NTIC. L’entreprise auxerroise, fournisseur pour l’Afrique d’accès Internet et opérateur de téléphonie  grâce au satellite, prévoit de tripler son activité en deux ans.

Afrique Télécom entre aujourd’hui sur le marché libre de la bourse de Paris.

Finalité à court terme : offrir une visibilité et une transparence aux investisseurs potentiels. Et à plus long terme : être côté sur le marché Alternex pour financer une croissance qui s’annonce exponentielle.

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Ne la cherchez surtout pas en Côte-d’Ivoire, au Cameroun, Gabon ou Sénégal !

Afrique Télécom, fondée en 2005 et cotée ce vendredi 16 novembre sur le marché libre de la bourse de Paris (*), est une société bien française implantée à Auxerre, dans l’Yonne. Relire à ce propos notre article : Les ondes positives d'Afrique Télécom

Son nom découle simplement d’un vaste terrain de jeu, qui s’appelle l’Afrique Francophone et subsaharienne (**), où elle fournit des accès Internet et des liaisons téléphoniques, grâce au satellite.

«Nous allons en bourse pour avoir une visibilité auprès des investisseurs et nous préparer, en raison de nos futurs développements, à entrer dans quelques années sur le marché Alternext», explique Philippe Tintignac, le P-DG.

Cette première introduction, conseillée et réalisée par la société Arkéon Finance, découle en partie de la présence au capital d’Afrique Télécom de fonds gérés par sa filiale Arkéon Gestion (***).

«Nous conseillons souvent ce schéma comme un gage de transparence et la possibilité offerte à nos fonds de sortir sur le marché financier», indique Arnaud Filhol, président du directoire d’Arkéon Gestion.

De petites installations auto-installables

Car croire en cette entreprise - 15 personnes et 3 millions d’€ de chiffre d’affaires - pourrait s’avérer fort juteux à l’avenir.

Les progrès de la technologique permettent aujourd’hui à Afrique Télécom d’élargir considérablement son portefeuille de clientèle.

Les grosses stations Vsat, réservées aux administrations et aux grands groupes en raison de leur coût de 7 000 €, vont dorénavant cohabiter avec de plus petites, tarifées à seulement 750 €.

Auto-installables, elles assurent une connection jusqu’à 4Mbits. Pour épouser les mentalités locales, la proposition commerciale se fait par ailleurs, et c’est une exclusivité, en prépaiement et sans abonnement.

Depuis le début de l’année, pas moins de 800 petites stations Vsat ont déjà été installées et Afrique Télécom prévoit d’en livrer 10 000 d’ici à 2014 pour un chiffre d’affaires d’environ 10 millions d’€. De gros opérateurs locaux en téléphonie ont déjà signé des accords de distribution.

«D’où le besoin d’être connu, voire reconnu, pour pouvoir financer demain une croissance que nous envisageons exponentielle, en conservant toujours une longueur d’avance sur la concurrence», avance Philippe Tintignac.

Surtout lorsque l’on sait que le dirigeant envisage dans les trois ans de fournir des équipements et des coûts de connections encore moins chers, avec une puissance de 10 Mbits.

(*) Avec prix par action fixé à 4,50 €.

(**) Dix bonnes raisons d'investir en Afrique

(***) A hauteur de 25%.

Crédit photos : Afrique Télécom

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Emmanuel Picdit :

    Passionnant, enfin un industriel qui comprend qu'aider au développement n'est pas faire la charité, et que les Africains nous attendent désormais là.

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