FILIÈRE PAYSAGE. Rendre son panel de fournisseurs de plus en plus français et européens :  Agriline se fixe cet objectif. Ce distributeur de matériel de bassins de jardins et maintenant concepteur, basé à Burnhaupt-le-Haut (Haut-Rhin), l’a inscrit dans les 20 engagements de sa charte « éthique sociale et environnementale », adoptée au début de cette année.

 

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Des modules assemblables et empilables au gré des envies du client forment un bassin de terrasses, un bac décoratif de plantation, un carré potager…

 

A ce jour, 30 % des produits du catalogue d’Agriline sont européens. La proportion est déjà méritoire dans un métier où les fabricants asiatiques ont l’habitude de truster les commandes. La PME de Burnhaupt-le-Haut (Haut-Rhin) a par exemple trouvé en France ses fabricants respectifs de cascades et de caissons de lame d’eau. Parmi ses nouveautés 2014, ses bordures Borline à piquets intégrés sont aussi d’origine hexagonale.

 

« Lorsque la production ne peut se faire en France ou en Europe, nous cherchons au moins à ce que la conception et le développement se fasse dans l’Hexagone. C’est le cas par exemple de nos pompes », souligne Virginie Royal, chargée de la communication.

 

Pour cette phase amont de conception, autant agir soi-même, s’est dit Agriline : autour de son chef produits Grégory Dreyer, l'entreprise s’est lancée depuis quelques années dans le développement en propre de plusieurs de ses références.

 

Son filtre Evolia XL lui a valu en 2011 le prix territorial Thur-Doller des trophées d’Alsace Innovation. Plus récemment, le bassin Kaskad aura également toutes ses chances dans les concours divers – il a été nominé aux trophées Alsace de l’écoconception des CCI et de l’Ademe cet automne.

 

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Le filtre Evolia XL a reçu en 2011 le prix territorial Thur-Doller des trophées d’Alsace Innovation.

 

Jusqu’à 50 % de matériaux d’origine recyclée

 

Préformé pour terrasses, balcons et jardins, ce bassin est composé de modules assemblables et empilables au gré des envies du client pour en faire un bassin de terrasses, un bac décoratif de plantation, un carré potager, un réservoir d’eau de pluie, etc. « Il fait entrer l’eau de pluie dans le bassin, et donc la biodiversité », précise Virginie Royal. 

 

Un autre point de la charte concerne le recyclage des produits. « Pour certaines références, nous pouvons demander l’incorporation de jusqu’à 50 % de matériaux d’origine recyclée. Nous avons pour objectif d’augmenter la part des recyclables », indique la communicante.

La dernière nouveauté en matière de bordure, la borline roll est composée à 100 % de plastiques recyclés. De fabrication française, elle adopte un revêtement plus lisse ainsi qu’une texture plus souple qui facilite son rangement.

 

Bannière anthalys

 

Au total, la gamme d’Agriline se décline en quatre grandes familles : le trio bâches (de fabrication américaine Firestone), bassins préformés et cascades forme la plus importante en chiffre d’affaires, suivie des pompes, fontaines et matériels de filtration, des produits d’entretien et enfin des produits de décoration comme les projecteurs ou les diffuseurs de brume.

 

La clientèle, professionnelle, se répartit entre les détaillants (jardineries, magasins de bricolage…) et les paysagistes privés ou de collectivités, captés en direct ou via des centrales d’achat. La PME de 17 salariés s’est diversifiée dans le matériel de récupération des eaux de pluie, vendus par des négociants en matériaux. Cette activité représente 15 % du chiffre d’affaires situé à 5 millions d’€ l’an dernier.

 

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Le site de la PME de Burnhaupt-le-Haut est agrémenté de jardins et bassins illustrant ses compétences. ©Christian Robischon.

 Histoire familiale

 

Agriline, c’est une histoire familiale, celle des Dreyer. Gilbert a fondé l’entreprise en 1991 à Illfurth comme magasin de vente au détail de matériel de jardinage. Il a rapidement pris le virage vers l’activité actuelle, épaulé par son épouse Brigitte qui est aujourd’hui la présidente de la société. Leurs enfants Grégory et Virginie ont ensuite rejoint l’entreprise qui a déménagé à Burnhaupt-le-Haut, dans la zone industrielle de la Doller, il y a sept ans. C’est là qu’elle a trouvé l’espace pour les 600 m2 de bureaux et 3 000 m2 de stockage qu’a requis le développement de l’activité. 

 

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