Soudage chez Cita. Un métier aujourd'hui très demandé.
Soudage chez Cita. Un métier aujourd'hui très demandé.

METALLURGIE. L’entreprise de Lamarche-sur-Saône (Côte-d’Or) surfe depuis le début des années 80 sur le programme nucléaire français.

L’entreprise familiale, dirigée depuis juillet 2004 par Natacha Piot, ne cesse de réinvestir dans son outil de production, en extension des ateliers, comme en acquisition de nouveaux équipements.

Dernier projet en date, une extension de 2000, voire 2 500 m2 pour accompagner le développement des EPR dans le monde.

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Quand on est seul fabricant français de supports de tuyauterie (colliers, patins…) pour le nucléaire, qu’on a en portefeuille des clients comme Areva, Cofely (GDF-Suez) ou encore Boccard, crise ou pas crise, on ne peut pas mourir.

Cita Production (7,5 millions d’€ de chiffre d'affaires, 63 salariés avec les intérimaires en ce moment), aujourd'hui membre solide du Pôle Nucléaire Bourgogne (PNB), a survécu à son dépôt de bilan en novembre 2003.

Le gel du programme nucléaire français, du milieu des années 90 au début 2000 lui a pourtant fait craindre le pire, c’est-à-dire une liquidation pure et simple.

Natacha Piot en digne fille de son père, le fondateur en 1964 de l’entreprise, s’est alors battue pour la reprendre en juillet 2004. Les belles promesses des uns ont vite cédé le pas à une stratégie d’affacturage, doublée d’avances sur commande et de lettres de soutien de ses donneurs d’ordres.

«On reprenait déjà du poil de la bête, mais nous avons dû nous séparer de la moitié de notre personnel, soit 25 personnes», évoque amère, la gérante.

Cabine de peinture chez Cita production.
Cabine de peinture chez Cita production.

Un sous-traitant stratégique

Depuis tous ont réintégré l'entreprise car, l’affaire tourne à plein régime.

Cita production livre tous les chantiers de remise à niveau du parc de centrales en France. Le fabricant travaille aussi pour l’EPR de Flamanville et, indirectement pour les deux EPR chinois en construction.

De fait, avec un plan de charge régulier, les ateliers manquent toujours de place. En cinq ans, pas moins de 2,5 millions d’€ ont été investis dont 1,2 million de nouveaux équipements : robots de soudage, cabines de peinture, grenailleuse automatique, bancs de perçage automatique…

Un programme équivalent devrait suivre dans une extension de 2000, voire 2 500 m2. «Il s’agit de mieux suivre nos clients à l’export, car des programmes vont voir le jour en Angleterre, mais également ailleurs : Arabie Saoudite, Afrique du Sud, Pologne, Finlande… », indique Natacha Piot.

L’avenir se présente donc sous de bons auspices. Et l’ambiance professionnelle s’en ressent. Chez Cita, le personnel s’interpelle, se plaisante, voire se tance dans une ambiance bon enfant.

«Cela n’empêche pas d’être hyper-professionnel, au point de livrer nous-mêmes en urgence nos clients en 24h», assure la dirigeante.

Pour éviter, autant que faire ce peu de mettre tous ses œufs dans le même panier, l’entreprise  s’essaie à la diversification : dans les roues à aubes des moulins à eau et dans les éoliennes autoroutières.

Opération de découpe de tôle chez Cita Production.
Opération de découpe de tôle chez Cita Production.

L’une d’elles a récemment défrayé la chronique télévisuelle, car elle produit de l’électricité en captant les coups de vents provoqués par le passage des camions.

Tout un programme…

Crédit Photos : Traces Écrites

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