Chez De Luca Industry, le recours à la sous-traitance constitue l’extrême exception.
Chez De Luca Industry, le recours à la sous-traitance constitue l’extrême exception.

MANAGEMENT. Ponctualité, détermination précise du temps à accorder à telle tâche et pas plus : Serge De Luca est soucieux de ne pas se laisser déborder par l’horloge.

En fait, c’est toute l’entreprise familiale de tôlerie-métallerie-soudure qu’il dirige dans la zone industrielle La Doller à  Burnhaupt-le-Haut (Haut-Rhin) qui est tendue vers cet objectif.

De Luca Industry a fait le choix de l’accentuer en poussant au plus loin l’internalisation : le recours à la sous-traitance constitue l’extrême exception.

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La raison ? Le gérant de De Luca Industry l’énonce en toute franchise.

« Trois facteurs agissent sur la compétitivité : le prix, la qualité, les délais. Sur le premier, on sait depuis belle lurette que nos PME ne peuvent pas lutter contre les pays d’Europe de l’Est. Sur le second, ces mêmes concurrents nous rattrapent :  ils ont les mêmes équipements, ils acquièrent le savoir-faire. Restent donc les délais de réactivité, c’est notre carte maîtresse ».

Ce dernier atout, De Luca Industry a fait le choix de l’accentuer en poussant au plus loin l’internalisation : le recours à la sous-traitance constitue l’extrême exception.

« De la sorte, nous ne nous rendons pas dépendants, en particulier lorsque les échéances deviennent serrées. Si une prestation urgente n’est pas terminée le vendredi, nous travaillons le samedi plutôt que d’attendre la réouverture du partenaire le lundi. Nous avons la chance d’avoir un personnel dévoué », expose Serge De Luca.

Un personnel qualifié aussi, s’empresse-t-il d’ajouter.

L’équipe de 25 salariés rassemble le savoir-faire qui permet à l’entreprise de cumuler la découpe laser de tôles, le pliage par commande numérique, la soudure, l’ébavurage des pièces pour en éliminer les derniers défauts et même la peinture.

Tout ceci mis bout à bout, la gamme de prestations équivaut à celles de PME plus importantes… avec lesquelles De Luca se retrouve d’ailleurs en compétition.

« Nous veillons à augmenter la valeur ajoutée de nos pièces de main d’œuvre. Nous embauchons des apprentis, en principe au rythme de un par an, dans l’optique de les garder. C’est notre avenir. Nous en comptons trois actuellement. Nous recrutons à niveau bac pro et BTS », précise le dirigeant.

L’entreprise familiale transforme l’acier (40 % de l’activité), l’inox indispensable dans les atmosphères corrosives (40 %) et l’aluminium qui est privilégié pour sa légèreté dans la fabrication des  équipements de manutention.

Serge De Luca dirige l’entreprise familiale de tôlerie-métallerie-soudure De Luca Industry.
Serge De Luca dirige l’entreprise familiale de tôlerie-métallerie-soudure De Luca Industry.

Une nouvelle usine qui a mobilisé 2 millions d’€

De Luca Industry présente une offre et un portefeuille clients variés. Elle réalise des passerelles d’accès, des cuves, des châssis métalliques, des casiers de rangement, des supports de tuyauterie, etc. pour l’industrie : chimique (environ 25 % des débouchés), nucléaire (20 %), ferroviaire, agro-alimentaire, etc.

« 80 % du chiffre d’affaires se répartit entre 15 clients, c’est le signe d’une bonne diversification que nous cherchons à entretenir par le haut : quand la part d’un secteur augmente, nous essayons d’en faire monter d’autres en importance, en parallèle », expose le gérant.

Effectivement, le chiffre d’affaires global a augmenté :  + 30 % en 3 ans. Il est passé de 2 à 2,6 millions d’€ en 2012. Accompagnée de quatre embauches fermes, cette période de hausse coïncide avec la construction de la nouvelle usine qui a mobilisé 2 millions d’€ d’investissements.

Depuis sa création en 1977 par Joseph et Eugène les frères aînés de Serge, la PME était installée à Masevaux, le chef-lieu de la vallée de la Doller. Le déménagement au bas de la vallée a permis d'agrandir les locaux des deux-tiers (pour atteindre 3 300 m2) et il a rapproché des clients.

L’équipe de 25 salariés rassemble le savoir-faire qui permet  à l’entreprise de cumuler la découpe laser de tôles, le pliage par commande numérique, la soudure, l’ébavurage des pièces pour en éliminer les derniers défauts et même la peinture.
Le savoir-faire des 25 salariés permet de cumuler la découpe laser de tôles, le pliage par commande numérique, la soudure, l’ébavurage des pièces et même la peinture.

Toujours ce facteur temps…

Photos : Christian Robischon

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