ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR. Décidément rien ne va plus à l'Université de Bourgogne qui, à peine après avoir élu Alain Bonnin comme président, le perd.

Le successeur de Sophie Béjean à la tête de l'établissement d'enseignement supérieur voit son élection annulée par le tribunal administratif de Dijon.

Et ceci suite à une requête de l'intersyndicale SNESUP-CGT à propos des résultats des élections au conseil d'administration pour les membres du collège B (maîtres de conférence).

Nous publions la réaction un rien agacée de l'ex-futur président.

Chers collègues, chers étudiants,

Les votes des dernières élections universitaires ont abouti à une situation claire : vous avez accordé votre confiance aux listes que je conduisais et qui sont arrivées en tête dans les trois conseils de l’université : conseil d'administration (CA), conseil scientifique (CS) et conseil des études et de la vie universitaire (CEVU).

Pour ce qui concerne le CA, la majorité qui s’est construite autour de ma candidature a emporté 13 sièges sur 20, me donnant un mandat franc et stable pour la présidence de l’université. C’est ainsi que j’ai été élu président le 15 mai dernier.

Vous le savez, les résultats des élections du collège B (maîtres de conférence) au CA ont malheureusement été annulés le jour même de mon élection comme président. Cette regrettable concomitance de dates vient d’entrainer la suspension de mon élection.

L’Université de Bourgogne n’a donc plus de président à compter du 1er juin. Les motivations et influences qui ont conduit à cette situation resteront troubles pour les défenseurs de la démocratie universitaire.

Pour assurer la transition, un administrateur provisoire vient d’être nommé par le Recteur.

Nous devons aujourd’hui, ensemble, sortir l’université de l’état de paralysie dans lequel elle se trouve plongée, bien en dépit de ma volonté.

J’appelle donc plus que jamais l’ensemble de la communauté qui sera amenée à voter le 13 juin à manifester son soutien à la liste «Construire l’avenir de notre université dans la concertation» pour confirmer la volonté de changement manifestée dans les votes de février dernier par toutes les catégories de personnel de notre université.

Votre soutien par les urnes sera une réponse digne à la situation d’instabilité et de blocage que nous subissons depuis trop longtemps. Il permettra d’assurer un fonctionnement stable pour la gouvernance de notre université, confortant ainsi les 10 voix sur 20 dont je dispose au CA.

Très cordialement, Alain Bonnin

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Emmanuel Picdit :

    Il semble plutôt que la décision vienne du recteur, qui ajoute ainsi un épisode à cet étonnant feuilleton dijonnais : une présidente battue à des élections démocratiques s'efforce par tous les moyens de conserver son siège, quitte à paralyser le fonctionnement de l'établissement pendant des semaines. On aurait aimé plus de précisions sur les motivations de la décision du Tribunal, et des explications sur les commentaires du président démis ("motivations et influences troubles..."). Des étudiants africains, qui ne manquent pas d'humour et s'y connaissent dans ce genre de situation, m'ont dit l'autre jour : "elle va finir par prendre les armes..."

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