PLASTURGIE. Bericap revoit sa stratégie productive.

La filiale française du bouchonnier allemand souhaite optimiser son outil industriel.

Un atelier test, sous forme d’ilôt dédié à une fabrication spécifique, est en cours d’installation sur son site de Longvic (Côte-d’Or).

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Après avoir injecté ces dernières années plusieurs dizaines de millions d’€ sur son site de Longvic (Côte-d’Or), Bericap France, fabricant de bouchons pour le secteur agroalimentaire, fait une pause pour se désendetter.

«Nous entendons dorénavant mieux utiliser notre parc industriel et augmenter le niveau de compétence et de responsabilité de nos collaborateurs», explique Philippe Pellerin, co-gérant de l’entreprise avec Dominique-Paul Vallée.

Sur 2012-2013, une enveloppe de 4 à 5 millions d’€ d’investissement est néanmoins prévue pour acquérir de nouvelles presses à injecter, des équipements périphériques de parachèvement et des moules, mais l’industriel porte toutefois ses principaux efforts sur une refonte progressive de son organisation.

Un atelier conçu en forme d’îlot et dédié à une fabrication spécifique est en cours d’installation. Il servira de test à l’ensemble de l’unité pour réadapter les process à ses quatre-vingts familles de bouchons produites localement.

Deuxième mondial et premier européen

L’entreprise (80 millions d’€ de chiffre d’affaires, 250 salariés en incluant une autre usine à Vittel, dans les Vosges) doit en effet améliorer sa performance.

Sa clientèle très exigeante car composée de grands groupes embouteilleurs et de façonniers, l’y contraint.

«Nous devons sans cesse grapiller sur le poids des bouchons, tout apportant des fonctionnalités toujours plus innovantes, avec le souci constant de préserver nos marges», argumente le dirigeant.

Bericap France est une filiale du groupe allemand éponyme dirigé par la famille Kraütkramer. Ce dernier exploite 22 usines dans le monde, emploie 2600 salariés et réalise 600 millions d’€ de chiffre d’affaires.

Il développe un savoir-faire très large en tant que bouchonnier qui répond aussi bien aux besoins de l’agroalimentaire, du médical, qu’aux secteurs des lubrifiants et des produits phytosanitaires.

Ce qui le place en tête des fabricants européens et à la second place mondiale.

Qui est Philippe Pellerin ?

Cet ingénieur Arts et Métiers, féru d’histoire et bon connaisseur des philosophies orientales devrait diriger seul Bericap France lorsque Dominique-Paul Vallée, l’autre co-gérant, prendra sa retraite.

Son parcours professionnel l’a conduit tour à tour dans de grands groupes : BP, Carnaud Metal Box et Plastic Omnium, dans des PME et même une start-up.

Le dirigeant a beaucoup voyagé, vécu aux Etats-Unis, mais aussi connu deux périodes de chômage, dont une de 10 mois.

De toutes ces expériences, il retire un profond enrichissement. Car la "culture de l’échec", si prisée chez les anglo-saxons, forge un caractère, oblige à l’ouverture d’esprit et force à l’humilité. Le management allemand du groupe Bericap ne s’y est pas trompé en venant le chercher.

Crédit photo: Bericap

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