Une partie de l'équipe de Blueboat.
Une partie de l'équipe de Blueboat.

TIC. Surveiller tout ce qui se dit d’une entreprise sur le Web et agir pour qu’on en parle en bien, voilà qui semble relever de la gageure. Blueboat relève le défi.

La société de Mulhouse (Haut-Rhin) est devenue l’une des références de l’e-réputation et du community management destiné à entretenir l’image de marque de ses clients sur la Toile.

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En matière de construction de la prestation, la société mulhousienne Blueboat n’a rien inventé : elle fait sienne la bonne vieille séquence analyse - plan d’actions. L’originalité, c’est évidemment l’objet.

Aidés de l’outil « Radarly » de la société informatique parisienne Linkfluence, « nous identifions par une série de mots-clés où l’on parle du client, comment on en parle, quelles questions il suscite et aussi comment l’on parle de ses concurrents », expose Christophe Thil, le fondateur de Blueboat.

L’outil en question détecte notamment les mouvements « anormaux » : un flot de tweets à intervalles rapproché ssur l’entreprise, des allers et retours massifs de fans sur Facebook…

Vient ensuite l’action. « Nous privilégions l’approche par les contenus et les relais », poursuit le dirigeant.  Blueboat propose la création de blogs, de textes, vidéos, photos qu’il s’agit de placer aux « bons endroits » auprès des réseaux sociaux les plus importants pour le client et auprès des blogeurs et autres tweeteurs les plus influents.

Christophe Thil, fondateur et dirigeant de la société Blueboat.
Christophe Thil, fondateur et dirigeant de la société Blueboat.

L'importance des blogs

Sans oublier les forums de discussion, très importants : leur contenu recueille un fort capital confiance auprès de ceux qui y participent.

Trouver ces vecteurs d’opinion décisifs dans l’immensité de la Toile, c’est tout l’art de l’équipe de 10 personnes de  Blueboat qui œuvre depuis la célèbre Tour de l’Europe à Mulhouse.

Christophe Thil relève par exemple l’influence du blog féminin Hellocoton auprès de son public.

La société n’est donc pas un développeur de sites Internet, elle considère qu’il s’agit là d’un autre métier.

Le contenu qu’elle préconise, c’est celui qui devra être suffisamment pertinent pour être repris sur les réseaux sociaux et les blogs, jusqu’à susciter des articles sponsorisés, ou des bannières publicitaires synonymes de rentrées d’argent.

« Un autre vecteur intéressant, c’est la création d’un effet « viral », par exemple l’animation d’une page Facebook grâce à un jeu-concours », ajoute le community manager.

Enfin, selon Blueboat, la création d’une communauté aide à se « protéger »… comme dans la vraie vie, en somme.

Grâce à sa dizaine d’années d’existence, l’entreprise dispose d’un certain recul pour évaluer comment son métier a évolué et comment ses clients ont modifié leur rapport au Web.

Une référence clin d'oeil à la chanson des Beatles car le logo de Blueboat est un sous-marin jaune.
Une référence clin d'oeil à la chanson des Beatles car le logo de Blueboat est un sous-marin jaune.

La révolution des réseaux sociaux

« Au départ, on était dans la surveillance d’information, sa collecte et sa transmission ; quelque chose d’assez linéaire en somme. L’arrivée des réseaux sociaux à partir de 2008 a tout chamboulé  »,  explique Christophe Thil.

« Dans un premier temps, nos clients ont surtout été dans la réaction face à des événements imprévus, voire non souhaités. Cette communication de crise ne représente aujourd’hui qu’une part marginale et chacun a bien conscience que lutter contre ces phénomènes est très difficile et qu’il faut se méfier des réactions à chaud. Les marques travaillent beaucoup désormais sur la création de contenu sur les réseaux, elles savent de mieux en mieux où aller… et plus encore, ce qu’elles ne veulent pas faire ! », complète-t-il.

Ce discours paie : Blueboat est un habitué des croissances de chiffre d’affaires à deux chiffres. Elle compte passer à 700 000 € cette année, après 500 000 € en 2013. Les Cuisines Schmidt et Cuisinella, Hager, Electricité de Strasbourg, les Aéroports de Lyon forment quelques-unes de ses références.

Il est évidemment intéressant d’entendre un  homme de l’art parler des médias numériques les plus porteurs à ses yeux. Pour Christophe Thil, 2014 pourrait être l’année de Google+ pour les réseaux. Instagram a aussi le vent en poupe à son avis.

Crédit photos : Blueboat.

 

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