MÉTALLURGIE. Pour ceux qui n'auraient pas lu cette information de dernière minute, publiée vendredi 17 février...

Creusot Forge se dote pour plus de 40 millions d'€ d’une presse de 9 000 tonnes, en remplacement de celle datant de 1954 d’une puissance de frappe de 7 000 tonnes.

Le sidérurgiste appartient depuis le 8 septembre 2006 au groupe Areva.

L’entreprise complète un parc d’équipements déjà considérablement renouvelé sur fond de négociations salariales serrées pour harmoniser les rémunérations au sein du géant mondial du nucléaire.

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Creusot Forge, implantée dans la ville éponyme du Creusot (Saône-et-Loire) et spécialiste des pièces forgées et moulées pour les marchés de l’énergie, investit  plus de 40 millions d’€ dans une presse de 9 000 tonnes et son manipulateur de 200 tonnes.

L’équipement, opérationnel au quatrième trimestre 2013, remplacera une presse de 7 000 tonnes, datant de 1954. Il permettra de forger des lingots de 15 à 260 tonnes en acier, alliages et superalliages en réduisant le nombre d’opérations.

Cet ensemble productif bénéficie des dernières avancées technologiques : changement automatique d’outil, contrôle dimensionnel par laser, réduction du temps de forgeage, optimisation matière de la taille…

Pour piloter de tels "engins", où la moindre erreur coûte très cher, un important programme de formation est en cours pour faire évoluer le personnel vers des postes plus qualifiés dans la conduite de process.

«Nous nous donnons les moyens de rester compétitifs dans un secteur de plus en plus concurrentiel», explique Philippe Knoche, directeur général délégué et membre du directoire du groupe Areva, repreneur de l’entreprise en septembre 2006.

Des investissements lourds réguliers

Le sidérurgiste (100 millions d’€ de chiffre d’affaires, plus de 300 salariés) veut s’ouvrir à de nouveaux marchés : tuyaux, chimie, offshore…, tout en offrant un savoir-faire complémentaire dans l’énergie, l’aéronautique, les conteneurs de stockage et les produits semi-finis pour l’industrie lourde.

Ce nouveau développement s’inscrit dans un plan  d’investissements lourds réalisé depuis cinq ans. En 2010, Creusot Forge bouclait un programme de 150 millions et réfléchissait à un autre d’un montant équivalent.

Il s’agissait à l’époque d’installer un laminoir circulaire favorisant le travail de plus grosses pièces avec des moyens de levage jusqu’à 400 tonnes.

Mais la crise est passée par là et le projet, toujours d’actualité, reste pour l’instant suspendu à une relance plus forte du marché du nucléaire.

Crédit photo: Creusot Forge / Areva

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