Traces Ecrites News effectue sa traditionnelle pause hebdomadaire à l'occasion des vacances de la Toussaint. Durant cette semaine, nous revenons sur quelques informations de la vie des entreprises de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est qui ont marqué la rentrée. Aujourd'hui : Optec. Constitué par plusieurs croissances externes dans le Doubs puis au-delà, ce groupe franchit une nouvelle étape avec le rachat d’une quatrième PME, apporteuse de nouveaux marchés dans le médical. Avec désormais plus de 60 salariés cumulés, il conforte sa place sur le marché des machines de contrôle et d’assemblage pour l'industrie.


ARTICLE PARU LE 4 SEPTEMBRE 2023. 
Le groupe Optec poursuit sa progression. De la manière raisonnée et à la cadence modérée que son dirigeant Christophe Dufresne souhaite lui imprimer. L’ensemble d’entreprises actives dans les machines spéciales, qu’il a constitué en deux décennies depuis le Doubs, s’enrichit d’un nouvel élément, un peu plus éloigné géographiquement : l’Alsacien Sandmann, dont le rachat a été bouclé en juillet.

Cette société familiale à Bennwihr (Haut-Rhin) ajoute ses 14 salariés à l’effectif du groupe Optec pour porter celui-ci à 64 collaborateurs. Il déclenche une hausse assez significative du chiffre d’affaires cumulé, désormais situé à 16 millions d’€ annuels.

 

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La PME alsacienne, dont le fondateur en 1986 et cédant Patrick Sandmann va accompagner la transition pendant quelques temps, devient la cinquième « brique » placée sous le chapeau du holding de Christophe Dufresne, après Optec Industries à Orchamps-Vennes, Aurea à Etalans (Doubs), Amidec à Thise (Doubs) et Xenia à Saint-Etienne (Loire).

Chaque croissance externe a bien correspondu aux profils de cibles que le dirigeant franc-comtois s’est fixé : « Des entreprises de tailles similaires et donc limitées, autour de 15 personnes, œuvrant dans la machine spéciale en nous apportant des spécialités complémentaires. Dans le cas de Sandmann Machines et Systèmes, il s’agit de l’industrie pharmaceutique et de la medtech où nous étions très peu présents », décrit Christophe Dufresne. Quant au troisième débouché principal de la PME alsacienne, l’automobile, « le groupe y intervient déjà, mais plutôt auprès des fournisseurs de rang 2 et 3. Sandmann va nous donner l’occasion de « remonter » vers des équipementiers de rang 1, pour des éléments de transmission et de motorisation par exemple », souligne l’entrepreneur franc-comtois.

 

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Une ligne de fabrication de chemins de câbles, déployée chez l'entreprise Amidec à Thise (Doubs), entrée dans le groupe Optec en 2018.


Ce scénario d’apport de nouvelles compétences et d’opportunités d’affaires s’est vérifié à chaque étape de l’expansion du groupe. L’origine remonte à 2002 avec la création d’Optec Industries. A l’optique pour la détection et la caractérisation dans l'industrie, son domaine initial dont elle tire son nom, la société a ajouté en 2008-2009 les machines spéciales, dans lesquelles ses systèmes optiques s'intègrent, puis plus largement la conception et la fabrication de machines de contrôle et d’assemblage pour les industries, principalement horlogère, aéronautique, automobile et de défense. « A la fin de la décennie 2000-10, la croissance interne a abouti à conclure que l’optique seule ne suffirait pas…et que les temps étaient mûrs pour passer à la croissance externe », se souvient Christophe Dufresne.

 

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La première acquisition fut en 2011 Aurea (Automation Usinage Réalisation Etude Application) qui s’était hissée en vingt ans au rang des PME bisontines de référence de la microtechnique. « Elle a consolidé notre entrée dans la machine spéciale, d’assemblage essentiellement, pour l’automobile et l’électronique en particulier », ajoute le dirigeant. Amidec a suivi en 2018, pour des éléments périphériques de presse et pour la robotisation.

Quant à la Stéphanoise Xenia, de dimension plus réduite (5 personnes), elle a apporté sa maîtrise des procédés laser pour l’assemblage en 2021, pour être intégrée à Optec Industries tout en conservant son nom commercial.


Travail de multiples métaux

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Signature de l'acquisition de Sandmann, début juillet 2023, entre Christophe Dufresne président du groupe Optec (2ème à gauche), Patrick Sandmann (3ème à gauche) et son épouse, avec les avocats ayant accompagné la transaction.


La succession de rachats a également accru, au fur et à mesure, la palette des matériaux travaillés. Celle-ci couvre aujourd’hui de nombreux métaux : aluminium, acier, inox, cuivre, d’autres plus rares comme le titane, jusqu’à des matériaux supra-conducteurs
. Toutes ces sociétés présentent aussi la caractéristique d’une bonne santé. Christophe Dufresne fait valoir « un excédent brut d’exploitation (EBE) supérieur à 20 % » sur l’ensemble du petit groupe. Dont le périmètre peut encore s’agrandir : son dirigeant déclare rester attentif aux opportunités, selon le même profil de taille d’entreprises et dans un rayon géographique voulu circonscrit. « A priori, nous n’avons pas l’intention d’aller au-delà de la Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est », expose-t-il.

Des investissements viennent régulièrement consolider cette expansion. Une enveloppe de 750.000 € est ainsi déployée jusqu’en 2025, essentiellement chez Optec Industries pour des fonctions de contrôle. Et le groupe poursuit ses recrutements, à la quête en particulier de concepteurs en mécanique, d’automaticiens et de spécialistes de l’informatique industrielle qui puissent mener Optec vers cette mutation.

Photos fournies par l'entreprise.

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