LOGISTIQUE. Le géant mondial de e-commerce convie la presse ce lundi 25 juin à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

Il confirme ainsi implicitement la création de son troisième site logistique national dans la sous-préfecture de Saône-et-Loire.

Surprise à Beaune (Côte-D’Or), l’autre ville en concurrence, qui outre de l’apprendre par nos soins, fait valoir un dossier jugé meilleur.

L’Américain Amazon, premier site mondial de vente en ligne (48,08 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 22 500 salariés), choisit Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), et non Beaune (Côte-d’Or), pour implanter sa troisième base logistique française.

Car à moins d’être vraiment tordu, on voit mal Frédéric Duval, directeur des opérations d’Amazon.fr Logistique SAS, inviter la presse, ce lundi 25 juin de 10h30 à 15h, dans un hôtel chalonnais pour annoncer préférer la capitale du bourgogne.

D’autant que l’entreprise de e-commerce lance sur place la recherche par des sociétés spécialisées de logements pour ses cadres dirigeants, dont certains étrangers.

La future plate-forme logistique, créatrice de 300 à 400 emplois et d’une millier annoncé à terme, naîtra en deux temps.

Dans les prochaines semaines, Amazon louera autour de 50 000 m2 sur le parc d’activité du Val de Bourgogne, dans l’agglomération de Chalon-sur-Saône.

Le société américaine devrait ensuite faire construire sa propre plate-forme d’environ 100 000 m2 sur d’anciens terrains Kodak, transformés en zone d’activités, pour un investissement de 40 millions d’euros.

Beaune défend de meilleurs atouts

À Beaune, on est, pour le moins surpris, de ne pas avoir été informé de cette décision avant les journalistes. Et, un rien agacé, car on croyait défendre un dossier jugé meilleur.

«Nous avons une fiscalité plus basse, des locaux parfaitement adaptés, une connection par fibre optique disponible au 30 juillet, un personnel saisonnier mieux mobilisable, un bassin d’emploi largement plus étendu, une desserte routière moins encombrée et nous avions prévu un transport en commun spécifique», explique un proche collaborateur d’Alain Suguenot, le député-maire UMP de la ville.

Alors, quels arguments ont t-ils pu faire pencher la balance ?

Chalon-sur-Saône, dirigée par le socialiste Christophe Sirugue, peut, sans conteste, accorder des aides publiques par emploi créé, relativement plus importantes.

Mais de là à penser qu’une pression gouvernementale venant d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif et ancien homme fort de Saône-et-Loire, aurait favorisé Chalon, il n’y a qu’un pas.

«Je vous arrête tout de suite, le ministre n’aurait rien à gagner à ce genre de basse manœuvre politicienne et il est plutôt accaparé par sauver des emplois auprès d’usines menacées», assure une source parisienne.

On peut toutefois s'interroger sur la présence d'Arnaud Montebourg, annoncée à cette conférence de presse.

Relire sur le même sujet notre article : Beaune ou Chalon Amazon va y investir 40 millions d'€

Illustration : logo d’Amazon

3 commentaire(s) pour cet article
  1. Xebdit :

    Enfin une excellente nouvelle pour le Grand Chalon ! Quand je lis que le bassin chalonnais est moins étendu que celui de Beaune, il faut m'expliquer !!! Les habitants et travailleurs ne sont pas partis en même temps que Kodak. De toute façon, Beaune est une ville de vin et de notables, et n'aura pas besoin d'Amazon pour vivre. Quant à Chalon, TOUT lui était favorable (bassin, transports, fibre, terrain, aides...), cela aurait été totalement illogique que Beaune rafle la mise. Bien à vous

  2. zargaldit :

    Je cite : "le ministre n’aurait rien à gagner à ce genre de basse manœuvre politicienne". La source parisienne prend les gens pour des imbéciles : vous voyez un ministre PS favoriser un député-maire UMP ou l'inverse ?

  3. aeolisdit :

    Avec un maire qui refuse Mac Do, le village des marques, le développement des énergies renouvelables sur son territoire, un historique d'accueil d'un grand groupe américain (Kodak) et un bassin de population plus enclin à travailler sur ce type d'emploi, outre les aides publiques, il n'y a pas de quoi être surpris. Si un ministre pousse au développement économique sur son département, on ne va quand même pas le lui reprocher alors que l'on critique souvent l'inaction politique...

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