Le groupe indépendant que préside Frédéric Delhomme s’est fait une belle place dans le secteur de la propreté en Côte-d’Or et plus spécialement dans l’agglomération dijonnaise, même s’il intervient aussi ailleurs en Bourgogne-Franche-Comté. Le dirigeant explique son métier et les évolutions sensibles en faveur de ses collaborateurs, surtout depuis la crise sanitaire.

 

Fini le chronomètre à la main pour minuter le temps de nettoyage et de remise en service d’une chambre d’hôtel. « Lorsque nous intervenons dans un hôtel, nous mettons deux personnes par chambre pour éviter les troubles musculosquelettiques (TMS), par exemple en retournant un matelas seul. » L’homme qui s’exprime s’appelle Frédéric Delhomme. Il dirige le groupe Entretien Dijonnais, très actif sur la capitale régionale, mais aussi ailleurs en Bourgogne-Franche-Comté.

 

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Les métiers de la propreté tant pour les syndics de copropriétés, les bailleurs sociaux, l’industrie, l’hôtellerie, les espaces sportifs, les GMS… ont considérablement évolué ces dernières années. Mal aimés jusqu'à la crise sanitaire où ils ont acquis auprès du pubic une certaine reconnaissance, ils ont pourtant progressé vers plus de bien-être au travail, témoigne le dirigeant de Entretien Dijonnais. Dans cette entreprise, le fractionnement des horaires, tôt le matin et tard le soir, laisse à chaque fois que possible place au travail en journée.

C’est le cas à la tour, dite de l’Urssaf, au centre-ville de Dijon, qui nécessitait pour son nettoyage, il y a encore cinq ans,  onze personnes de 18h à 20 h. Aujourd'hui, ils ne sont plus que quatre de 13h30 à 17h. « Cela nous a pris une année de préparation, car nos personnels travaillent en site occupé, sauf qu’ils ne vident plus les poubelles, chaque utilisateur triant ses déchets à des points collecte dédiés », explique le dirigeant.

 

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© Entretien Dijonnais


En plus d'une meilleure image, en cette période de crise sanitaire, les entreprises du groupe Entretien Dijonnais sont de plus en plus sollicitées, notamment pour nettoyer régulièrement les poignées de portes, celles des véhicules de service ou de démonstration, et bien d’autres endroits que l’on touche souvent. « Nos collaborateurs ont gagné en respect, considération et même reconnaissance ; d’anonymes, ils deviennent des familiers. »

Un achat stratégique

Aussi, gare à celui ou celle de ses clients qui oserait mal les traiter, Frédéric Delhomme qui a du coffre, sait vite remettre les choses d’équerre, quitte à perdre le contrat. « Pas moins de 60% de nos employé(es) ont plusieurs employeurs. S’ils se sentent mal dans une place, ils peuvent en changer, ce qui évidemment ne convient pas à une bonne gestion des ressources humaines », argumente Frédéric Delhomme.

 

Le poids du secteur de la propreté

Il représente en France un effectif de 540.000 emplois et autour des 16 milliards d’€ de chiffre d’affaires - en constante progression depuis 2010 -, réalisé par 13.000 entreprises.
La région Grand Est fédère 992 établissements et 42.778 salariés. En Bourgogne – Franche-Comté, on dénombre 410 établissements, employant 17.868 collaborateurs pour environ un milliard d’€ de chiffre d’affaires.

 

Ambassadeur du travail en journée, le chef d’entreprise œuvre dans l’Est pour le volet social de la profession au sein de la Fédération des Entreprises de Propreté (FEP). Il a ainsi apporté sa pierre à la convention collective qui prévoit qu’en cas de perte d’un contrat, souvent conclu suite à un appel d’offre, le(a) salarié(e) soit repris(e) par son successeur si 30% de son temps de travail se déroulait sur un site précis et s’il bénéficie d’au moins six mois d’ancienneté.

 

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D’acte d’achat mineur pour la clientèle, le nettoyage et plus globalement l’univers de la propreté sont devenus un enjeu stratégique car ils participent à la bonne image d’un lieu. « Sans parler des entreprises, mais une grande surface sale, un salon professionnel où tout traîne, comme un stade de foot aux toilettes repoussantes, peuvent détruire une réputation comme une notoriété qui sont de plus en plus des outils de vente. »

Le groupe Entretien Dijonnais emploie 950 salariés, dont 850 à temps partiel et 100 à plein temps, pour une proportion de deux tiers de femmes et un tiers d’hommes. Son chiffre d’affaires atteint les 15 millions d’€, dont 80% réalisés sur la métropole dijonnaise.

A elle seule, l’entreprise dijonnaise, la plus importante des quatre sociétés fondées en 1978 par Jacky Delhomme, le père de Frédéric, et Jean-Marie Leblanc, réalise 10 millions d’€ d’activité. Organisée avec 10 chargés de clientèle comme autant de centres de profit, elle possède le label  Qualipropre depuis 1997. Avec la crise sanitaire, la croissance s’élève à près de 5%.
 

Qui est Frédéric Delhomme ?


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© Traces Ecrites

Un peu raide et méfiant d’apparence quand on ne le connaît pas, cet homme de 54 ans devient vite prolixe, affable, voire chaleureux, le premier contact passé. Titulaire d’un diplôme d’études comptables et financières (DECF), il travaille 10 ans au Crédit Agricole Champagne – Bourgogne avant de rejoindre en 1999 la société familiale.
Il la développe en diversifiant la clientèle dans le secteur tertiaire (banques, cabinets médicaux…), l’industrie agroalimentaire, l’hôtellerie, les espaces verts et le monde sportif (stade du DFCO, circuit automobile de Dijon-Prenois, salle de spectacles (la Vapeur…). Membre du conseil d’administration du Medef 21, il est aussi adhérent de la CPME et possède un mandat à l’instance départementale d’instruction des recours amiables (IDIRA) de l’Urssaf.

 

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