AGRICULTURE. En dépit d'une météo difficile cet été, la coopérative agricole côte-d’orienne affiche d’excellents résultats et le groupe qui porte son nom aussi.
Ils sont présentés aujourd'hui pour la 21ième assemblée générale aux 3727 adhérents.
La stratégie de Dijon Céréales repose dorénavant sur des coopérations multiples en termes de commercialisation et d'innovation, notamment.
Un projet pour lever 20 millions d’€ de fonds propres se met en place.
Arrêté à fin juin, le bilan de la coopérative agricole Dijon Céréales (Côte-d’Or) clignote au vert.
Le chiffre d’affaires (343,5 millions d’€) et le résultat net (4,7 millions) progressent à deux chiffres, en dépit d’une baisse de la collecte de 8,5% (948 371 tonnes) liée à une météo pour le moins chaotique au moment des moissons.
Ce bon résultat s’explique en partie par un accroissement sur les deux derniers exercices des capacités de stockage de céréales, à 600 000 tonnes (+16 000 tonnes).
Ces nouvelles disponibilités permettent de mieux moduler les expéditions et, parallèlement «de mieux gérer la commercialisation dans des marchés devenus très volatiles».
L’entreprise coopérative mise aussi beaucoup sur l’exportation, mais à plusieurs.
Dans le cadre de l’union Cérévia (3,3 millions de tonnes), qui fédère six groupes coopératifs, dont Terre Comtoise, implanté à Besançon (Doubs), elle vend près de 50% de ses produits agricoles à l’étranger.
«Les débouchés porteurs sont au sud, c’est pourquoi nous avons renforcé nos installations sur le port méditerranéen de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)», indique Pierre Guez, directeur général du groupe Dijon Céréales.
Grâce aux 18 millions d’€ investis sur place depuis un an, Cérévia peut charger des bateaux jusqu’à 50 000 tonnes pour le grand export.
Pour assurer un flux logistique ferroviaire efficace vers cette destination, l’Union de coopératives a signé un contrat de trois ans en juillet dernier avec Europorte, filiale du groupe Eurotunnel. Il représente un trafic de six trains par semaine au départ de Venarey-les-Laumes (Côte-d’Or).
Asseoir une solidité financière
«Notre avenir passe aussi et, je dirais surtout, par l’innovation», ponctue Marc Patriat, président de Dijon Céréales.
Depuis octobre 2010, les coopératives de Bourgogne et Franche-Comté s’appuient sur une plate-forme d’expérimentation agro-environnementale, baptisée Artemis, qui collabore avec le pôle de compétitivité Vitagora (goût, nutrition, santé).
«Il s’agit à l’appui de programmes de recherche portant sur la réduction des intrants, le développement de l’informatique embarquée ou encore une meilleure gestion des sols, d’imaginer l’agriculture de demain», explique Pierre Guez.
Les autres activités de Dijon Céréales, qui est aussi un groupe du même nom (420,7 millions d’€ de chiffre d’affaires, 5,2 millions de bénéfices), vont en ce sens. Avec son moulin 100% bio, exploité à Aiserey (Côte-d’Or) par la société Decollogne, le pôle meunerie pourra écraser, à partir de février prochain, jusqu’à 20 000 tonnes de grain.
La transformation légumière opérée à Auxonne (Côte-d’Or) par la société STL cherche à se diversifier en dehors de l’oignon déshydraté, grâce à la R&D.
En matière de distribution, deux nouveaux magasins sous franchise Gamm Vert (11 unités) ont ouvert et l’un d’entre eux intègre même un circuit court de viande découpée.
«Nous voulons aller de plus en plus vers ce type de commerce afin d’éviter les marges excessives que pratiquent les grandes centrales d’achat», tonne le directeur général.
L’un des grands chantiers 2012 du groupe coopératif concerne le renforcement de ses fonds propres (81,7 millions). Il souhaite lever 20 millions d’€ auprès de ses salariés et adhérents (3727) pour financer ses développements.
«C’est aussi un circuit court», s’amuse Pierre Guez. «Il ne s’agit pour l’instant que d’un objectif», ponctue Marc Patriat.
Le groupe Dijon Céréales (630 salariés) développe de nombreux autres métiers :
• Minoterie : Dijon Céréales Meunerie et Moulin Decollogne (48,6 millions d’€ de chiffre d’affaires).
• Productions légumières : Trilégumes, Coopd’Or et STL (20,1 millions d’€ de chiffre d’affaires).
• Jardinerie : Natura’Lisa exploite 11 magasins sous franchise Gamm Vert (9,4 millions d’€ de chiffre d’affaires, +6%).
• Espaces verts : Natura’Lis, leader sur 20 départements (12,4 millions d’€ de chiffre d’affaires, doublé en 6 ans).
• Viticulture : Bourgogne Viti Service (8,5 millions d’€ de chiffre d’affaires, +5%).
• Logistique : Dijon Cérales Logistic (10,5 millions d’€ de chiffre d’affaires).
Crédit photo: Dijon Céréales






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En forme ce matin les traces écrites !!! Deux jolis titres !!! en tout cas.