Ingénierie. Le spécialiste des études, solutions et mise au point de produits acoustiques et antivibratoires pour l’industrie ouvre un site à Delle, dans le Territoire de Belfort. Il entend grâce à cette implantation séduire par son savoir-faire une nouvelle clientèle française, suisse et allemande.

Qu’est ce qui peut bien pousser une entreprise d’ingénierie de Nantes (Loire-Atlantique) à implanter un second site à Delle, dans le Territoire de Belfort ?

«Nous conduisons une stratégie globale de développement qui n’obéit pas seulement au fait de se rapprocher de certains de nos clients traditionnels : GE Energy, Alstom, Stein Energies…», indique Joël Coudrieau, fondateur d’Axilab, société créée en 1999.

Cet ingénieur mécanicien et acousticien de 54 ans en avait toutefois assez de faire des aller-retours d’Ouest en Est et voulait poser ses maquettes, destinées à analyser à une échelle réduite les bruits intempestifs, les vibrations anormales et autres dysfonctionnements liés aux écoulements de fluides d’équipements industriels.

«Une implantation locale doit nous permettre de mieux servir nos clients, mais également d’en séduire d’autres, en France, en Suisse et en Allemagne. Et au-delà du strict secteur de l’énergie», précise le dirigeant.

Grâce à une action groupée de la CCI de Belfort, de la communauté de communes de Delle, de la Sodeb et de l’agence de développement économique du Territoire de Belfort, un bâtiment en location de 1100 m2 a été rapidement trouvé.

Un double développement

Moyennant un investissement d’une centaine de milliers d’€ pour transférer et installer les maquettes de bancs d’essais, il est dorénavant prêt à accueillir trois personnes.

«Pour améliorer nos recherches, nous pourrons nous appuyer à l’extérieur sur l’Université Technologique de Belfort-Montbéliard (UTBM) et sur certains laboratoires spécialisés présents sur place, comme le Femto-ST», se félicite Joël Coudrieau.

À Nantes, Axilab (2 millions d’€ de chiffre d’affaires, 11 personnes) conduit parallèlement un autre développement de 650 000 €.

Un second bâtiment de 1 000 m2 sera opérationnel à la fin de ce mois de juin pour monter et assembler les produits que l’entreprise achète sous forme de composants et met au point en fonction de ses propres besoins.

Après un parcours dans de grands groupes où il ne goûtait pas aux vertus de l'indépendance, Joël Coudrieau a voulu devenir son propre patron. «Faire par moi-même», répète t-il souvent.

Aussi, lorsqu’il embauche - toujours en CDI -, il aime laisser à ses collaborateurs une certaine autonomie et s’appuie avec eux sur un contrat d’objectifs, décliné tant en termes d’évolution de poste que de salaire.

Crédit photo: Axilab

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