Le 1er Mai 2018, plusieurs hôteliers-restaurateurs de Dijon avaient été verbalisés par l’Inspection du travail au motif que le jour de la fête du travail était obligatoirement chômé pour les salariés et qu’ils ne pouvaient donc ouvrir leurs établissements, sauf à apporter la preuve d'une continuité du service au public ou qu’ils assuraient le service sans salariés. A la veille du 1er mai 2019, le syndicat des employeurs de l’hôtellerie-restauration, l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie de Côte-d’Or, joue la prudence. Il avertit que les établissements (hôtels-restaurants) seront fermés le midi, mais ouverts pour le dîner « par obligation de service et d’hospitalité vis-à-vis de leurs clients. »

L’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie de Côte-d’Or (UMIH) publie ce communiqué signé de son président Patrick Jacquier, à la veille du 1er mai 2019, suite aux incidents intervenus l’an dernier qui avaient valu des poursuites de l’Inspection du travail à plusieurs établissements qui avaient ouvert leurs portes, sous prétexte que ce jour de la fête du travail était obligatoirement chômé pour les salariés. Relire ici l’article de Traces  Ecrites News.
Dijon est-elle victime d'un régime de défaveur ? Tous les restaurants sont loin de ne pas mettre le couvert le 1er mai, à l'instar de la ville de Chantilly, dans l'Oise où nous avons interrogé plusieurs restaurateurs et hôtelliers qui ne se privent pas de clientèle ce jour-là, midi et soir.

« Le 1er Mai est un jour férié et chômé au titre de l’article 3133-4 du Code du Travail qui ouvre, néanmoins, droit à une possibilité de dérogation au chômage du 1er Mai pour  « les établissements et services qui, en raison de la nature de leurs activités ne peuvent interrompre le travail ».
Cela semblait clair, et applicable aux établissements de restauration de toutes natures, qui ont pu, un temps, bénéficier de cette dérogation, car participant à la vie sociale, et concourant à la satisfaction d’un besoin du public.
Cette jurisprudence n’a pas eu raison, hélas, du zèle des agents de la Direccte de Bourgogne-Franche-Comté, qui eux semblent satisfaits de travailler le 1er Mai, pour venir contrôler les professionnels de la restauration ayant décidé d’ouvrir leurs commerces, en payant double leurs salariés, avec l’accord de ces derniers, bien sûr.
Malgré tous nos efforts de lobbying, de communiqués de presse, de nos juristes, du relais de nos élus locaux auprès de Madame la ministre du Travail, Muriel Penicaud, de notre intervention auprès du Président de la République, du Maire de Dijon, lui–même, ancien Ministre du Travail...........Rien n’y a fait  !!!!
Nos cafés-restaurants ne sont pas reconnus sur le critère d’impossibilité d’interrompre leur activité le 1er Mai… alors que par ailleurs, on ne peut stopper la fourniture d’énergie, la circulation des trains, l’accueil dans les hôpitaux, ni déloger un 30 avril à minuit un client dans un hôtel....
Par solidarité, vis à vis de ces contraintes iniques, nombre de nos adhérents hôteliers-restaurateurs, par entraide avec leurs collègues, vont fermer leur restaurant le midi mais par obligation de service et d’hospitalité vis-à-vis de leurs clients, seront ouverts pour le dîner.
Au moment où l’on prône l’attractivité de Dijon Ville Métropole, et ses atouts majeurs pour séduire le touriste...... le pouvoir reste aux mains des fonctionnaires, et ça commence à bien faire.
Pour ces raisons, indépendantes de notre volonté, nous tenons à nous excuser auprès des Dijonnais et Dijonnaises et des futurs touristes, qui trouveront nos lieux de vie et de convivialité fermés, pour se restaurer ce 1er mai 2019.
L’UMIH n’est pas une organisation professionnelle révolutionnaire, mais il ne faudrait pas trop tirer sur la corde. Après une bonne vingtaine de samedis estampillés Gilets Jaunes et leurs conséquences ravageuses pour le commerce, il est particulièrement mal venu que ce soit l’administration qui en rajoute par sa rigueur et sa méconnaissance du terrain. »

Patrick Jacquier, président Général de l’UMIH Côte-d'Or.

pancarte
Pancarte affichée sur des vitrines de commerces à Dijon, rédigée selon les suggestions de l'UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie de Côte-d’Or) éditées sur son site internet, sachant que l'amende est passée à 750 €

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