AGROALIMENTAIRE/DOUBS. La Biscuiterie Billiotte qui vient d'ouvrir un point de vente à proximité de son outil de production dans le Pays de Montbéliard mise sur le lancement d'une franchise de magasins pour développer son activité.
Elle réalise un tiers de son chiffre d’affaires avec un concept original de service dédié au financement de projets d’établissements scolaires et d’associations.

 

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Franck Billiotte parie sur le commerce de proximité, ce qui ne l'empêche pas d'avoir une boutique en ligne. © Pierre-Yves Ratti.

 

Voici une bonne vingtaine d'années, Franck Billiotte décide de faire revivre les recettes de biscuits de son arrière-grand-père Paul Émile Billiotte, qui faisait les foires et les marchés. « On est partis de zéro », explique-t-il. Aussi, lorsqu’il fait renaître l’activité familiale en 1997, il reprend le même canal de distribution, les foires et marchés.

 

Aujourd’hui, l'entrepreneur s'appuie sur un réseau de vente aux professionnels de 300 à 500 points de vente, fromagers et autres cavistes, avec une forte implantation dans des zones touristiques comme le haut-Doubs et le Jura. Il possède également des magasins à Baume-les-Dames et à Valdahon.

 

Dernièrement, un point de vente baptisé de la nouvelle marque « Billiotte 1897 », a ouvert à Valentigney, dans le Pays de Montbéliard, à proximité de son atelier de production. Avec ses 180 m², Franck Billiotte veut faire de ce magasin, une vitrine des futures franchises de la marque. Un autre, plus petit, de 60 m² va ouvrir à Vesoul.

 

Le chef d’entreprise cherche en effet à diversifier les modes de diffusion de sa production. Le chiffre d'affaires est monté jusqu'à 2,7 millions d’€, mais les ventes ont pâti de la baisse d’attractivité des foires et marchés. Il s’élève aujourd’hui à 2 millions d’€ avec une vingtaine de salariés : 11 à la production–logistique renforcés d’une dizaine d’intérimaires en raison de la saisonnalité de la production, 3 commerciaux, 4 vendeuses et 2 personnels administratifs.

 

 

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« La franchise implique un concept ultra structuré, notamment sur le plan juridique, puisque le contrat avec le franchisé régira toute la relation ultérieure. Le mobilier est modulaire pour s'adapter aux différentes surfaces. On fait appel à un graphiste, une agence de communication, un spécialiste de l'emballage. »

 

Franck Billiotte s'appuie en l'occurrence sur des compétences régionales : Cartonnage du Château  à Belfort pour le packaging, Teradélis à Montbéliard pour la communication. « C'est comme pour le beurre de nos biscuits, sourit Franck Billiotte. On va se servir dans les fruitières de la région. Cela fait la typicité de nos biscuits pur beurre. »

 

Le lancement de la franchise représente pour l'instant un investissement de l'ordre de 250 000 € ; il devrait atteindre au final de 350 000 €. A terme, Franck Billiotte prévoit un département spécifique pour suivre les franchisés et s'assurer qu'ils soient performants. Car son ambition est de développer un réseau de magasins à travers toute la France.

 

Les ventes scolaires pour un tiers du chiffre d’affaires

 

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Le développement de la biscuiterie s’appuie aussi sur sa capacité d’innovation et d’adaptation aux goûts des consommateurs. La recherche et développement est devenue une préoccupation transversale pour l'ensemble de l'équipe. « C'est une nouvelle donne dont on n'avait pas idée il y a quelque temps. Il faut trouver de la vraie nouveauté. Toute l'équipe est en veille permanente : on ne peut pas attendre de voir ce que vont faire les confrères. Aujourd'hui, c'est à celui qui ira le plus vite dans l'innovation. »

 

Dernièrement, le fabricant a lancé un nouveau concept de biscuits miniatures avec des formes spécifiques. « On a vingt formes et saveurs différentes ; il a fallu six mois pour les mettre au point ». Il a aussi imaginé des macarons bi-couleurs et bi-goûts (avec deux arômes différents).

 

La sèche du haut-Doubs, le biscuit originel de l'entreprise, est désormais décliné au caramel beurre salé, à la cancoillotte, au Comté, à la fleur de sel ; une alliance de tradition et de nouveauté, pour s'adapter au marché. Ces innovations s'accompagnent d'investissements réguliers : de l'ordre de 200.000 € en 2017.

 

 

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L'autre terrain de prédilection de la biscuiterie Billiotte, ce sont les ventes scolaires et associatives : elles représentent 30% du chiffre d'affaires. Le concept, original, a été lancé il y a plus de quinze ans, grâce à une école qui l’a sollicité. Aujourd'hui, c'est tout un service qui est mis à disposition des écoles pour financer des opérations comme des voyages. Les candidats s'inscrivent en ligne et ont accès à une boutique en ligne avec quatre catalogues spécifiques : Noël, les Rois, Pâques et la fête des mères.


« Le prix de vente est celui de la boutique et l'école conserve 40%. C'est vraiment du gagnant-gagnant », souligne Franck Billiotte. « Mais c'est un vrai métier de travailler avec ces gens-là : il faut comprendre leurs contraintes, il y a une logistique à mettre au point. »


Le dirigeant estime que cette activité dispose encore d'un fort potentiel de développement, même si des établissements scolaires des quatre coins de la France sont nombreux à vendre déjà des biscuits Billiotte. Pour les cinq années à venir, Frank Billiotte se montre optimiste. « On s'est complètement remis en cause et on a tout changé. L'entreprise prend une nouvelle tournure et je pense qu'on va se développer. On a la capacité de doubler le chiffre d'affaires, voire plus. »

2 commentaire(s) pour cet article
  1. Jeanney-morel dit :

    Bonjour, Je suis très fan de vos biscuits , c'est une vraie réussit , famille et amis s'en régalent.

  2. mouhotdit :

    Toute l'équipe est en veille permanente...tout est dit, il n'y a pas de hasard en matière de réussite.

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