La cathédrale de Nevers retrouve enfin ses vitraux

Publié par Christiane Perruchot, le 06 janvier 2011

Commande publique. C'est l'aboutissement de cinq décennies de valse-hésitations, ajournements, relances au gré de volontés politiques, ralentissements pour cause de raréfaction de deniers publics.

La commande publique des vitraux de la cathédrale de Nevers est enfin close et elle s'affiche avec panache.

Soufflées par un bombardement des Alliés en juillet 1944, les 130 baies, représentant pas moins que 1052 m2, n'attendent plus que leur inauguration, prévue en septembre, puis en octobre dernier sous le patronage de Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et reportée à plus tard…

Leur particularité : ce sont des vitraux contemporains, réalisés par un tandem artiste et maître verrier. Le projet représente la plus grande commande de vitraux contemporains d'Europe.

Son côut : 7,1 millions d'€ financés par l'Etat, avec un mécénat de la fondation Gaz de France-Suez de 35 000 €  pour la dernière tranche.

Ce choix, dans un édifice religieux classé, érigé entre le XIème et le XVème siècle, constituait à l'époque une expérience pionnière.

L'histoire a commencé sous le ministère d'André Malraux.

En 1960, Jean Bazaine et Alfred Manessier, peintres de l'avant-garde élaborent un projet qui trouve une concrétisation partielle, à travers les vitraux abstraits de Raoul Ubac dans le chœur roman (1997-1995).

Dans les années 80, le projet repart sous l'influence de François Mitterrand, Président de la République et… Nivernais.

Le travail est réparti entre six artistes et maîtres-verriers : Gottfried Honegger avec Jean Mauret (fenêtres hautes de la nef), François Rouan avec Benoît Marq-Atelier Simon (fenêtres basses de la nef et chapelle latérales et transept gothique), Claude Vialat avec Bernard Dhonneur (choeur gothique), Jean-Michel Alberola avec Charles Marq -Atelier Simon (transept roman), Pierre Defert et Dominique Duchemin (déambulatoire). Il fallut plus de 30 ans, de 1976 à 2009, pour le finaliser.

Crédit photos: A. Morin-DRAC de Bourgogne



Roger Martin BTP
Article classé dans : Evasion

Mots-clés : Bourgogne, Nièvre, Nevers, patrimoine, vitraux, commande publique, cathédrale

Découvrez également les articles associés :

Les Fonctionnaires, épisode du tome 5 :  on est pas le chef pour rienLes Fonctionnaires, épisode du tome 5 : on est pas le chef pour rien
La fromagerie Schertenleib, dernière entreprise familiale productrice de fromage de LangresLa fromagerie Schertenleib, dernière entreprise familiale productrice de fromage de Langres
Plus grande ville fortifiée d'Europe, Langres vante sa Renaissance jusqu'à l'automnePlus grande ville fortifiée d'Europe, Langres vante sa Renaissance jusqu'à l'automne
Le Crémant de Bourgogne fait mousser sa montée en gamme avec une grande dégustation le 10 mars à DijonLe Crémant de Bourgogne fait mousser sa montée en gamme avec une grande dégustation le 10 mars à Dijon

Commentez !


Combien font "8 plus 1" ?

Envoyer votre commentaire