La cabine de peinture adaptée à de multiples matériaux.
La cabine de peinture, adaptée à de multiples matériaux.

TRAITEMENT DE SURFACE. Père et fils font bon ménage chez Arc-en-Ciel, devenue une référence dans le traitement de surfaces en Sud-Alsace.

Leurs compétences complémentaires génèrent un chiffre d'affaires en constante augmentation et élargissent leur clientèle dans le nord Franche-Comté.

La PME de 20 salariés espère concrétiser de nouvelles embauches cette année.

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Partis à deux, les voilà arrivés à 20… provisoirement. Nicolas Lecourt et son papa ont créé Arc-en-Ciel Application en 2003. Onze ans plus tard, leur société s’est doublée d’une sœur Arc-en-Ciel Industrie pour devenir une PME de référence dans le traitement de surface en Sud-Alsace.

« Nous espérons réaliser 3 à 4 embauches cette année », indique Nicolas Lecourt.

Le patient travail de défrichage du terrain local aboutit à un joli portefeuille de 360 clients situés à 80 % dans le Haut-Rhin, le complément venant des départements voisins du Nord Franche-Comté, des Vosges et du Bas-Rhin.

Ces clients procurent un chiffre d’affaires en constante augmentation, qui aboutit à 2,5 millions d’€ en 2013 au cumul des deux sociétés.

Ils évoluent dans les domaines très variés du bâtiment, de l’artisanat, du mobilier urbain pour collectivités, de l’ameublement, de la menuiserie, du machinisme agricole, de  l’industrie mécanique, textile, métallurgie, automobile à un degré moindre.

« Cette diversité est notre force, nous cherchons à la cultiver au maximum », souligne Nicolas Lecourt.

Venu de la maintenance, le fiston a apporté cette compétence complémentaire à l’expertise en traitement de surface que son père avait acquise en un quart de siècle.

Lancée à Illzach en périphérie de Mulhouse, l’activité s’est  transférée en 2008, croissance oblige, à Wittelsheim dans la zone du Heiden emblématique de la reconversion de la potasse.

L’atelier d’Arc en Ciel Applications, l'une des deux sociétés avec Arc-en-Ciel Industrie.
L’atelier d’Arc en Ciel Applications, l'une des deux sociétés avec Arc-en-Ciel Industrie.

Traitements chimiques soumis à autorisation

Un premier bâtiment de 1 900 m2 s’est doublé d’un atelier de même taille en 2011 pour accueillir Arc-en-Ciel Industrie : cette société concentre les traitements chimiques plus lourds soumis de ce fait au régime de l’autorisation préfectorale.

Outre les 3 millions d’€ d’investissements immobiliers, Arc-en-Ciel a injecté 200 000 € pour moderniser ses moyens de production à cette occasion.

Ces programmes se sont ajoutés aux 300 000 € d’équipements qui ont accompagné l’autre événement marquant de la jeune histoire de la PME : le rachat en 2009 de l’activité alsacienne du lorrain LTM Color.

« La période de crise n’était pas la plus propice à l’expansion, mais il faut savoir saisir les opportunités quand elles se présentent. Cette croissance externe nous a dotés d’une installation automatique complémentaire de nos moyens, elle a élargi notre champ vers les pièces de petite et moyenne série pour l’industrie », commente Nicolas Lecourt.

La visite des ateliers permet d’appréhender la variété des matières et des métiers. Les deux sociétés Arc-en-Ciel pratiquent la peinture liquide sur bois, verre, acier ou revêtements particuliers (laques polyuréthane, vernis satinés…), le thermolaquage sur acier classique, inox ou galvanisé ainsi que sur l’aluminium. Elles pratiquent le poudrage, le grenaillage sablage, le décapage, la galvanisation.

Bref, de quoi satisfaire les demandes les plus variées.

Nicolas Lecourt a créé Arc-en-Ciel Application avec son père en 2003.
Nicolas Lecourt a créé Arc-en-Ciel Application avec son père en 2003.

Qui est Nicolas Lecourt ?

Agé de 35 ans, Nicolas Lecourt a fait ses premières armes professionnelles chez PSA Mulhouse à la maintenance, puis dans une entreprise de peinture industrielle, à l’issue de son bac en génie électrotechnique. 

Ce parcours de quatre ans a précédé la création d’Arc-en-Ciel Application avec son père en 2003. Le technicien de formation s’aguerrit à la gestion d’entreprise.

Depuis novembre, il suit les cours de l’Ecole des managers commune à la CCI Sud-Alsace-Mulhouse et au Cahr, le comité d’action économique du Haut-Rhin. « Une expérience très enrichissante », apprécie-t-il.

Photos : Christian Robischon.

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