BANQUES. Un groupement de PME invite ses 82 membres à manifester ce jeudi 16 février 2012 devant la Banque de France à Mulhouse (Haut-Rhin).
Le lieu a été choisi pour l’incarnation du monde bancaire qu’il symbolise.
Car ce sont bien les banques qui sont dans la ligne de mire de la structure, née informelle en tout début d’année et constituée officiellement depuis vendredi dernier en association "Collectif Défense PME".
Embûches multiples pour obtenir des prêts, rigidité face aux dépassements de découverts, escomptes non-renouvelés, bref une suite de "non" : ces PME alsaciennes expriment leur ras-le-bol face «à l’inertie».
Conscientes qu’il leur faut être nombreuses pour espérer peser, les entreprises du Collectif Défense PME recherchent un maximum d’adhésions nouvelles.
Les 82 membres actuels ont un effectif unitaire qui va de 1 à 78 salariés. Ils viennent pour l’essentiel du Haut-Rhin, avec quelques renforts du Bas-Rhin, de Franche-Comté, de Moselle et même de plus loin (Toulouse, Hérault, région parisienne), grâce à la propagation des infos sur Internet et à une petite minute d’expression dans l’émission Place Publique de PPDA.
On y trouve quelques entreprises ayant pignon sur rue. Peu s’affichent toutefois à visage découvert, d’ailleurs jeudi, l’idée court de manifester derrière un masque de tête de mort.
Parmi ceux qui se dévoilent : le transporteur Weber d’Oderen (Haut-Rhin), trésorier de l’association, et MGAD (Mécanique générale alsacienne et développement), la petite société d’usinage de précision de 6 salariés de Sentheim (Haut-Rhin) que dirige Patricia Koch.
Elle est la présidente et l’initiatrice du mouvement. «Je croyais être seule dans mon cas, dans mon coin, mais au fil des discussions avec les collègues, je me suis aperçue que pas du tout».
MGAD s’estime bien représentative de la situation financière des autres membres du collectif. «Le carnet de commandes est bien rempli et on se remet de la dernière crise. L’exercice 2011-12 (clos le 30 juin) devrait être bénéficiaire de 120 000 €, ce qui effacera pratiquement les 150 000 € de pertes cumulées des deux exercices précédents. Ce qui nous manque, c’est un mois et demi à deux mois de trésorerie. Nous réalisons 100 000 € de CA mensuel. Les fonds propres négatifs, c’est cela qui bloque tout».
Patricia Koch raconte alors à qui veut l’entendre ses rendez-vous avec les banquiers pour un prêt de 100 000 € destiné à régler des arriérés d’Urssaf et de TVA. «Deux m’ont reçu trois minutes avant de dire stop à la lecture rapide du bilan. Trois m’ont conseillé de déposer le bilan et de repartir sous un autre nom, en laissant la dette à l’Etat. Le dernier m’a suggéré d’emprunter auprès des salariés ! Sans les efforts commerciaux et les avances des fournisseurs, et sans mes efforts financiers personnels, nous n’aurions pu investir ni tenir le coup».
Au moins 500 pour se faire entendreIl y a bien le médiateur du crédit, lui rétorque-t-on. «J’ai passé un coup de fil, mais je n’y crois pas, l’inertie des banques est trop forte».
Tous les chefs d’entreprise contactés n’ont pas adhéré. «L’un d’eux m’a traité de cégéto-communiste», reconnaît Patricia Koch. Mais la dynamique gérante assure que les messages de soutien affluent, que le nombre d’adhésions augmente régulièrement, même s’il est encore loin de l’objectif de «au moins 500 pour se faire entendre».
Les revendications sont au nombre de cinq :
- Création d’un pôle public de financement de 10 milliards d’€ pour les investissements et besoins en fonds propres des TPE, PME et artisans dont les décisions seraient prises par des chefs d’entreprise en activité.
- Réduction des charges sociales de 20 % pour les moins de 200 salariés et réduction de l’impôt sur les sociétés à 15 %.
- Exonération de charges pendant un an pour l’aide à la formation interne.
- Interdiction du système «mafieux» de reprise des entreprises en liquidation, sauf à leur valeur réelle.
- Maintien des subventions régionales à l’investissement pour achat de machines neuves même en cas de déficit.
Au niveau des actions, la manifestation de jeudi est une première étape qui peut en appeler d’autres. Parmi elles, la grève des charges sociales, dont le collectif étudie la faisabilité juridique. «Si on ne voit rien venir, on ira crescendo», assure Patricia Koch.















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Face au monde bancaire, il existe une initiative intéressante d'alternative aux banques : c'est nobanco. Basé en France, vraiment pour tous (peu importe les inscriptions), nobanco fête ses 1 an.
Oui, M. Polard, d'autant que les cailloux , c'est très indigeste !!! Non on va pas remplacer les banquiers ! il FAUT QUE L'ETAT PRENNE LA MAIN : en clair, assumer ses responsabilités. Mr Chatel n'a-t-il pas dit : "Nous ne laisserons pas tomber nos banques" ? La preuve, elles ont récupéré 589 milliards d'euros et le ministre a bien dit " nos" banques : mais ce ne sont pas les nôtres !! On a plus de banques, on a que des vendeurs par téléphone : alors puisque les banquiers n'ont aucun rôle à jouer, à part à la loterie mondiale et se remplir les fouilles, à commencer sur notre dos : liquidons-les !! Car aujourd'hui, ce sont eux qui nous liquident et sans état d'âme !!! Mais restons réalistes : au lieu de nous laisser tondre la laine sur le dos, il faut fédérer tous les petits, les bosseurs, les emmerdés permanents, attirer les plus grands et ensemble : refusons à notre tour ce qu'ils nous refusent depuis 2008 : payer ! Et alors on tiendra le bon bout : à genoux qu'ils seront ! Il ne faut pas avoir peur de se montrer, et puisqu'ils sont sourds à nos problèmes : leur "gueuler "dans les oreilles avec un haut-parleur, à leur décoller les tympans : il n'y a que ça!! Alors je compte sur vous pour ramener 10 entreprises ??? chaleureusement Patricia en colère et qui ne décolère pas .....
Merci à tous ceux qui disent que l'on n'est pas des cons juste bons à payer pour avoir le droit de travailler pour ceux qui obéissent à un ordinateur ou un chef de banque, qui nous maltraite et qui nous font ramper, tenez bon, le jour viendra ou se sera l'inverse Il y en a marre, plus de trésorerie à cause de la crise et on est coupable de continuer à travailler, plus d'autorisation de découvert et on est coupable de dire que l'on a des commandes et qu'il faut payer quand même nos fournisseurs, traités comme des chiens, on nous fait aller chercher des sous en moins 24 heures sinon on est mort et en banque de France pour 459 euros. Il faut que nous trouvions une solution pour se passer de ces gens là, et lorsque l'on dit qu'il mente ou qu'ils ont pris des frais de disfonctionnement mal calculés par rapport au TEG et taux d'intérêts, ils se vengent en nous mettant une épée dans le dos et nous mettent au contentieux. Ils nous mettent sur liste rouge et bien maintenant mettons les aussi sur liste rouge avec des noms, des coupables comme ils font pour nous. Et dites moi comment on peut tous se soulever ensemble pour créer notre banque à nous ou échange de travaux sans argent, échange de matière, de produits finis ou alimentaires,ou d'habillement etc Devenons tous des associations d'échange on les partagent entre nous et ils mangeront des cailloux. Il y en a marre !
Voici le lien pour le reportage télévisé réalisé ce jour par France 3 Alsace parlant du collectif. http://alsace.france3.fr/info/haute-alsace/des-patrons-unis-contre-les-banques-72591798.html?onglet=videos
bien le bonjour Mr Ashwelh Pascal c'est avec plaisir que nous vous acueillerons dans notre collectif : oui, nous avons assez courbé le dos et pris les coups : bien d'accord pour rejoindre le collectif ( à TOUS et rejoignez-nous nombreux ) envoez mail avec : noms prénom, N° téléphone,adresse , adresse mail, secteur activité , nombre salariés, et marquer " veut faire partie du collectif CDPME " actif ou simple signataire, ....et le tour est joué ! nous vous attendons avec plaisir et vous informerons immédiatement : presse , TV, et futures actions/ nous avons besoin de vous !! très chaleureusement patricia, collectifpme@gmail.com
Bonjour à tous, Pour ceux qui souhaitent nous rejoindre dans notre combat, voici l'email du collectif. collectifpme@gmail.com Il convient d'y renseigner vos coordonnées (nom de la société) nom du dirigeant, adresse de la société, nombre de salariés, secteur d'activité. N'oubliez pas votre email (très important pour vous communiquer les dates et lieu de réunions) Sans oublier d'y mentionner votre inscription au collectif. L'UNION FAIT LA FORCE (nous fédérons dans la France entière). BRAVO à tous.
..."C’est très classique qu’un banquier ne finance pas des arriérés d’Urssaf et de TVA. Et cela peut se comprendre. La seule certitude pour le banquier d’être remboursé passe par le dégagement de capacité d’autofinancement. Dans la conjoncture actuelle, la frilosité est de mise. Peut être que votre dossier était mal présenté ? Il faut aussi savoir choisir ses conseils..." Bonjour Monsieur Dufour, Je me permets de rebondir sur vos propos ci-dessus. Il y a une chose TRèS IMPORTANTE oubliée en chemin. Pensez-vous que les organismes financiers prêtent de l'argent sur la bonne foi et la tête sympathique de l'artisan ? Pour la moindre petite facilité de caisse ou un prêt, nous sommes dans l'obligation de signer des cautions bancaires et autres hypothèques sur le nom de Monsieur ET de son épouse. Alors, SI, Monsieur, qu'elle que soit la finalité de l'histoire, la banque sera inévitablement remboursée, car tous les biens du chef d'entreprise auront été saisies et vendus. Et voyez-vous, les plus mauvais payeurs, et bien c'est l'Etat justement. Enfin, je conclus en vous disant qu'il y en a un peu marre d'entendre à demi mots que si les sociétés vont mal c'est qu'elles sont mal gérées. Le quotidien du chef d'entreprise est difficile, bien souvent le métier est dur, il doit être bon partout (administratif, technique, commercial, gérer l'humain...). A méditer !
Bonjour Mme Koch, Nous aurions bien voulu être à vos côtés hier lors de votre manifestation car nous sommes aussi "victimes "des banques actuellement : plus de crédit, plus de découvert, et malheureusement plus de réserve non plus sur les comptes épargne privés ,etc... Nous sommes à notre compte depuis 12 ans maintenant, crise oblige, notre chiffre n'a pas augmenté voire a diminué, et aucun soutien au contraire : dénonciation de compte, injection de fonds propres pour y arriver ... Merci de bien vouloir nous dire comment signer votre pétition L'UNION FAIT LA FORCE. Il était tant qu'une personne courageuse et dirigeante de PME fasse le premier pas et donne du courage aux autres souvent dans la même situation. A très bientôt.
Monsieur Morel, Oui, hélas ce pays devient fou. Ces énarques de droite ou gauche sont les larbins, on le voit tous les jours un peu plus, des banques et spéculateurs en tous genres. Mais en attendant de vendre, rejoignez-nous et envoyez vos potes : le jour où 1000 entreprises séquestreront leurs charges : c'est eux qui seront à genoux. Mais qu'attend-on avec ce pouvoir en mains ?????? De toute façon où on délocalise, où on vend, ou on crève : qu'est-ce qu'on risque ??? Allez, signer notre pétition et rejoignez-nous !!!
Oui il est clair que les banques ne jouent plus le jeu depuis un bon moment. La citation"les banques ne prêtent qu'aux riches." prend tout son sens aujourd'hui. Je me trouve aussi depuis six mois dans cette situation, un manque de trésorerie qui ne permet pas de pouvoir payer mes charges RSI en temps et en heure, ainsi que les autres charges. Donc Agios et intérêts de retard alourdissent considérablement la note. Quand les paiements des clients arrivent, cela sert juste a recouvrir le découvert et à payer les emprunts. Cela fait trois mois que l'on vit avec le salaire de ma femme... Toutes les demandes ont été refusées et pourtant, j'ai apporté plus que des preuves de rentrées régulières. Mais j'ai l'impression que c'est mieux pour eux de vous garder la tête juste un peu en-dessous de l'eau (1300 euros de frais/2011) et que vous puissiez rembourser vos prêts. C'est tout bénèf!! Je vends mon entreprise pour cet été.
Si aujourd'hui les chefs d'entreprises sont contraints de manifester, ce n'est pas par gaieté de coeur. Même le Président Sarkozy lors de sa visite à Mulhouse a déclaré que les charges sociales en France plus élevées que celles pratiquées en Allemagne rendaient les entreprises françaises moins compétitives et qu'il fallait une baisse des charges. Un entrepreneur a le devoir d'anticiper. Or que se passe t-il en ce moment? Suite à une baisse générale du pouvoir d'achat du à la flambée des prix suite au passage à l'euro (ex: une intervention d'un vétérinaire 130 Frs la même intervention suite au passage à l'euro 70€ soit 500 Frs). Ce qui a conduit les consommateurs à réduire les dépenses. Aujourd'hui des entreprises sont obligées de casser les prix et même de travailler à perte pour pouvoir maintenir les emplois. Étant déjà dans des situations périlleuses pour sortir la France de la dette, il y aura des augmentations d'impôts et de charges étant donné que le chômage va en s'aggravant. Il n'est plus possible avec des chiffres d'affaires en baisse, des frais de fonctionnements de plus en plus lourds, d'équilibrer les comptes des entreprises. Beaucoup d'artisans ou d'agriculteurs travaillent 70 heures par semaine, voire plus, pour le SMIC et certains pour moins, si ce n'est pour d'autres et même pour rien, une fois payés les salaires et les charges de leurs ouvriers. Si le même traitement était fait à un ouvrier, le chef d'entreprise se retrouverait devant un tribunal et serait condamné. Si vous abandonné un chien dans une forêt, c'est un délit. Quand une entreprise est contrainte de fermer, que le chef d'entreprise ou l'ouvrier se retrouve dans la rue et meurent de froid, personne n'est responsable !!! Ce manque de respect pour ceux qui travaillent n'est pas acceptable. Il est impératif pour une entreprise par rapport à son chiffre d'affaire qu'on lui assure son propre fonds de roulement et non, comme en ce moment, que l'on considère les entreprises comme des pompes à fric et ainsi de les couler ou de bloquer les investissements, la croissance et les hausses de salaires qui remettraient l'économie de ce pays en route. Il suffirait d'un peu de bonne volonté face à une entreprise en difficulté pour la sauve,r rien que la mise en place d'un médiateur pour faciliter les paiements en retard des charges ou d'impôts par échéances au lieu d'envoyer les huissiers. D'accorder des prêts à taux réduit : pour les entreprises pas plus de 2%. 60 000 dépôts de bilans = combien de chômeurs en plus et de consommateurs en moins ? Combien cela coûte t-il à la société et se retrouve à la charge de ceux qui restent en les mettant en péril à leurs tour. Il y va de intérêt général de préserver les entreprises et les emplois, c'est pour cela que les entreprises manifestent.
Non, Mme KOCH tout ne va pas bien, et ce n'était pas l'objet de mon propos. Mais vous pouvez bien obtenir une réduction de charges sociales patronales de 20%, cela ne mettra pas votre compte de résultat et votre bilan au tableau d'honneur de la Banque de France ! Il faut aider les chefs d'entreprise au financement de leurs fonds propres, au financement de leur Besoin en Fonds de Roulement, obliger les clients à respecter la loi sur les délais de paiement, etc C'est très classique qu'un banqier ne finance pas des arriérés d'URSSAF et de TVA. Et cela peut se comprendre. La seule certitude pour le banquier d'être remboursé passe par le dégagement de capacité d'autofinancement. Dans la conjoncture actuelle, la frilosité est de mise. Peut être que votre dossier était mal présenté ? Il faut aussi savoir choisir ses conseils.
SI JE COMPRENDS BIEN, MRS PENILLARD ET DUFOUR : tout va bien dans le meilleur des mondes ??? je vais vous montrer les situations de certains membres du collectif et vous relativiserez !!! Non tout ne va pas bien, oui, il y a trop de charges (nos gars ne sont pas au smic justement), les banquiers nous étranglent, l'état nous rackette, la Banque de France nous dégringole, les huissiers roulent en Porsche avec notre fric et si il y a 60 000 dépôts de bilan annuels : c'est quoi ? tous des cons ?? Allez, allez, c'est à cause de gens comme vous qu'on en est là ! Cela suffit des coups de bâtons et même pire : je m'y attends , ça a déjà commencé : on verra bien : il faut avancer parce que nous : RAS LE BOL ....... Patricia Koch.
Quelques remarques concernant le coût du travail : Au 1er janvier 2012, un salarié payé au SMIC à un salaire brut de 1398.37€, et les charges patronales s'élèvent à 216.75€, compte tenu de la réduction Fillon. Soit un coût mensuel pour l'employeur de 1615.12€. A noter que les charges salariales coûtent au salarié 301.49€ Base entreprise de + de 20 salariés, ayant un taux d'accident du travail de 2% et un taux transport de 0.6%. Pour un salarié payé en brut 1700€, les charges patronales s'élèvent à 438.43€ et les charges salariales 366.52€. Coût total mensuel pour l'employeur : 2138€ Donc vous vous trompez de demande en réclamant une réduction des charges sociales. Le taux d'impôt société est déjà de 15% pour les PME à hauteur de 38 120€ de bénéfices. Je souhaite aider les entrepreneurs (c'est mon métier), mais vous partez sur de mauvaises revendications.
Trés bien tout ça,...mais sa me rappelle le bon vieux temp avec la confédération des commerçants et artisans (CDCA)....dont je vous joins le lien web pour que vous puissiez en prendre connaissance..parce que ce que vous faites est trés louable, mais peut générer, malheureusement, des suites dont personne ne peut vous protéger,..et j´en sait quelque chose, vu que Christian Poucet (l'ancien secrétaire national dont l'assassinat en 2001 n'est toujours pas élucidé), était rarement seul... http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_de_d%C3%A9fense_des_commer%C3%A7ants_et_artisans
Oui les relations avec le monde bancaire sont bien trop difficiles, et c'est un euphémisme. Oui à la baisse des charges sociales. En revanche, votre demande de baisse de l'IS endommage fortement votre argumentation.
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