La machine de découpe acquise pour se diversifier dans des pièces sur-mesure.
La machine de découpe acquise pour se diversifier dans des pièces sur-mesure.

BATIMENT. Pour ses 20 ans, la PME de Mâcon (Saône-et-Loire) ajoute une activité artisanale de décoration à la distribution exclusive du Bolon, un revêtement de sol en vinyle tissé d'origine suédoise.

Artepy vient d'investir dans une machine de découpe pour faire des pièces sur-mesure. Cliquez sur les photos pour les agrandir.

L'histoire d'Artepy est intimement liée à celle du Bolon, une marque devenue un nom commun dans le langage des architectes et des décorateurs.

Marie-Noëlle et François Plassard découvrent ce revêtement de sol en vinyle tissé fabriqué en Suède, dans un salon en 1994. Depuis, la réussit de l'un ne se fait pas sans l'autre.

Artepy devient en 1994 le distributeur exclusif de ce matériau en France, et depuis également au Magreb.

« Les améliorations de ce matériau d'une rare technicité résultent d'échanges permanents », affirme la dirigeante de cette PME qui, au bout de 20 ans, est passée de 2 à 25 salariés avec un chiffre d'affaires de 8 millions d'€.

Le tissage chaîne et trame donne au vinyle l'apparence d'un tissu. Le matériau plastique apporte une résistance et une faculté antidérapante qui lui confèrent, au début, une utilisation à l'extérieur, pour des terrasses notamment.

« Il est inusable », affirme la chef d'entreprise qui avance pour preuve l'obtention d'une garantie décennale.

Marie-Noëlle Plassard, fondatrice d'Artepy avec son mari, aujourd'hui disparu
Marie-Noëlle Plassard, fondatrice d'Artepy avec son mari, aujourd'hui disparu.

Ce qui pourrait être un handicap pour le développement des affaires, se transforme en atout.

Avec le renfort de quelques architectes renommés, dernièrement Jean Nouvel, le Bolon rentre dans les maisons et surtout les espaces à grand passage : hôtels-restaurants et immeubles de bureaux.

Un show-room, à deux pas du Louvre à Paris en 2010 rapproche l'entreprise des gros prescripteurs. Le conseil d'Europe à Strasbourg, le café du Trocadéro à Paris, Lenôtre, Orange deviennent des références.

Dans l'Est, on le trouve à l'hôtel de l'Europe à Horbourg Wihr, à la tour Elithis  et à la maison des entreprises à Dijon.

Optimisation du stock

Mais cela ne semble pas suffire à combler l'enthousiasme de la dirigeante.

Au conseil et au négoce, elle ajoute aujourd'hui une activité artisanale avec un investissement dans une machine à découpe.

Son idée : créer des pièces sur mesure en surfant sur la fibre environnementale de l'industriel suédois qui a réduit à 15% la proportion de produits chimiques entrant dans la fabrication du vinyle grâce à l'apport de plastifiants issus de ressources renouvelables.

Le concours de la designer Stella Cadente donne naissance à une collection de tapis avec des motifs découpés.

« Nous pouvons réutiliser des chutes de rouleaux ce qui n'est pas négligeable vu le nombre de modèles et couleurs de notre stock qui représente une énorme immobilisation financière », indique Marie-Noëlle Plassard.

Collage à la seringue des pièces d'un tapis.
Collage à la seringue des pièces d'un tapis.

Cette diversification à l'occasion de son 20ème anniversaire devrait, espère sa dirigeante, permettre de compenser le recul des commandes du bâtiment au profit d'une clientèle tournée vers la décoration.

Crédit photos : Artepy et Traces Écrites

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