Délégation de service public. La ville de Dijon attribue, par délégation de service public, la gestion du parc des expositions et congrès à l’ancien délégataire, l’association Dijon Congrexpo, pour une durée de sept ans.

Si ce choix semblait évident au regard du bilan affiché, notamment en ce qui concerne l’organisation de la Foire internationale et gastronomique, classée dans les cinq premières manifestations nationales du genre, la partie n’était pourtant pas gagnée d’avance.

«Nous étions trois candidats à répondre à cet appel d’offres et il nous a fallu batailler ferme pour défendre notre dossier, mais sans perdre notre âme car nous ne pouvions pas accepter n’importe quoi», explique Jean Battault, président de Dijon Congrexpo.

Ce chef d’entreprise, qui dirige la maison Boudier, liquoriste dijonnais, fait directement référence au poids des investissements nécessaires à la rénovation progressive du parc des expositions de la capitale régionale.

«Une structure comme la nôtre qui dégage les meilleures années 10% de rentabilité nette, avant paiement des 300 000 euros de redevance municipale, ne peut pas s’engager dans une politique de grands travaux sans se mettre en danger financièrement», assure le président.

Or la ville souhaitait que l’association s’engage sur ce point.

C’est chose faite, mais dans le cadre d’une convention qui ménage les intérêts des deux parties.

L’ensemble des travaux, chiffrés à 5,8 millions d’euros, sera en partie financé grâce au reversement à Dijon Congrexpo de la subvention de 2,3 millions d’euros attribuée par le conseil général de la Côte-d’Or à la ville et déjà prévue à cet effet.

«Nous contracterons un emprunt pour le solde», précise Jean Battault.

Meilleure modularité et maison des produits régionaux

De son côté, la municipalité dijonnaise accepte de réduire à 250 000 euros le montant de la redevance annuelle due par l’association.

Le programme des travaux prévoit la création d’une nouvelle entrée, à l’opposé de l’actuelle, juste en face d’un arrêt du futur tramway.

Outre un accès facilité pour les exposants comme les visiteurs, cela permettra une meilleure modularité de la structure en autorisant l’organisation de deux manifestations conjointes.

Dijon Congrexpo assurera par ailleurs, moyennant le versement d’un loyer, la maîtrise d’œuvre de la future maison des produits régionaux, initiée par d’anciens cadres d’Amora et créée en bordure du parc des expositions.

Elle accueillera un musée de la moutarde, un autre du cassis, disposera peut-être d’un restaurant et vendra de nombreux produits régionaux à la satisfaction des congressistes qui le réclamaient depuis longtemps.

«Cette nouvelle délégation de service public nous oblige à réduire nos coûts de fonctionnement et à envisager de sous-traiter certaines fonctions intégrées», indique le président.

Un nouveau salon, organisé au printemps et orienté vin et gastronomie, verra par ailleurs le jour sur une formule encore à affiner, mais qui impliquera le pôle de compétitivité Vitagora (goût, nutrition, santé).

Lire aussi sur Dijon Congrexpo :

www.tracesecritesnews.fr/2010/09/23/la-foire-de-dijon-entre-dans-le-«top-cinq»/

2 commentaire(s) pour cet article
  1. guy gillotdit :

    Félicitations à Jean Battault et à Yves Bruneau, mais aussi bravo au maire de DIJON ! Il fallait avoir l'intelligence d'un bon partenariat public et privé !

  2. Michel Huvetdit :

    Félicitations à Jean Battault et Yves Bruneau pour cette victoire méritée. Dommage que les nouveaux avenants ne disent rien des congrès dont la situation de Dijon devrait permettre l'essor.

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