Stratégie. Le numéro un français des ingrédients de charcuterie pour l’industrie du plat cuisiné, implanté à Breuches (Haute-Saône), compte doubler ses exportations dans les cinq ans.

La société André Bazin (80 millions d’euros de chiffre d’affaires, 280 salariés), qui développe par ailleurs une gamme de salaisons traditionnelles : jambon de Luxeuil, saucisse de Morteau, saucisse de Montbéliard, terrine franc-comtoise…, vise les 15% d’activité à l’international, contre 8% actuellement.

«Nous ciblons les pays limitrophes : Allemagne, Italie, Espagne, Benelux, Royaume-Uni, mais aussi la Tchéquie», explique Philippe Wagner, président de l’entreprise.

Une politique plus judicieuse de prospection avec des commerciaux-export, mais également des agents se met en place.

Le fabricant opère également un redéploiement auprès de la grande distribution nationale en proposant des produits grand public issu de l’industrie du plat cuisiné : émincé de viandes rissolées, braisées, mini saucisses…

«Nous disposons d’une équipe de cinq ingénieurs et d’environ 500 000 euros de budget pour s’occuper de notre R&D», précise le dirigeant.

Rachetée en 2004 par Philippe Wagner et Albert Locatelli, le directeur industriel, l’entreprise a bénéficié depuis cette date de 15 millions d’euros d’investissement pour étoffer son site et le rééquiper.

Elle vient de décrocher la norme française ISS et l’anglaise BRC.

Crédit photo: Agence Ikona

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