responsable commercial à l’agence. De façon générale d’ailleurs, l’agence Herport assure les opérations de douane, grâce au statut d’OEA (opérateur économique agréé) de la société. Elle peut s’appuyer sur son groupe, familial créé en 1991, d'un effectif de 600 salariés dans le monde et comptant trois filiales en logistique et dans les secteurs-clés pour lui de l’automobile et de l’aéronautique. « Le groupe développe en ce moment de nouveaux flux vers les Etats-Unis, qui figureront ainsi également sur la carte de nos prochaines activités », souligne Michaël Glantzmann.

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• Portmann tire parti des besoins croissants de stockage

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Hugues Cholley, manager commercial et Gabrielle Bernhard, chargée de développement commercial chez Portmann. © Mathieu Noyer


Le groupe Portmann basé à Sausheim à côté de Muhouse (Haut-Rhin) poursuit le déploiement qui conforte son statut d’acteur d’envergure nationale du transport et de la logistique : effectif proche désormais d’un millier de collaborateurs réparti en 25 implantations en France et dans d'autres pays européens, et un chiffre d’affaires de 180 millions d’€ l’an dernier, en comptant ses filiales au Luxembourg et en Pologne et l’Alsacien SITS. Ses plus récents développements se sont opérés dans la logistique, dans le sud et en Ile-de-France : Portmann est entré, fin 2022, dans deux nouveaux entrepôts de 5.000 m2 chacun à Lieusaint (Seine-et-Marne) et Rognac (Bouches-du-Rhône), qui font passer ses capacités logistiques cumulées à 80.000 m2. « Nous constatons un besoin des clients d’augmenter les surfaces d’entreposage, du fait de la conjoncture au niveau des ventes et aussi de leur volonté de constituer une part de stockage de sécurité afin se prémunir contre les aléas, après l’expérience de la crise sanitaire », décrit Hugues Cholley, manager commercial. Portmann va également reconstruire à neuf son agence de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) d’ici à l’été 2024, son hub pour les flux entre l’Alsace-Lorraine, Rhône-Alpes et le port de Marseille-Fos.

 

Schneider Transports, la Suisse chevillée au corps

Pour les transports régionaux depuis et vers la Suisse, Schneider s’est imposé depuis de longues années comme une référence. Née il y a plus de cent ans en 1865, la société basée à Bâle a franchi la frontière française en 1989 pour une implantation physique, à Saint-Louis. Elle réinstallée l’an dernier à Sierentz sur un site de 6 000 m2 d’entrepôts, dotés notamment de surface pour les marchandises dangereuses (le régime ADR). « Nous assurons les regroupements depuis l’Est pour les flux d’import et d’export en Suisse, jusqu’à la livraison du dernier kilomètre. Nous avons toujours misé sur la proximité de clientèle, celle-ci étant représentative de toutes les filières fortes de la région. Et bien sûr, les opérations de dédouanement font partie de notre ADN », souligne Yves Schenckbecher, responsable commercial. L’agence développe aussi des offres en aérien en lien avec l’EuroAirport Bâle-Mulhouse et en maritime, par pré-acheminement routier ou fluvial, ce dernier avec les transporteurs spécialisés sur le Rhin. Elle emploie 50 personnes au sein d’une entreprise qui vient de franchir le cap du millier de salariés et a internationalisé son déploiement ces dernières années, en particulier par des croissances externes, vers la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Chine….

 

• Clasquin se tourne vers la Suisse voisine

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Karine Marchyllie, responsable de l'agence alsacienne de Sierentz, et son collaborateur Arnaud Vaurie. © Mathieu Noyer


« Poids lourd » de l'organisation de transports avec son effectif total de 1.600 personnes pour un chiffre d’affaires de 877 millions d’€ en 2022, le Lyonnais Clasquin a établi sa base régionale en 2013 à Sierentz, entre Mulhouse et Saint-Louis (Haut-Rhin). Cette agence de 9 salariés, l’une des 13 du groupe en France, rayonne sur le Grand Est et l’essentiel de la Bourgogne-Franche-Comté, jusqu’à l’agglomération de Dijon. Elle assure toutes les prestations générales de Clasquin dans les différents modes de transport, pour une clientèle variée d’industriels. « Le cœur de notre métier est consisté de l’overseas, le transport aérien et maritime. Nous sommes bien sûr actifs sur la route et avons développé les offres sur le rail, avec par exemple des flux de conteneurs jusqu’à Lyoné », décrit Karine Marchyllie, responsable d’agence. La position frontalière de la Suisse a toujours constitué un axe de développement de l’implantation régionale de Clasquin. Elle prend une nouvelle dimension depuis le début de cette année, avec le développement d’une solution de dédouanement.

 

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• Awaken, la télématique « sur-mesure » 

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Pascal Tourenne, responsable commercial (à droite), avec Anthony Casale, business developer. © Mathieu Noyer


Téléchargement du chronotachygraphe (l'appareil enregisteur de vitesse), intégration des éléments de pré-paie, garantie de continuité des données, gestion des cartes de conducteurs, etc. : Awaken décline au monde du transport les solutions de télématique qui constituent un pilier d son activité, exercée depuis Strasbourg. La société créée en 2015 et aujourd’hui composée de 17 personnes (chiffre d’affaires non communiqué, « en progression annuelle à deux chiffes ») revendique deux atouts principaux de positionnement. D’une part, « la réponse sur-mesure aux attentes du client. Nous sommes à l’aise pour gérer la flotte de véhicules d’un transporteur de petite taille, y compris celui qui a un seul camion », assure Pascal Tourenne, responsable commercial. D’autre part, l’adaptation au contexte frontalier, avec une solution qui doit garantir au conducteur et à son employeur l’absence d’interruption dans la collecte des données une fois passée la frontière, lorsque les réseaux mobiles se mettent à « flotter » entre l’opérateur allemand, luxembourgeois, suisse ou français.

 

 

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• Codris embarque chez le leader de la gestion informatique du transport

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Hervé Rohrbacher (au centre), entouré des représentants de ses partenaires, le Français Solid-Transport
et l'Américain Timble Transports & Logistics. © Mathieu Noyer


Pour déployer dans le Grand Est les solutions de l’éditeur Solid-Transport, celui-ci fait appel à Codris, une TPE de 10 salariés à Bernolsheim au nord de Strasbourg (Bas-Rhin). « Nous apportons ainsi aux transporteurs régionaux les expertises de notre partenaire, lui-même intégré au groupe américain Timble, le leader mondial des solutions de gestion pour la profession », souligne Hervé Rohrbacher, le dirigeant de Codris. Trois offres sont proposées : l’organisation générale du transport par les solutions de Transport Management System (TMS), l’informatique embarquée, ainsi que la gestion des données sociales : chronotachygraphes, cartes des conducteurs, … « jusqu’aux portes de la paie », résume Hervé Rohrbacher. Le TMS déployé est connecté à la solution d’un autre « poids lourd » de sa spécialité, TransFollow le développeur d’e-CMR, les lettres de voiture électronique internationales, constitutives des contrats entre un expéditeur, le récipiendaire, le transporteur et d’éventuels autres intermédiaires.

 

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